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5. Piécit du com»' Martinet (Arcli. G.). Les immenses magasins réunis à Savone eussent i été pris sans obstacle, ctTariuée coupée en deux tronçons et prise en flagrant délit de ' formation. '
11 demanda et obtint pourRampon le grade de général de brigade et fit décider que les noms des soldats qui avaient pris part à la défense de la redoute de Monte-Legino seraient transmis à chacun de leurs départements d'origine '.
Mais si l'on aperçoit sans peine les raisons pour lesquelles Conaparte s'empressa de l'aire « mousser » l'affaire ; de la vanter peut-être outre mesure ; on discerne moins facilement les mobiles auxquels il obéit en récompensant Rampon seul pour cet exploit méritoire, sans même mentionner le nom de Fornésy, celui-ci n'eût-il commandé qu'en second, dans le bulletin de la victoire.
Si, trompé par les rapports où Rampon faisait si habilement ressortir ses efforts et peignait « avec les plus fortes couleurs - », l'héroïsme de ses soldats, il crut à leur véracité, il ne dut pas larder à être, sinon désabusé, du moins pleinement édifié sur la part légitime de chacun dans ce fait d'armes par les rapports de La Harpe et surtout de Masséna, qui durent s'attacher à mettre en lumière le rôle de Fornésy, leur subordonné immédiat et le compatriote de La Harpe.
Il est donc difficile de deviner pourquoi Bonaparte, mieux renseigné, n'associa pas le nom de Fornésy à celui de Rampon, persistant dans un déni de justice que rien n'explique '.
Il paraît cependant équitable de reconnaître que si, usant d'un droit d'ancienneté contestable et abandonnant le poste spécial auquel il avait été attaché *, Rampon prit, au cours de la lutte, le
1. Note (le Bertliicr demandant les noms des défenseurs (Arcli. G., 17 avril 1796) Rampon rci}ut, en outre, une lettre du Directoire où on le félicite de sa défense de Monte-Lizimo {sic), et où il estappelé «intrépide militaire, amant de la liberté», etc.