‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 293 sur 622 · CGniliam, t. I", p · texte numérisé non relu

CGniliam, t. I", p

3. Mallet du P;in : Mémoires (édition Sayous), t. II, p. 230 ; en note d'une lettre au comte de Saiute-Aldegonde, datée du 24 avril ll'M ; détails conimuni(iués jiar Drake.

4. G"i Pinelli, p. 641; Carlo Botta, p. 376 et 382, — Le p. Piuma (p. 37) dit que c'est un conseil do guerre réuni à Milan qui lui retira son commandement. X-B. Saintine (p. 379) raconte qu'Argenteau fut arrêté, conduit à Vienne, où il passa en conseil de guerre. Protégé par la Cour impériale, il se retira dans une de ses terres. D'après Pinelli, c'est son oncle, le comte de Mercy-Argenteau qui aurait réussi à le sauver, « les courtisans n'ayant jamais tort ». Mallet du Pan (p. 230) dit qu'Argentcau fut transféré de Pavie à Vienne, et au lieu d'être jugé par un conseil de guerre, quelques mois après il était à la cour, orné d'ordres militaires et comlilé de faveurs.

D a|ires le manuscrit de Feiiini (cité par Trolard, t. I", p. 47), on aurait vu d'Argenteau passer sous Isonne escorte à Pavie le 20 avril, suivant la route de Milan. Trolard assure que le conseil de guerre se réunit ;ï Milan et pour tout cliàtiment priva Argcnteau d'un commandement dont Beaulieu l'avait déjà dépossédé. Il cite en outre l'extrait d'une lettre de Beaulieu au Conseil Aulique, lettre interceptée par les Français et publiée par le Moniteur du 17 juin 1796, lettre dont l'authenticité nous parait fort suspecte. Beaulieu s'y serait exprimé ainsi : • ... Je vous avais demandé un général et vous m'avez envoyé d'Aigentcau. Je sais qu'il est grand seigneur, et ([u'en récompense des arrêts que je lui ai infligés, on va le faire feld-maréclial de l'Empire. Je vous préviens que je n'ai plus que 20,000 h. et que les Français en ont 60,000 h.; que je fuirai demain, après-demain et toujouis, jusqu'en Sibérie, s'ils m'y poursuivent. Mon âge me donne le droit de tout dire. En un mot dépécliez-vous de faire la paix, :\ quelques conditions que ce soit... »

;i. Mallet du Pan : t. II, p. 230.

et puisque Drake lui avait représenté « le danger d'attaquer 35,000 Français avec une force au-dessous de 20,000 li. ' », ce n'était qu'un plus pressant motif de concerter et combiner étroitement tous ses mouvements avec CoUi et d'écouter les avis aussi sages qu'éclairés de ce camarade que le hasard avait placé sous ses ordres et que son entente du terrain et des hommes aurait dû faire considérer avec plus d'égards.

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