‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 274 sur 622 · Masséna, t. H, p · texte numérisé non relu

Masséna, t. H, p

6. Carlo Botta (p. 381) prétend qu'un général de cavalerie français aurait été tué d'un coup de feu parti d'une division ['.) autrichienne en retraite. Nous ignorons à quoi Botta fait allusion. D'après les Histori(|ues, la cavalerie aurait eu 1 officier et quelques cavaliers tués. C'est peut-être ce qui a donné naissance au bruit recueilli par Botta. Le récit de Bentabole parle également d'un oflicier supérieur et de plusieurs dragons tués par l'arrière-garde. .M.iis aucun nom n'est indi(|ui;.

7. Victoires et Conquêtes (p. 188) qui attribuent à son ardeur extrême le revers momentané du lendemain.

8. Bataille gagnée, le 14 avril 1544, lundi de P;\ques, par le lieutenant général de François 1", le jeune comte d'Enghion (François de Bourbon), Agé de vingt-quatre ans, à, laide des Gascons et des Suisses, sur le marquis del Guasto, à la tôte des Piémontais, Florentins, Espagnols et des lanstiuenets du baron Madruce. Cérisoles était la sœur cadette de Maiignan. Lire le récit détaillé dansl'ouvrage du g"' Hardy; Les batailles françaises, t. 1='', p. 253 à 263.

peu accoutumé à de tels succès, débordait-il d'enthousiasme et adressait-il au Directoire un rapport presque lyrique, où vantant « la sagesse des mesures, l'habileté à diriger, l'activité à se porter pendant l'action sur les points nécessaires », de Bonaparte, il ajoutait : « On va marcher encore en ce moment à l'ennemi... Si nous parvenons à le battre... jespère que l'Italie est à nous *. » Ce rêve était d'autant plus prématuré qu'à l'heure où l'énonçait Saliceti, il s'agissait de sauver ce qu'on avait conquis la veille à Dego.

Le fractionnement des colonnes, la chaleur du combat, l'ardeur de la poursuite avaient profondémentdésorganisé les divers corps. Chefs et soldats étaient en outre affamés et harassés de fatigue, après de si longues marches, sans manger, sans pain, dans un pays pauvre et montagneux, et après cette escalade sous le feu qui avait jeté la confusion dans les rangs. Enfin, « le défaut de régularité dans le service des vivres produisit beaucoup de maraudeurs * » impossibles à retenir dans le devoir. Les soldats, ceux du moins qui ne succombèrent pas au sommeil, se répandirent dans toutes les maisons, sans qu'on put les en empêcher, cherchant vivres et abri, pillant, buvant et s'y livrant à tous les excès. La surveillance, la répression étaient fort difficiles, et c'est injustement, à ce qu'il seml)le, qu'on a voulu faire retomber la responsabilité de ces désordres sur Meynier, « général faible et cloué à son bivouac par des rhumatismes ^ ». L'action des officiers était rendue à peu près nulle, tant les demi-brigades étaient éparses, mélangées, enchevêtrées l'une dans l'autre; les chefs épuisés n'aspiraient d'ailleurs eux-mêmes qu'au repos*. Chaque général opérait un peu isolément, pour son propre compte, sans se préoccuper du voisin. C'était un inconvénient inévitable en raison de la configuration du terrain, de la nécessité où l'on s'était vu de changer cbaque jour de direction depuis le début de la campagne, parfois dans la môme journée, et aussi par suite

d. Saliceti au Directoire, 13 avril (Arcli. G.). D'après ce rapport on aurait pris quarante pièces « socoius qui nous vient fort à propos », et (piinze drapeaux nu lieu de cinq.

2. Lettre du g-' La SalcOte, du 5 août 1803. (Dossier 117-1- A ; Arcli. G.).

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