Voir lettres a La Harpe et Masséna, ci-dessus (Arch. G
4. Wùc.il du com"' Martinel (Arch. G.). — « La Fabbrica » est une cassine appartenant à la maison de Seyssel. située à 100 mètres au nord de Cairo. D'après le c' Krcl)3 (p. 39-i, note 6) La Fabbrica serait dénommée Villa di Mari sur les caries moderiios, et la chapelle San-Francesco (qu'il appelle San-Giacomo) serait la Ca Vesma.
t). Ibidem.
6. Lettre du g-' Ph. -P.. Ménard, du 30 juil. 1805 (dossier 117-1-A. Arch. G.).
1. Piécit du com"' Martinel, où il est improprement question du 26 germinal (llj avril); il s'agit bien du 23 germinal (12 avril), puisqu'un peu plus loin, on relate que Bonaparte a passé la nuit à Carcare et vint accélérer le mouvement (c' Krebs, p. 388).
8. Comme toujours en pareille matière les éTaluations sont des plus dissemblables. Les cliilfres que nous indiquons sont puisés dans les auteurs les plus autorisés, tels que liiistow, p. 67, qui a consulté les sources autrichiennes; Jomini dit 2,400 h., le g-i Pinelli (p. 623), parle de 2,000 morts et 2,500 prisonniers, ce qui est évidemment exagéré, même en y comprenant les pertes devant Monte-Legino. Carlo Botta (p. 369), dit aussi 2,000 alliés tués ou blessés, et 3,000 prisonniers. Quant aux rapports français, Berthier indique une perte de 3 à 4,000 Autrichiens, dont plus de 2, .500 prisonniers, 1 culunel, 8 ou 10 ofliciers supérieurs et plusieurs drapeaux. (Registres 3 à 6 et L n» 2; Arch. G.). Bonaparte [Mémorial de Sainte-Hélène), parle de 4 drapeaux et de 5 canons ; sans compter les morts. Saliceti, plus modeste, dit 600 morts et 2,000 prisonniers (au Directoire, reiiistre G; Arch G.). Le g«i La Harpe, évalue également à « 600 morts au moins' » et 1,500 prisonniers (La Harpe à Bonaparte, 12 avril, 5 heures du soii' ; Arch. G.). Le g»' Pommereul adopte le chitlVc de 2,500 morts, dont 60 ofliciers, et 1.500 piisonniers (p. 5).
colonel'. Un drapeau, on l'a vu, avait été enlevé au régiment Archiduc -Antoine par un sergent de la 75^
Quant aux Fi-aiiçais, on a évalué leur perte seulement à une centaine d'hommes-, et elle n'a pas dû ôtre de beaucoup supérieure en raison de la brusquerie de leur attaque et du peu de consistance des troupes autrichiennes. Là, comme partout, s'était réalisé l'axiome de Bonaparte : « Affrontez la mort et vous l'éviterez ^ 1 1)
Tellefut la célèbre journée de Montenotte, action « insignifiante par elle-même * », à laquelle on a voulu donner les proportions d'une grande bataille et dont on a singulièrement entlé l'importance?. «Comme on voulait faire passer Bonaparte pour un Alexandre, peu s'en est fallu qu'on n'ait assimilé la bataille de Montenotte à celle d'Arbelles ou du Granique". » Ses divers épisodes offrent, à vrai dire, plutôt la physionomie d'un vif combat d'avant-postes ou d'une série d'escarmouches que celle d'une bataille rangée. L'absence du général en chef autrichien, bien que sa présence y fût affirmée avec une obstination peut-être sincère
1. D'après le rapport de d'Argentcau daté de Pareto, 14 avril, reproduit par le n" 31) du Carrière Milanese, portant la date du 2 mai, et inséré dans le rérit de îlartincl (Ardi. G.) ; le c' Adoriaii et le capit"» Hiliaszy, du régiment d'Allvinczy, les lieutenants Schulor et Vicccy, du régiment di; Stein, ; le capit"'= Kampi'muller, du régiment de Stein, et le lieutenant Labe du régiment Archiduc-Antoine, auraient été faits prisonniers ; ces deux derniers blessés.
2. La Harpe pour sa division ne compte que 4 à ÎJ tués, 8 ou 10 blessés ; mais d'autre part la 32' seule a 3 tués, 1 blessés ; la ol« 3 tués, S blessés ; la T.j» 8 tués, 13 blessés, 6 prisonniers ; la 17' légère IJi blessés, 4 prisonniers (Arch. G.). Hotta compte plus de 1,000 Franrais tués, beaucoup de i)lessés, très peu de prisonniers (p. 309). Bonaparte dit que notre perte ne dépassa pas 400 hommes (Uapporl au Ijirectoire, 14 avril; Arch. G.I.
3. Bonaparte s'atlaclia à célébrer le souvenir de Montenotte. Le nom en fut donnéi au département nouvellement créé dont Savone l'ut le chef-lieu. On frappa à Paris une médaille par Denon, ayant de face le liuste de Bonaparte par Gairard, au revers nue victoire ailée, tenant une épée de la main droite, une palme et une couronne de la gauche, volant au-dessus d'un globe terrestre où est tracée l'Italie avec le nom de Mdiite-Legiiio. Aj)pi;nii en retraça les scènes dans une série de bas-reliefs qui sont au Musée de Brera, à Milan.