‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 191 sur 622 · Bonaparte à Colli, d'AIbenga, 8 avril 1796 (Arch. G · texte numérisé non relu

Bonaparte à Colli, d'AIbenga, 8 avril 1796 (Arch. G

3. Lettre du g»' Rusca au g»' Sanson, 13 aoiit 1803 (Arch. G.).

i. Bonaparte au Directoire, d'AIbenga, 6 et 8 avril 1796 (Arch. G.).

escadrons des brigades Pitlony, Sallich et Kerpen ' auprès de Pozzolo-Forniigaro, et, dans la nuit du 31 mars au 1'='^ avril, Tavanlgarde de cette troupe s'achemina jusqu'à Voltaggio, à 3 milles de Gênes. En outre, il fit occuper la ville de Gavi, sauf le fort, et celle de Novi, où il n'arriva lui-môme que le 7 avril - pour y fixer son quartier général.

Le 2 avril, Pitlony tenait le col môme de la Bocclietta, avec 4 bataillons, soutenus à courte distance par 6 bataillons et "2 escadrons \ Le 5 avril, Pittony groupait sons la main à La Bocchetta, 6 bataillons (900 h.), et poussait ses patrouilles sur Canipo-Marone et jusqu'à la lanterne de Gênes. Scbottcndor/l',avec 10 bataillons, occupait Adorno et jetait ses avant-postes jusqu'à Ovada et aux sources de l'Orba *.

Beaulieu aurait vivement désire compléter ces mesures en occupant la ville môme de Gênes et ses coureurs paraissaient déjà sous les murs de la cité. Il intrigua auprès du Sénat de la République pour l'amener à faire, comme de lui-môme, appel au concours des Autrichiens à la fois contre les Français et contre les turbulents du parti démocratique génois qui ne cessaient de « s'élever violemment contre le régime suranné des aristocrates '».

Il ne parvint pas à convaincre les pères conscrits de Gônes toujours ballottés entre la peur de l'Autriche et celle des Français, et nourrissant le désir d'échapper aux étreintes de l'un et aux exigences de l'autre. Les oligarques consentaient bien à aviser le généralissime autrichien de ce qu'ils pouvaient apprendre ou surprendre des plans du général français, tant étaient grandes leur peur des républicains génois et leur terreur des Français. Mais la crainte de renoncer aux avantages de la neutralité, et plus encore de voir tarir, par l'éloignement de l'armée française, la source des énormes bénéfices que sa présence faisait encaisser aux négociants génois, l'emporta dans leur esprit sur toute autre considération et, fidèles à leur système,

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