Récit Bentabole (Arch G
4. 3 ou 4,000 11., d'après ses Mémoires, p. 36; g»' Pinolli, p. 638,
5. Masséna, p. 36. — « Après nous avoir un peu gourmandes », dit l'IIistoriquo de la 32«, et le g»' Roguet, p. 24.
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en avant font roployerles petits postes autrichiens de Vermenano, de Costa-Liipara, du bric Santa-Lucia ; ils franchissent même le pont, occupent le village de Bormida ; reprennent et remettent en batterie les pièces qui ont si efficacement battu le castello de Dego et Costa la veille, et peuvent ainsi riposter aussitôt au feu de Magliani '.
A ce moment débouchent les premiers échelons de la division La Harpe, la 51« demi-brigade (alors 99«), conduite par le général Causse. Bonaparte en personne survient de Carcare avec son escorte - presque au môme instant. Il amène derrière lui la brigade Victor ; la 18« (alors 69«) ; la 4« légère (alors 8°), qui était à Carretto ; 400 cavaliers de Stengel et des munitions ^ De tous côtés convergent les colonnes de renfort, et la situation deWukassovich, sans espoir de secours d'Argenteau et de Beaulieu, va devenir critique.
Entraîné par son ardeur, le général Causse, sans attendre l'arrivée de la brigade Cervoni, ni même toute sa propre brigade, franchit à gué la Bormida et se porte « imprudemment» sur la redoute de Casan *, que la brigade Victor, répandue en tirailleurs, menace et contient sur l'autre flanc ». Il a à peine 200 ou 300 h. « sous la main ; il se lance quand même en colonne serrée, au pas de charge, sur les collines et escalade la crête qui conduit à la redoute. Un feu terrible accueille sa troupe et renverse les premiers rangs; elle hésite. Le général Causse se jette en avant pour l'entraîner, il tombe frappé d'une balle à la hanche droite ; on l'emporte mourant du champ de bataille ' . « Dego est-il repris »,
1. Masséna, p. 36; g"' Pinelli, p. 638; c' niistow, p. 84; ci Krcbs ; p. 402.
2. D'après le c' Krebs (p. 402, note 1) cette escorte était la compagnie de guides attachée à cliaque général en chef. 11 nous semble que cette compagnie ne fut organisée que i)lus tard, après la surprise de Borghetto, le 30 mai. Il est plus probable que le 5« dragons ou le 2."j' chasseurs dont le c' Krebs constate la présence ce jour-là, ont fourni les cavaliers de cette escorte ; Pinelli (p. 639) dit 400 hussards.