G»' Pinelli, t. I", p
5. Lettre du g»i Rusca, du 13 août 180S, au g*' Sanson (Arch. G.).ll avait placé six pièces de 3.
6. Bonaparte à Bcrthier, d'Albenga, 5 avril ; au Directoire, 6 avril ; au Directoire, 8 avril (Arch. G.). 11 s'agissait du nommé Jean-Joseph Moulin, natif de La Palud (Vaucluse), déserteur du 3» bataillon des Bouclicsdu-Rhône, qu'il avait quitté depuis deux ans, au camp de Barlet, pour passer au service du roi de Sardaigne (Pétiet au Directoire, 20 juin 1796, Arch. Nation., carton AFlll, 147).
mentaire; en vain nienaçait-il d'appliquer au chef de bataillon Barthélémy le même traitement qu'à Moulin ', Bonaparte n'en voulait pas démordre et répondait fermement à CoUi « qu'aucun caractère ne peut rendre sacré » un « fils parricide », un de ces émigrés combattant leur patrie « qui déshonorent par leur présence, l'armée où ils servent = ». On eut beaucoup de peine à arracher Moulin de ses grifTes.Le Directoire dut intervenir pour le sauver.
Bonaparte, de son côté, faisait exécuter des reconnaissances devant ses lignes, et occupait, en avant de Garessio, l'importante position de La Solta. Le 11 avril, l'ennemi enlevait ce poste, mais le jour môme, il en était chassé '. Le 4 avril déjà, une petite colonne française marchant vers Cairo culbutait les avant-postes ennemis et ramenait quelques prisonniers '.Mais ce n'étaient laque tâtonnements préhminaires, fusillades sans portée, qui pronostiquaient l'explosion prochaine.
Quant à Beaulieu, une fois sa résolution prise, uniquement préoccupé de la présence à Voltri de ce qu'il pci'sistait à considérer comme ï'extrôme avant-garde française, il prescrivit de déployer, contre la brigade Gervoni, une quantité de forces telles que la petite troupe ne pouvait qu'être complètement cernée ou détruite. Dès le 31 mars, Beaulieu avait réuni 10 bataillons et 2
1. « Je suppose, général, que vous ignorez l'arrestation d'un de mes offieicrs parlementaires, appelé Moulin, retenu ces jours passés à Murseco, contre les lois de la guerre et (|u'il n'a point été rendu, quoiqu'il ait été réclamé aussitôt par le g»' comte Vitale.
" La qualité d'émigré n'a pas dû l'empêcher d'être considéré comme parlementaire et je le réclame de nouveau à ce titre. La courtoisie et la générosité que j ai toujours éprouvées de la part des généraux do votre nation, me font espérer que je ne fais pas cette demande en vain et je vous laisse entrevoir à regret que le sort des armes ayant fait tomber hier dans mes mains votre chef de brigade Barthélémy qui a ordonné 1 injuste arrestation de mon parlementaire, cet officier sera traité en conséquence du traitement qu'éprouvera M. Moulin.
>> Je souhaite très sincèrement que rien n'altère les procédés nobles et humains dont les deux nations ont usé jusqu'ici l'une envers l'autre. Signé : Goly [sic). (Lettre de Colli à Bonaparte, de Ceva, 7 avril, citée par le c' Krebs, t. II, p. 378, des pièces justilicatives.")