‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 200 sur 622 · Cl Kustow, p · texte numérisé non relu

Cl Kustow, p

2. Formée, la veille, par le second amalgame, avec les 1'» et 32» légères de première formation et un bataillon d'infanterie légère sans numéro, îa 17» légère portait provisoirement le n» 1, avant l'attribution du n" 17 par le tirage au sort de mai 1796. Elle comprenait un effectif de 1,136 h., mais il est probable que le jour de Monte-Legino, cette demi-brigade, ne comptait pas dans ses rangs le bataillon d'infanterie légère sans numéro qui était alors en loute pour rejoindre. Ce bataillon étant de 212 11., il restait donc de présents : 417 h. provenant de l'ancienne 1''» légère et 307 h. provenant de la 32 >= légère ; soit 924 h. Ces deux deiiiicrs corps appartenaient avant l'amalgame, à la division La Hai'pe (brigades Pijon et Ménardj ; ils y restèrent après avoir fusionné (.\icli. G.).

3. « Destournis {sic), chef de la 17», sort de PiCinach-Suisse, petit, ligure ronde. » (Notes du g"' Dcsaix, Arch. G.)

sans conteste, lui a-t-il été ravi par son camarade Rampon qui eut l'aplomb d'informer directement le général Masséna des incidents de la lutte, sans oser cependant en revendiquer ouvertement le bénéfice. Il sut toutefois y gagner le grade de général qui revenait de droit à Fornésy, chef de la fraction la plus importante de la garnison, et plus ancien de services, sinon de grade, que celui qui en a gardé jusqu'à ce jour toute la gloire.

11 importe de rétablir la vérité, moins pourl'honnête et vaillant Fornésy, dépossédé de la récompense à laquelle il pouvait justement prétendre, que pour réparer devant l'histoire une des trop nombreuses injustices commises par les contemporains, injustices qui ne doivent pas trouver grâce devant l'impartiale postérité '.

Les 1,200 h. de troupe qui vinrent occuper les redoutes, en partie afin d'y recueillir la brigade Cervoni^, comprenaient trois bataillons de la 17° légère (alors l"') ; deux placés dans la plus grande des redoutes, le troisième réparti entre les autres retran-

1. Bien rares sont les historiens qui ont rendu justice à Fornésy ou seulement prononcé son nom. En première ligne il faut citer les Mémoires de Masséna, qui doivent faire autorité dans la maliéie, puisque rédigés par le g»' Koch sur les papiers du maréchal, ils ne sont que la reproduction des documents certains que celui-ci put recueillir en 179R, comme chef des deu:^ divisions d'avant-garde auxquelles appartenaient Fornésy et Kampon, et par conséquent le reflet de sa pensée. Dans le t. H, de ces Mémoires (p. 22 et 430), la vérité sur le rôle de Fornésy est rétahlie avec un luxe de détails et une surabondance de preuves entièrement convaincantes. Le g»' Tliiéliault (t. II, p. 41 à 40), affirme non seulement que c'est Fornésy, à pied (son clieval venant d'être blessé) qui délendit seul Monte-Legino, mais que c'est lui aussi qui fit prêter à SCS soldats le fameux serment et il s'appuie sur le dire de témoins oculaires. Il ajoute que Fornésy, " si brave, non moins modeste que désintéressé », ne voulut jamais, malgré les instances de Joubert, rien demander pour lui ou pour ses ofliciers. L'historien militaire piémontais, le g"' Pinelli (t. I"'', p. 610 et 620), rend lui aussi justice à Fornésy, qu'il appelle improprement << brigadier », et ramène le rôle de llanipon à ses véritables propoitions. Le c' Vial (t. l", p. 99), mentionne équitablement le nom de Fornésy, à côté de celui de U,inq)Oii. Le g»' Roguct(t. I«', p. 220 et 221 ), constate bien que la redoute était occupée par la M' légère et Fornésy, qu'il nomme d'.iilleurs Fourneri, mais il ne cite que l'.ainpon comme commandant et comme ayant fait jjrèter le serment de vaincre ou de mourir. Les autres écrivains, même Litta- Ciunii, passent Fornésy sous silence; Jomini, si bien informé, si équitable d'ordinaire (t. VlU, p. G9), ne [larle que deUamiion, sans prononcer le nom de Fornésy, son compatriote cependant, Suisse et du canton de Vaud, auquel il aurait dû se plaire à rendre justice, mais il n'a pas connu sans doute, au moment où il écrivait, les documents officiels. Son mutisme est imité par X.-B. Saiutine (p. 350) ; par Vicluires et Congué/es (t. V, p. 176), etc.

Le m^' .Marmont, alors aide de camp de Bonaparte, passe légèrement {Mémoires, t. 1"'. 11. 1S7), sur le combat de Monte-Legino, et ne parle que d'un bataillon de la 32", avec Rampon. M. le ca])it"* Piéron dans son livre Jm Si' demi-fjrif/ade (p. 70). suppose un n Journal » du com°' ÏSugues où il est dit faussement que Rampon était depuis 179.3, chef de la 21» ; il est très sobre de détails sur Monte-Legino, et omet de parler du serment. Le c' Krebs dans son bel ouvrage (t. II, p. 380) discute le fait et se prononce finalement en faveur de Rampon. Le cap"» J.-C. (p. 82), ne parle que de Rani]ion. mais sans exalter outre mesure son rôle.

2. La Harpe ne fit occuper Monte-Legino ([ue pour soutenir la retraite de Cervoni ; il n'y avait alors que quelques troupes à Ca di Ferre pour protéger le pays contre les incursions des Croates; le reste était à la Madonna ; La Harpe porta des forces à Monte-Legino et envoya même quelques hoi...iies à Montenotte Supérieur (^Récit du com"'Martinel, Arch. G.).

chements '. Ces bataillons étaient naturellement sous les ordres du chef de la demi-brigade, c'est-à-dire de Fornésy. Rampon, chef de brigade à la suite de la 32'^, était resté près du Santuario délia Madonna, à l'auberge du pont, avec le 2'^ bataillon de la 32<= demibrigade, posté au Palazzo Doria-.

Ce n'est qu'un peu plus tard, au bruit de la fusillade, que ce bataillon de la S^" accourut de la Madonna, sous la conduite de Rampon, et tomba en pleine bagarre *.

Il n'y avait donc au début, pour garnir les redoutes, que les bataillons de la 17« légère, dont une partie, en soutien, campait entre les deux premières redoutes *.

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