G»i Pinelli, p
4. On a pouitant accusé Aug^ercau d'inbumanité fCarlo Botta, p. 371), l'inculpant d'avoir refusé de l'eau aux blessés ennemis. Un Français, Trolard, p. 42, n'a pas craint de se faire l'écbo de Laudrieux et de répéter ces accusations de cruauté. Le c' Riistow, p. 77, rend au contraire, pleine justice a l'bumanité d'Augereau, et le g"' Pinelli, p. 630, proteste également, s'appuyant sur les éci-its d'un ofdcier piémontais, témoin oculaire du combat, contre les odieuses assertions que des fanatiques (acciecati) dirigèrent faussement contre Augereau. Il rend bommage aux sentiments de pitié des soldats français, aussi généreux après la victoire qu'enflammés pendant le combat. X.-B. Saintine accueille au contraire les accusations contre Augereau, « l'inexorable ».
5. C Kiistow, p. 77; Bonaparte au Directoire, 13 avril 96 (Arcb. G.); Jomini, p. 78.
redoute, qu'à la faveur des ténèbres, renneini ne se fasse jour l'épée à la main. Les deux partis passent ainsi la nuit sur cette éminence, à quelques pas l'un de l'autre, si près même que les soldats s'entendaient causer'.
La brigade Joubert qui a le plus souffert est envoyée, pour s'y reposer, sur les hauteurs de Biestro où elle se reliera avec la brigade Rusca et le général Dommartin, accouru de Monte-Freddo, la relève au blocus de Cosseria, de concert avec la A" légère, du général Ménard, devenue disponible par l'inaction de Colli*.
C'est sur le qui-vive que les adversaires passent la nuit : les Français prêtant aux Sardes le projet de se faire jour baïonnette au canon, et ceux-ci s'attendant à quelque assaut nocturne qui, dans la pénurie de cartouches où ils sont, et protégé par l'obscurité, aurait de grandes chances de succès. La nuit s'achève cependant sans incidents.
Dès l'aurore du 14 avril, à 6 heures du matin, Augereau qui veut en finir répond à la proposition que Provera lui a faite la veille, à 7 heures du soir, de' s'en aller et de « céder le poste en retirant ses troupes dans le pays ou lieu qu'on conviendrait* ». Augereau ne consent qu'aux honneurs de la guerre et à l'autol'isation pour les officiers de partir libres sur parole*.
Provera parlemente et discute. 11 n'est que trop fixé sur sa propre impuissance à prolonger la défense. Eau, vivres et munitions font à la fois défaut et cela depuis la veille. Mais il escompte encore l'arrivée de CoUi. Il sait que le régiment de Belgiojoso, si inutilement demeuré vers Paroklo, s'est avancé vers la ftochetta di Ccngio et Rocca Vignale et que les 7 à 800 h. qui le composent vont chercher à percer les lignes françaises pour le dégager ^ 11 sait aussi que des grenadiers sardes sont postés à Cengio et à Monte-Cercio. Comme il ne peut supposer que Colli se laisse intimider par les seules forces d'Augereau et les démonstrations de Sérurier, il pense qu'il ignore la situation réelle des défenseurs de Cosseria. Sur l'avis du capitaine Tibalde qui, depuis la mort de