‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 188 sur 622 · Voir Napoléon et Clausewifz · texte numérisé non relu

Voir Napoléon et Clausewifz

4. Clausi'witz. L'opinion de Clausowiti est entièrement favorable au plan de Colli, comme piOscutant le maximum de chances et le minimum de risques.

Beaulieu et CoUi ayant chacun leurs plans, et le second de ces généraux étant subordonné au premier, il n'était pas douteux que l'avis de Beaulieu l'emportât, et il est à peine besoin de dire que des trois plans examinés, le 29 mars, dansla conférence d'Alexandrie, ce fut le plus mauvais, celui de Beaulieu, qui prévalut. Colli n'eut qu'à replier les siens et à s'apprêter à concourir de son mieux au succès de celui qui avait été préféré.

Le commencement d'exécution en était fixé au 10 avril; c'était un laps de temps un pou court pour que Colli put se l'assimiler, s'en pénétrer et prendre avec maturité, usant de l'expérience qu'il avait des lieux, les dernières dispositions préparatoires que réclamait son accomplissement. Mais, on le voit, psychologiquement les alliés étaient déjà séparés ; il n'y avait plus qu'à consommer leur séparation matérielle, déjà fort compromise, et c'est à quoi s'employa Bonaparte.

Colli était d'ailleurs, à l'inverse d'Argenteau, un lieutenant trop discipliné pour tenir rigueur à Beaulieu du dédain que celui-ci avait manifesté pour ses plans, encore moins pour bouder, et il se mit incontinent à l'œuvre pour en assurer l'exécution.

Les troupes sardes n'avaient, au surplus, jamais perdu le contact avec l'ennemi et chaque jour de petites escarmouclies avaient lieu entre elles et les avant-postes français du général Busca. Quelques-uns de ces engagements prirent môme les proportions d'un combat.

Dans des reconnaissances que Colli avait chargé le chevalier de La Boque avec les chasseurs niçards et le baron Barret, successeur de Bonneaud à la tête du corps franc, de diriger sur le front de l'armée sarde, il y eut plusieurs rencontres sérieuses. Au début d'avril, vers Cosseria, les Sardes avaient fait deux cents prisonniers '.

Le 6 avril, vers Bagnasco et Murseco, le sergent Maui-ice Masséna^, plusieurs fois signalé au cours de la guerre, avait blessé

Page 1