‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 275 sur 622 · Masséna, p · texte numérisé non relu

Masséna, p

k. G«i Piuelli, p. C3G.

de la célérité des mouvements'. Il en résulta ceci, c'est qu'un général de division replia ses postes, sans que son collègue en fût instruit, ce qui amena la surprise tragique du lendemain matin -.

Bonaparte et Masséna avaient en vain cherché à rétahlir un peu d'ordre dans ce chaos. Rentré à Carcare, convaincu que rad'aire était terminée autour de Dego, et que les Autrichiens avaient été « assez étrillés ^ », pour qu'on les considérât hors de cause, Bonaparte, poursuivant l'exécution de son plan, après un conseil tenu à Cairo avec ses généraux, prescrivit à 10 heures du soir, à la division La Harpe de revenir sans désemparer sur Cairo et Saliceto d'où elle appuierait, aux premières heures du lendemain, à gauche, vers l'Ouest, afin d'y opérer sa jonction avec Augereau pour aller de concert tomber sur les Piémontais de CoUi. En les rejetant de Montezemolo, c'était les écarter définitivement de leurs alliés impériaux*. Le général Dommarlin, resté avec la 2o« (alors 84^^) à Santa-Giulia, participerait au mouvement sur Montezemolo, en passant par Bormida del Cengio. Toute l'artillerie et SO.OOO cartouches doivent s'acheminer, dés 5 heures du matin, vers Millesimo. La Harpe, précédé de troupes légères, devra partir avant 9 heures du matin. La division Meynier fut préposée au contraire à la garde de Dego, sous l'œil de Masséna, et le général La Salcéte prit le commandement particulier des troupes restées à Dego. De là, Masséna surveillera, « sans se compromettre », la route d'Acqui en y poussant des reconnaissances le plus loin possible ^.

Du côté autrichien, Argcnteau, soit qu'il ait eu des velléités d'accourir sur le champ de bataille et qu'ily ait fait une apparition; soit qu'il se fût obstinément enfermé dans son quartier général de Pareto, y entra, le soir, dans une violente fureur, lorsqu'on lui confirma la nouvelle de la défaite. Il se promenait dans sa chambre et criant « comme un homme ayant perdu la raison ^ ». Le lendemain, il partait précipitamment pour Acqui.

L'occasion était à jamais perdue et son intervention, à cette heure, ne pouvait plus en rien obvier au désastre.

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