‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 19 sur 622 · Bonaparte au g»' Bertliicr, 29 mars 1196 (Arch. G · texte numérisé non relu

Bonaparte au g»' Bertliicr, 29 mars 1196 (Arch. G

4. Bonaparte à C.irnot, 9 mal 1796. Ordre du jour du 11 juin 1796, Milan (Arcli. G.).

5. Le fusil modèle 1777 dit « fusil de munition », avait été substitué au fusil modèle de 171o; transformé en 1802, il fit toutes les guerres de l'Empire et dura en somme jusqu'en 1845. C'était une arme à percussion, à ;\me lisse, d'une longueur totale de l.ïo à 165 centimètres (le canon était long de 120 à 130 centimètres) d'un calibre de 17 à 18 millimètres. Ce fusil pesait 5 kilos en moyenne; la charge était de 10 grammes de poudre, la balle pesait 30 grammes. La portée extrême ne dépassait pas 300 mètres, et encore, à 200 pas, la moitié dos coups se perdaient-ils. La balle traversait 5 à 6 centimètres d'un i>lanche de chêne, 10 à 12 centimètres d'une planche de sapin; à 240 mètres la force de pénétration était diminuée de moitié.

La charge exigeait quinze secondes, les hommes exercés pouvaient l'exécuter en

240 m. atteignait encore a GÛO m. ; mais long à charger, lourd à porter. Si les amorces étaient mouillées, la pierre que frappait la platine avait beau faire jaillir l'élinccUe, l'amorce ne s'enflammait plus.

Ces inconvénients ne pouvaient être sensibles à cette époque, et malgré la lourdeur de la charge et les imperfections du tir, le soldat ne se fût pas plaint de son arme s'il y en avait eu pour tous les bras. Il était loin d'en être ainsi; Berthier, en venant de Paris alarmée, avait eu beau presser les arsenaux qui se trouvaient sur sa route, d'activer les commandes faites depuis le 9 février* ; il fallut attendre jusqu'au 20 mai pour que le Directoire pût envoyer de Valence 9,500 fusils*. Pour obvier en partie à ce manque d'armes, on avait armé les volontaires qui en étaient dépourvus avec les fusils délivrés d'abord aux sapeurs et qu'on leur retira'. Mais ce n'était qu'un palliatif insuffisant et passager.

La cavalerie était composée d'hommes d'élite connaissant le métier, plus disciplinés que l'infanterie, mais les régiments étaient très faibles et mal montés*. On ne comptait que quelquea escadrons étiques^, errants sur le Var, laDurance ouïe Rhône. Le 22'' chasseurs, remonté avec 200 chevaux de la Camargue, petits, ferrés des deux pieds de devant seulement, mais résistants à toutes les misères, était peut-être ce qu'il y avait de mieux ".

L'artillerie comptait « plus de canonniers que de véritables artilleurs ' ». L'artillerie légère était traînée partie par chevaux, partie par mulets •'*. Le directeur de l'arlillerie au ministère de la Guerre, le général Milet de Mureau, apportait, soit routine, soit mauvais vouloir, toutes les entraves possibles à la réorganisation de cette arme et Bonaparte dut en porter plainte": « Vous verrez, disait-il, s'il y a quelque chose de plus bête ou de plus mal intentionné». En vain Bonaparte réclama. Milet de Mureau se fâchait, opposait contre-ordres sur contreordres et faisait rétrogadcr le jeune chef de bataillon Muiron, « connaissant le pays » sur lequel Bonaparte comptait. • Carnot avait accordé une compagnie d'artillerie légère ; on arrêta celle-ci

douze et mi^me dix secondes, mais on tirait au plus cinq coups par minute et sans viser {La tactique du feu de l'infanterie depuis 179'}. par le capitaine Reinhold Gùnlher, dans la Revue militaire Suisse de septembre 1897).

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