‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 257 sur 622 · Cl Krebs, p · texte numérisé non relu

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MILLESIMO ET COSSERIÂ 279

Dol Cari'ctlo, a pris le commandement du 3" bataillon de grenadiers, ProveratcnLe d'informer Golli de sa fâcheuse position. Un caporal de grenadiers du régiment de Suse s'offre à risquer l'entreprise. Il s'habille avec l'uniforme d'un Français tué et part. On n'en eut plus jamais de nouvelles*. Provera n'en réclame pas moins dans une « dernière demande réitérée », le droit d'emmener sa troupe.

Cependant il est 7 heures 3/4; Augereau s'impatiente et pour la troisième fois, il somme la petite garnison de capituler. Cette fois. Une lui laisse qu'un quart d'heure pour se décider, sous peine d'être prise et traitée sans aucun égards II sent la partie gagnée et Cosseria sans secours possible. Le général Ménard, en effet, a contenu sans peine les velléités d'action de Belglojoso et des grenadiers de Varax. Ses tirailleurs inquiètent déjà Colli dans ses positions, et celui-ci se replie sous les murs de Ceva, toujours dans la même ignorance du sort de Beaulieu et d'Argenteau ^ Le colonel Bellegarde, avec le l^"" bataillon de grenadiers et deux bataillons de grenadiers royaux, reste en observation en avant de Montezemolo, tandis que Colli effectue paisiblement sa retraite, sans se soucier davantage de délivrer les héroïques grenadiers qu'il a voués à la défaite *,

Provera consulte le capitaine Tibalde et tous deux estiment avec raison qu'ils ont assez fait pour l'honneur des armes sardes et qu'il faut se résigner à subir les exigences du vainqueur. Ils réclament impérieusement les honneurs delà guerre et le droit pour les officiers et sous-officiers de s'en aller librement, sous condition de ne plus combattre contre la France, et insistent encore pour que la troupe vienne avec eux et pour recommander prisonniers et blessés ^

Il est 8 heures 1/4 du malin. Augereau cède en partie sur la question des sous-officiers et consent qu'un sergent de chaque compagnie, deux volontaires cadets de Montferrat, un ordon-

1. G"' Pinelli, p. 631. D'après le c' Uiistow, p. 77, cet Cmissaire aurait été un sergent de grenadiers qui aurait revêtu l'iiabit d'un prisonnier, mais il aurait été pris par les Français sans pouvoir accomplir sa mission.

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