‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 289 sur 622 · C Riistow, p. 83; g-i Pinclli, p · texte numérisé non relu

C Riistow, p. 83; g-i Pinclli, p

2. On avait perdu « trente lois moins de monde pour obtenir le succès de la veille », dit le g"' Iloguet, p. 232. Le c' Kreljs (p. 404, note 1), se fondant sur la pièce 302 des Arch. de lircil, estime qu'on perdit de part et d'autre 1,300 h.; il semble pourtant (|uc', ne fût-ce qu'en prisonniers, les Autrichiens perdirent plus que les Français qui peut-être, eux, comptèrent davantage d'hommes tués et blessés. D'après le c' Krcbs, (pii a récapitulé les pertes avec les divers Historiques, les Français accusent 021 h. tués ou blessés et 317 prisonniers, mais il comprend dans ce chitfre les pertes des deux journées. Nous avons vu, ci-dessus, p. 310, note 3, les pertes de la 51" demibrigade. La 32* fut encore plus éprouvée, elle eut 3 officiers tués : le capit"" Gazel, les sous-licnf Coqueret et Picot; 7 ofliciers blessés: le chef de brigade Dupuy, et les lient" Giniez, Villebrun, Joubert, Aubaud, Jérùme, Noberasco ; en outre, 16 ofliciers et 252 h. prisonniers, dont l'un, Vaucpiet, fut délivré; enfin, 30 h. tués et 109 blessés. Le g"' Iloguet (p. 232; donne pour la 32», 382 h., dont 33 morts, 106 blessés, le reste prisonnier.— La 4« légère a perdu 9 ofliciers et 100 h. tués ou blessés, dont le lieut' Gouget, tué. — La 17» légère avait le lieut' Michel Schilferdecker (né dans IcPalatinat), lue; le sous-lieut' Huguet, blessé, cl 4 officiers prisonniers (2 capit"", Cazaux, Togniaccini; 2 sous-lieut'", Houriet, Falingre) ; elle comptait, en outre, 11 h. tués, 54 blessés, 26 prisonniers. — La 7"j« a perdu dans les deux combats, 76 h. tués, 47 blessés, 8 piisonniers. — La 2'j» a le capit"* Frenct, tué. Bentabolc évalue à 300 le nondjre des morts, la plupart dans la redoute et dans un petit pré à l'est dei Pilotti. Carlo Botta (p. 381) donne un total de 800 h. Quant au g»' Pinelli (p. 641) il donne en bloc les pertes pour les trois journées de Millesimo, Cosseria et Dcgo. Il évalue la perte des Français à plus de 800 morts, et il y comprend '6 généraux; il n'y en eut que 2, Banel et Causse, les autres qu'il indi(|uc, Queuin, Rondeau et l)upuy, n'étaient qu'adjudants généraux ou chefs de Ijrigade;. en outre Dupuy ne fut pas tué, mais blessé seulement. Enfin, Pinelli oublie ou ignore la mort du clief de brigade lliondet; aux 800 morts, il ajoute un millier de blessés et 200 prisonniers. L'aide de camp de Masséna, son futur gendre et le futur maréchal de France, alors le capit»» Ileille avait eu un cheval tué sous lui; le lieut' La Harpe, fds du général, avait eu son cheval blessé. La 63«, ipii cependant ne figure pas sur les états de situation, aurait eu le capit"» Caries et le lieut' Mcifre, tués ; le capit»» Planticr, le lieut' Fabre, blessés.

Dans son rapport au Directoire du 15 avril (Arch. G.) sur le premier combat de Dego, Bonaiiarte i)orte à 2 ou 2,500 li. tués, dont 1 colonel aide de camp du roi de Sardaigne, la perte des ennemis, et évalue celle des Français à 400 h. tués ou blessés; il mentionne 22 canons et 15 draiieaux. Ce rapport doit d'ailleurs être daté inexactement du 13, car il y est question de la mort du cliet de brigade Bellet, de la 39" (future 4«j, qui ne fut "tué que le 16 avril devant les redoutes de Ceva.

dans Dego elles villages environnants. La rude leçon du malin fut méconnue, et malgré leur fatigue, les soldats se ruèrent de nouveau au pillage avec une véritable frénésie dévastatrice. On prétend même que d'indignes Français arracliC-rent aux officiers piémontais pi'isonniers leurs ornements militaires en or et en argent et qu'ils les maltraitèrent, tandis qu'on les conduisait à Cairo'.

Prenant trop à la lettre les promesses de la proclamation de Bonaparte^, les vainqueurs ne pensèrent qu'à faire main-basse sur tous les objets qui tentaient leur cupidité, bien que le nombre dût en être assez restreint dans ces pauvres villages, détruisant ou souillant tout ce qu'ils ne pouvaient emporter. L'église de Dego fut entièrement dévastée ; tout fut brisé sur les autels, et pour préserver l'édifice lui-même, il fallut y établir une ambulance'. Masséna logea dans la maison d'un M. Cassali. Le curé, cbez qui logea l'adjudant général Monnier, avait été volé, dépouillé à tel point qu'il ne lui restait pas un morceau de pain, et que Monnier dut lui en fournir. Des officiers supérieurs voulurent intervenir ; leurs soldats échauffés, d'autres officiers môme les insultèrent et les menacèrent*.

Il n'y eut pas d'ailleurs que les soldats pour commettre de telles déprédations; certains chefs ne craignirent pas de donner l'exemple. On vit notamment l'adjudant général Galeazzini, réintégré de la veille dans son grade, se porter un des premiers au pillage des chevaux de l'artillerie prise à l'ennemi et des mulets de bât, dételer lui-môme les pièces pour en voler les chevaux. Mis aux arrêts par La Harpe, il passa devant une commission militaire, et fut chassé de l'armée^.

Les troupes du moins avaient une excuse dans la faim, dans le dénuement où on les laissait. Les carabiniers de la 4« légère, par exemple, incorporés dans le bataillon d'élite de Rondeau, et qui avaient été détachés de leur demi-brigade depuis le 12 avril, n'avaient pas depuis lors reçu de vivres et cependant on les empêchait de rejoindre leur corps où ils auraient pu profiter des

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