G"' Piiielli, p
4. Certains récits l'appellent le Dego (Botta le nomme ainsi), ou même l'Ego, ou l'Aigo.
u. Récit de Bcntabole (Arcli. G.).
Aussi les Autrichiens n'y comptaient-ils que peu de sympathies, bien que les Français eussent, à leur tour, pillé et brûlé les archives communales et les fermes. Déjà, eu 1794, les habitants de Dego avaient pris le parti des Français, les informant de l'abandon du village par les troupes de Wallis et leur en ouvrant les portes.
Cette position, très forte naturellement, était encore accrue par des travaux de fortification, de terrassement, des retranchements, que, dès le 10 avril, l'ingénieur Clieresa avait fail élever en bâte. Ils n'étaient cependant qu'ébauchés le matin du 14 avril, et le plus important, une petite redoute en pierre sèche sur le bric Casan \ à droite de Maglianl, était même dépourvue de fossés^. Dix-huit pièces de canon garnissaient ces ouvrages improvisés ou s'abritaient derrière les maisons dominantes ; neuf sur les crêtes mêmes, neuf en dessous, vers Costa-Lupara et Vermenano. Sur le plateau de Maglianl, « encadré entre deux bultes», cinq redoutes appuyaient celle du bric Casan, située à douze cents pas au nord-est du pont de Dego ^. Dans un rayon de 100 mètres alentour, les bols et vignes qui tapissaient les pentes avaient été taillés. Les troupes austro-sardes étendaient leur droite vers Spiguo, jusqu'au bric Rosso, leur gauche jusqu'aux bries del Poggio et délia Sella, vers Gerini, occupant fortement Maglianl par leur centre. En avant de ces sommets, à Costa, au castello de Dego, sur un contrefort escarpé qui borde le torrent Grillaro, régnait une première ligne de défense dont les avantpostes occupaient les hameaux de Bormida, Dego, Vermenano, Costa-Lupara et le bric Santa-Lucia*. Le castello était défendu par 100 h. du corps franc de Gyulal ». Le régiment de la Marine était au bric Rosso et dans les retranchements de MagUanI ; le régiment de Montferrat dans le village même de Magllani, avec les Croates, dont un bataillon était dans le vallon de Lovl, au pitMÎ du bric Poggio, détachant un piquet au bric Marco, en avant do Costa».
Contre un tel ensemble de forces, Bonaparte comprend qu'il faut se décider à diriger une masse capable d'enfoncer et de déborder à la fois la ligne ennemie, et cela devenait possible avec
1. Oa l'appelle aussi Cassano, et Magliaiii s'orthographie parfois Majuiii, comme on il! prononce.
2. lîiicit de Beiitaliole (Arch. G.); c' Krclis, p. 396, note i.
3. Le récit (le Iiental)ole cl le c' Krcbs, (p. 3Ub, note 1, d'après les pièces 303 et 30o des Arch. de Breil), indi(iueiit la réi)artition détaillée de ces pièces, [loint i)af point. Pour les détails, il conviendrait de consulter l'excellente carte jointe au tome II (hi cl Ivrebs.