‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 180 sur 622 · Ordre du jour, du 3 avril 1796 (Arch. G · texte numérisé non relu

Ordre du jour, du 3 avril 1796 (Arch. G

3. INon pas le 3, comme rindi(iue A. M. Perrot : lUnc'raire général de Napoléon. - 4. Bonaparte à Bcrtliier et ordre, du 4 avril 1796 (Arcli. G.),

o. Bonaparte à Bertliier, d'Albenga, 5 avril 1796 (Arcli. G.). G. Bonaparte à Bertliier, d'Albenga, 5 et 7 avril 1796 (Arch. G.).

appuyer davantage vers TEst', se bornant à dépêcher Provcra vers Millcsimo, et guettant, groupé aux alentours de Mondovi, l'occasion d'intervenir contre le flanc ga iche desFrançais. Sérurier ne l'attaquera pas, de peur de donner l'éveil ou de se faire battre isolément, mais il menacera, et cette feinte suffira. Sûr désormais que Colli ne quittera point Ceva pour donner la main à l'aile droite de Beaulieu* et que s'il attaque de concert" avec Beaulieu — il devait le faire le 14 avril, — ses mouvements, pour être stratégiquement combinés, ne seront pas tactiquement liés avec ceux des Aulricbiens, Bonaparle se fait fort de venir à bout successivement des uns et des autres et n'interrompt plus l'exécution de SCS desseins.

Tandis qu'il se met en marche vers le théâtre de la guerre, son aide de camp de confiance, le colonel d'artillerie Marmont, part * visiter successivement les différentes divisions et rejoint faire son rapport au général, à Savone. Le 5 avril, Bonaparte arrive à Albenga* avec les divers services du quartier général, après huit jours à peine de préparation à Nice et d'essais de réorganisation de l'armée. Il pourvoit sans cesse à tout et décide, qu'à compter du H avril, les troupes recevront alternativement un jour de la viande fraîche, un autre des légumes, le troisième jour de la viande salée, en attendant le moment prochain oùla viande fraîche pourraôtrc distribuée tous les jours. Le foin et l'avoine sont aussi accordés à la cavalerie et à l'artillerie *. Quelle aubaine pour ses soldats faméliques, si accoutumés à marcher le ventre vide I

Il s'accorde encore cinq jours, mais cinq jours seulement, pour opérer sa concentration autour de Savone et régler la marche de ses colonnes. Ses préparatifs sont incomplètement terminés, mais la marche sur Voltri l'oblige à ne pas attendre plus longtemps, sous peine d'être attaqué, au lieu d'être agresseur. Il fixe donc au 10 avril la date fatidique où commencera la campagne.

C'est également la date qu'a choisie Beaulieu accouru de ses cantonnements et tout surpris de ne pas voir le mouvement sur Voltri se poursuivre et venir échouer contre ses masses. Mais au

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