‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 178 sur 622 · Arcli. G., à la dato du 30 mars 179G · texte numérisé non relu

Arcli. G., à la dato du 30 mars 179G

2. C'est lo mouvement auquel fait allusion le ?«' Tîoguet (p. 219), mais il le confond avec renvoi même de la brigade Pijon. Le g»' Piiielli (t. h', p. Cil et 612), mcutionnp, aussi renvoi, le 4 avril, à Oneille, d'un renfort sur Voltri.

3 D'api'és les états de situation du 9 avril 1196, les 'l'i- et 51» avaient à elles deux un effectif de 6,287 h. (voir note 4, p. 2(1). ïlais il convient de rem,ir((iier qu'au début la .t)l« n'avait que 2 de ses bataillons et ses comi)aguies de grenadiers. I,es notes du capit"» Rattier, du l" voltigeurs dé la garde, alors scrgont-ma joi- a. la îjl» {Revue rélrospective, du i" avril 1894), disent même qu'on n'aurait d'abord ))orté sur Voltri que la 7Ei« ; puis le 3 avril, les !«'■ et 2'^ bataillons de la ^1» auiaient été diriirés de Savone sur Voltri. D'autre part le manuscrit du com"' Martinel (Arcli.G.), évalue le détachement de Voltri à 4,o00 h. C'est également le cliid're incliciué i)ar le g»' Cervoni, en 1805 , dans sa réponse au questionnaire du g"i Sanson, directeur du Dépôt de la Guerre, et (|ue Maitinel a ado|ité. On lira plus loin (]ue le l'^'' bataillon de la .')1« eut à couvrir la retraite de Cervoni ; c'est le cor[is dont Bonaparte, à Oneille, prescrivit l'envoi comme renfort, le 4 avril. La présence de toute la .'il' à Voltri avec la 75» est donc certaine. 11 n'est pas douteux dés lors que, di'faliation faite des absents et des non-valeurs, la brigade Pijon, devenue Cervoni, comptât un elfectif de plus de i),000 h.

JLa Harpe, s'explique cependant amplement. Si celte troupe n'avait plus à jouer le rôle menaçant vis-à-vis de Gênes que lui avait dévolu Schérer, parordre deSaliceti, son but, transformé par Bonaparte, consistait à donner le change à Beaulieu sur les véritables intentions du général français. Ne pouvant plus empêcher une faute, Bonaparte avait su en tirer un excellent parti, et la marche sur Voltri, qui avait eu le grand tort de mettre Beaulieu sur ses gardes, lui servit à retenir l'attention du général autrichien sur le point le plus éloigné de celui où il méditait de diriger ses premiers coups. Au lieu de renoncer à un mouvement qui avait si complètement, bien qu'involontairement, trompé Beaulieu, il l'accentuait, il l'exagérait, en répandant habilement le bruit, il le criait môme sur les toits pour mieux abuser l'ennemi, convaincu que le soutien qu'il envoyait à Varazze suffirait à contenir l'ennemi jusqu'à l'exécution de ses projets définitifs. C'est ce qu'il résumait dans sa dépêche à Masséna ', toujours * enclin à évacuer Voltri, lorsqu'il lui conseillait d'ouvrir l'œil du côté de Montenotte, et quand même vers Voltri, et qu'il écrivait: <i Surveillance et jactance; c'estle cas ! »

Désormais, le plan de campagne de Bonaparte est arrêté dans ses grandes lignes comme dans ses détails; il va se dérouler, tel qu'il fut conçu. Il renonce à pénétrer par la vallée du Tanaro, comme il semble en avoir eu primitivement l'intention, et se hâte d'en prévenir Sérurier qui l'attendait-, se bornant à porter la brigade Rusca en renfort contre les reconnaissances piémontaises. Son point de passage est définitivement choisi, c'est au pied du mont San Giacomo, làoù les Alpes finissent, oùles Apennins commencent. Là, il a derrière lui, tout à portée, « Savon e, port de mer et place forte », qui se trouve «placée pour servir de dépôt et de point d'appui* ». « Decette villeàlaMadonna, ily aSmilles; une chaussée ferrée y conduisait; et de la Madonna à Carcare, il y a B milles qu'on peut rendre praticables à l'artillerie en peu de jours. A Carcare, on trouve des chemins pour les voilures qui conduisent dans l'intérieur du Piémont et du Montfcrrat; ce point était le seul par où Ton pût entrer entrer en Italie sans trouver de montagnes *. »

d. Cette dépèclie n'est reproduite que dans Touvraïe du g»' Pinelli ; t. I", p. 612,

2. Uoiiaiiarto à Serrurier, d'AUjensa, 9 avril 1796 (Ârch. G.).

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