Ibidem
ii. C' Kiistow, p. 51.
G. La Corse avait été remise aux Anglais, le 21 mai 1794, à la suite d'une capitula'iou conclue cutie l'amiral anglais Hood d'une part, et Etienne Monti, président du
les Anglais pouvaient aisément et impunément accomplir d'utiles démonstrations. Leur flotte, que commandait l'amiral Jerwis, qui avait succédé à lord Hotham, et où servait Nelson, n'attendait pour agir que l'ordre du chevalier Gilbert Elliot, gouverneur de la Corse pour l'Angleterre, ou le signal même de Beaulieu ".
Ce n'était pas tout que d'avoir constitué ces deux groupes imposants au lieu du cordon de sentinelles qui avait si mal intercepté jusqu'alors l'entrée du Piémont. L'essentiel était de les faire agir avec ensemble en temps opportun. Ce n'est pas par un simple échange de lettres qu'on pouvait décider une entente complète sur les innombrables points qui restaient à trancher. Une question capitale entre autres, celle de savoir si l'on attendrait ou si l'on devancerait l'attaque des Français, primait toutes les autres.
Dans le but de la résoudre et d'arrêter de concert les dispositions offensives et défensives qui devaient être réglées avec une si parfaite concordance, une nouvelle entrevue eut lieu à Alexandrie, le 29 mars, entre Beaulieu et Colli,à peu près le jour même où Bonaparte entrait à Nice et prenait les rènos du commandement.
Colli, repris d'espoir, plein d'entrain, convaincu qu'entre lui et Beaulieu il n'y aurait rivalité que d'émulation pour le service de leur maître commun, l'Empereur d'Autriche, arriva au rendezvous, nanti de deux plans qu'il avait préparés.
Colli, nous l'avons vu, était, en dépit des défaites qu'il essuya, un général habile, décidé, expérimenté. Il connaissait à fond le pays sur lequel il opérait depuis plus de trois années et dont il était d'ailleurs originaire. Il avait discerné, depuis longtemps, le génie naissant du jeune Bonaparte qu'il avait vu à l'œuvre eu 1794, et il avait prédit à son état-major qu'avec un chef aussi entreprenant, l'armée française allait assurément sortir de sa somnolente inaction. Les deux plans de Colli se ressentent de celte connaissance intime du terrain et de l'adversaire.
dt^partfment de la Corse, Jcan-B.iptiste Galeazziiii, maire de Bastia, et les adjudants iîénéraux Cliarles-FraïK-ois-Einniaiiuel Coutliaud et Jean-Baptiste P'rancesclii d'autre part. Sir Gilbert Elliot, d'aboiil lieutenant du roi d'Angleterre, devint ensuite \ice-roi de la Corse, avec un conseil d'État, où siéseait Paoli (Miot de Melito t l"-