‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 246 sur 622 · C Uiistow, p. "j · texte numérisé non relu

C Uiistow, p. "j

2 C'est le chillVe donné par le g"' Pinclli fp. 632) chiffre d'ailleurs identique à celui indifiué par le c' Piiistow (p. 71), lei|ucl dit eu bloc, 509 h., comprenant les ofDciers avec îes soldats. D'après les Arcli. de Vienne (notice biographique fournie sur le jr«i proveia, à l'appendice), les grenadiers piémontais n'auraient été (jne oOU ; M. le ci Krehs(p 3U0,note o), d'après la conférence du sous-lieut' Costa, n'en compte que 313. Nous inclinons plutôt pour les chitfres de Uiistowet Pinelli puisés dans les documents autrichiens et piémontais. Il paraît d'ailleurs probable que chaque compagnie de grenadiers entretenue soigneusement à l'elfectif normal ne devait pas compter loin de 100 h.; comme il y avait six compagnies, cela rend fort vraisemblable le chitfre de 569 adopté parles narrateurs piémontais et suisse cités plus haut. On lira sans doute avec intérêt les noms des ol'liciers de ces trois divisions de grenadiers que donne le g»' Pinelli (p. 632):

Régiment de Montferrat : capit"»' Albrione et Corte ; lieut"'" Càvassanti et Buona donna ; sous-lieut"'' Masino et Fava.

Uégiment de La Marina : capit"" Tibalde (Giovanni) etLomellini ; lieut»t' Tibalde (Carlo). Gianolio et Galalcri ; sous-lieut"^' ijirago, Cornaglia et Alberga.

Kégiinent de Suse : capit"» Calleri ; licut"" Néraud et Olignani ; sous-lieut»'* Arro et Bessano.

Le capit"" Certe (Roch-Joseph-Laurent-Hyacinthe), né à Turin, le 17 cet. 1761, devint adjudant-commandant en France, général en 1808, et mourut à Paris, le 29 août 1832. On l'aiipelait Courte de lionvoisiii ; c'était la traduction de son nom.

3. Les évaluations varient, comme toujours. Bonaparte, bien qu'il dise 1,500 dans son rapport au Directoire, dit dans ses Campar/nes d'Italie, 2,000 h., mais sou récit est confus, et mêle Dego avec Millesimo. Carlo Botta (t. I»', p. 370), dit 1,500 h. , c'est aussi le chillrc donné par Thiers et par le p. Piuma. Jomini ne se prononce point. M. le c' Krebs (p. 390), n'admet que 910 li., puisrju'il ne compte (voir plus haut, note 6), que 313 grenadiers et 597 Croates ou milices ; d'après les Arch. de Vienne (voir note 2, ci-dessus), en sus des 300 grenadiers, il faudrait ajouter 592 h. du corps franc de Gyulai, soit 892 li. ; enlin lîerlliicr dans un état de prisonniers du 14 avril (Arch. G.), compte 1,100 h. et 370 ofliciers, mais le c' Krebs pense qu'il y comprend les solilats du régiment de Belgiojoso luis sur un autre point. D'après le rapi)ort d'un déserteur piémontais (Arch. G.; 14 avril), il y aurait eu 1.600 h., dont 1,200 Croates. D'autre |iart, nous avons vu fixer à 500 h. l'elfectif du bataillon croate, ce qui, joint aux 550 h. environ du 3" bataillon de grenadiers, donne un total de 1,000 à 1,100 h., chillrc qui nous paraît le plus approximatif de la vérité.

Quant à la ((ucrelle ([ue Trolard (t. l", p. 41), fait à Thiers qu'il accuse d'erreur parce (|ue crlui-ci, trompé par le nom italien do Provera, parle de 1,500 Piémontais, ce reproche est fondé, mais Trolard commet à son tour une erreur en ne voyant comme Boita, comme Zevi (t. I»', p. 210!, ((ue des Autriihiens i)armi les défenseurs de Cosseria. Bonaparte le crut aussi dans son rapport. Zevi parle en efl'et de 1,728 h. du régiment de Belgiojoso et de Croates; la vérité est qu'il y eut des soldats des deux nationalités, mais des Croates et des PiiMuontais, et nullement des soldats du régiment de Belgiojoso, comme le croit Trolard d'après Zevi.

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