CHAPITRE IV
I. Projets antérieurs do Bonaparte ; leurs perfectionnements successifs. — II. Plan délinitif proposé au Directoire. — III. Personne autre que Bonaparte n'en est l'auteur. — IV. Instructions du Directoire. — V. Mérites du plan de Bonaparte. — VI. Comparaison avec les campug-nes du maréchal de Maillcbois. — VII. Inconvéuients d(^ la marclie sur Voltri ordonnée par le général Schérer. — VIII. Parti que sait tirer Bonaparte de cette faute. — IX. Le quartier général transpoité de iNice ;>, Albenga: préparatifs sur les divers points de passage des Apennins. — X. Entrevue de Beaulieu et de Colli. — XI. Deu\ plans du général Colli. — XII. Beaulieu impose le sien. — XIH. Escai'mouclies sur le front de l'armée sarde. — XIV. L'émigré Moulin. — XV. lleconnaissances offensives des Français. — XVI. Concentration autrichienne à la Bocchctta contre Voltri. — XVII. Attitude du Sénat de Gènes. — XVUl. Nelson et la Hotte anglaise. — XIX. Critique du plan de Beaulieu par Napoléon.
Bonaparte n'avait guèfe à s'embarrasser pour établir un plan de campagne. Des plans, il en avait conçu, rédigé, prôné, par douzaines, devant les généraux en chef, les représentants en mission, ou le Comité de Salut public ! Un tel homme ne pouvait point être pris au dépourvu, et, cela moins que jamais, dés qu'il s'agissait de cet échiquier d'Italie, objet de ses constantes études depuis trois années. Ne connaissait-il pas l'Apennin « comme sa poche' »? Son esprit fertile, toujours en éveil, toujours actif, lui avait suggéré, à maintes reprises, de multiples combinaisons où la même idée maîtresse se retrouve toujours sous des variantes de détail.
Continuellement penché sur les cartes du Piémont, y étudiant les campagnes précédentes, ou parcourant au trot de son petit