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ils demeurèrent sourds aux insinuations du généralissime impérial ' .
Peut-être aussi, mieux avisé et plus patriote que la cour de Turin, le Sénat de Gènes ne voulut-il pas s'abaisser à recourir pour sa défense à l'intervention étrangère, et concevait-il des Croates une peur égale à celle qu'il éprouvait vis-à-vis des républicains français et génois. Il se croyait, sans doute, en sécurité sous la protection des 1,300 paysans de la vallée de la Polcevera appelés dans Gènes et armés déjà depuis quelque temps. Les patriciens génois joignirent à cette force de nouvelles levées de paysans, armèrent leurs remparts, édictèrent que chaque citoyen était obligé au service. militaire, que tous les sujets de la République seraient distribués en régiments, à titre de réserve de la petite armée permanente qu'entretenait Gènes *. C'était, malgré tout, une faible barrière matérielle à opposer aux entreprises des deux adversaires qui rôdaient autour de ses murailles. L'attitude du Sénat en imposa néanmoins à Beaulieu qui, déçu, dut suspendre l'exécution de ses projets sur Gènes et reporter son espoir sur le concours des 10 ou li2 navires de la flotte anglaise.
L'escadre anglaise évoluait, depuis plusieurs mois, sur les côtes de la Rivicra, sous les ordres de l'amiral Jervvis, commandant la division légère, et sa présence, très pernicieuse pour les Français dont elle interceptait la marche par la route de la Corniche, paraissait aux stratèges autrichiens de nature à accorder un appui sérieux aux opérations de Beaulieu. Aussi, une partie du plan de ce général reposait-il sur la coopération des Anglais. Mais il fallait, pour ariiver à une action commune, en concerter avec précision les détails, et c'est dans ce but que Beaulieu voulut se rencontrer avec le commodore Nelson, principal lieutenant de l'amiral anglais ^ C'est à Vollri qu'il lui donna rendez-vous ;