‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 18 sur 622 · G"' Berthier à g»' Augcrcau (Arch. G · texte numérisé non relu

G"' Berthier à g»' Augcrcau (Arch. G

8. Landrieux au g"' Lacuée du 17 avril 1796 (Arch. G.). — Voir les Mémoires de !'adj> g»' Landrieux, publiés par M. Léonce Grasilier, et le Carnet de La Sabretache (n" 6, 7, 9, H, 12 et 13, de juin 1893 à janvier 1894), où M. le g»' Vanson, si orudit en tout ce qui concerne l'armée, a publié des notes très intéressantes sur le 13i hussards.

gent, OU point de soldats ! Leur général, Augereau, se rendit à leur camp et prescrivit aux officiers de faire rentrer leur troupe dans l'ordre. Ceux-ci n'en firent rien. Augereau les fit désarmer et emprisonner, et faisant avancer deux compagnies de grenadiers, il prévint qu'il ferait fusiller le premier qui pousserait des cris séditieux. Personne ne bougea plus et l'opération de l'amalgame s'acheva en silence*. Enfin, la veille de l'entrée de Bonaparte à Nice, le 3« bataillon de la îâOO" « s'est mutiné; il n'a pas voulu partir, sous prétexte qu'il n'avait ni souliers ni argent*». Le capitaine Duvernay était parmi les meneurs ; cet officier fut arrôté. Les grenadiers, ainsi que les capitaines Soumet et Husson et le lieutenant Jourdan, considérés comme les « promoteurs de l'insurrection » et les auteurs du désordre, furent traduits comme eux devant un conseil militaire; les autres grenadiers du bataillon distribués, cinq par cinq, dans les bataillons de l'armée. Quant aux officiers et aux sous-officiers qui n'avaient rien tenté pour empêcher ou réprimer la sédition, ils furent licenciés et renvoyés; les simples soldats versés dans la 83« demi-brigade. Ces exemplaires mesures furent mises à l'ordre de l'armée ^.

Malgré cette sévérité, toute nouvelle pour les soldats, la discipline ne s'améliora pas rapidement et l'on verra longtemps encore éclater parmi les hommes, sinon la révolte, du moins l'insubordination et un penchant au pillage vraiment sans limites. Même après les belles victoires en Piémont, « il faut souvent fusiller, car il est des hommes intraitables qui ne peuvent pas se commander * » et la dévastation conlinuait.

Si tout au moins ces troupes peu nombreuses, d'aspect pitoyable et d'esprit si peu docile, avaient eu, ce qui est capital pour le soldat, des armes en nombre suffisant et des munitions abondantes; mais la pénurie était aussi extrême pour l'armement que pour les vêtements et les vivres.

Toute l'infanterie était armée du fusil modèle de 1777, fusil à pierre, avec baïonnette à douille ^ qui portait juste jusqu'à

1. G'' Augereau, au représentant Saliceti, 22 mars 1196 (Arch. G.).

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