Bonaparte à La Haipc, lij avril 11% (Arcli. G
4. Les capit"»' Mène et Forestier (Fr-airçois-Louis) furent blessés; Forestier, devenu général de brigade, fut tué à la bataille do Briiriiie, le 29 jariv. ISl i. Le lieut' Besanzon (Daniel), né à Genève, fnt mortellement alteiirt d'un coup de feu dont il mourut quelques jours après (André Folliet, p. 69, i'M et 142). — La 29» légèi'e eut 3 h. tués, le sous-lieut> Pierre Martin et 20 blessés (Historiques; Arch. G.). Le lieut' Martin était de la Roclie-sur-Foron (Folliet,. ]>. 2:!G).
il. Bonaparte aurait voulu qu'Augereau attaquât Montezomolo, le 13, au plus tar-d le 14, et donnait ordre à la brigade Rusca de presser' l'ennemi le plus possible et de se resseriru' sur Augereau au fur et à mesure qu'il en ajjpi'oclieiait de façon à arriver compact; Sérririer devait concour-ir à Topér-ation. Il aurait voulu également (|ue Rusca fi'it à San-Giovarrni, « à la très petite pointe du jour » ; que Sérurier donnât « toute l'inquiétude possible » à Colli et il attendait pour attaquer que Rusca ei'rt occupé Murialdo. Un adjoint à l'état-major lui ajouta verbalement des explications. (Bonaparte à Meynier; à Rusca, 13 avril; Arch. G.) — C'est par erreur que dans la dépèciie à Meynier, il est question de passer « le Po » à Carcare; il faut lire la Bormida.
6, Bonai)arte à Rusca, de Cor-care, 13 avril (Arch. G.)
La division Sérurier n'avait pu accomplir qu'à demi les instructions du général en chef. Celui-ci aurait désiré que Sérurier jetât une colonne sur Geva au moment précis où lui-même se serait emparé de Montezemolo, et cela dès le 13 avril '. Mais la résistance de Provera à Cosseria, la présence de Colli en avant de Montezemolo, paralysèrent la marche en avant de Bonaparte qui ne put être aussi rapide qu'il comptait l'être. Fût-il arrivé d'ailleurs, au jour fixé, à Montezemolo, que Sérurier, qui ne reçut que le 13 au plus tôt l'ordre d'avancer sur Ceva*, ne pouvait y déhoucher que le lendemain.
Le 14 avril, en effet, la division Sérurier, qui comptait environ 6,o00 h. * s'éhranla de ses cantonnements. Sérurier laissa d"abord à Ormea et à Garessio les généraux Pelletier et Miollis avec chacun un millier d'hommes pour garder la ligne de retraite sur Oneille. Il porte le général Guieu *, avecla 69» (alors 19") sur les hauteurs de la rive gauche du Tanaro, tandis que le général Fiorella, avec les 39*= et 80" (alors AG^ et 56") descend la rive droite ^ La brigade Guieu, au moment où elle arrive au-dessus de Mursecco, aperçoit une menace d'attaque. Elle s'avance et ce simple mouvement offensif suffit pour que l'ennemi recule sur la chapelle San-Giacomo di Viola d'ahord, puis redescende dans la vallée de la Mongia sur Viola, Lisio et Scagnello, dont on s'empare, ainsi que de Pamparato et de Serra. Une partie se retire, en suivant
1. Bonaparte à SOruricr et à La Harpe, de Carcare, 13 avril; il lui prescrivait, ea outre du niouvement sur Ceva combiné avec l'attaque de Montezemolo qu'il annonçait pour le 13 même, d'aller couper par les hauteurs de Battifollo les communications de l'ennemi sur le Tanaro, et de se porter au pont de Nucetto pour donner la main à Aujjcreau, on même temps qu'il faisait suivre sur Bagnasco, le pain, l'eau-de-vic et les cartouches dont il pouvait disposer, en obtenant, de f^ré ou de force, des Génois, les mulets nécessaires (Arcli. G.).
2. Puisque cet ordre (voir la note précédente) était daté du 13, sans doute dans la matinée, avant la prise de Millesimo.
3. L'état de situation du 4 avril indique 11,006 h., dont 6,338 présents; celui du 9 avril, 9.448 h., celui du 10 avril, 8,498 h. pour la division Sérurier; mais d'une part toutes ces troupes n'avaient pas rejoint ; plusieurs corps étant en route de Toulon, de Nice ou de Breil ; d'autre part, on laissa environ 2,000 h. à Garessio et à Ormea (Arcli. G.).
4. Le nom de ce s^néral, même dans les pièces officielles, est presque toujours mal orthographié; on lit le plus souvent Guyoux, d'autres fois Guilleux.
5. Le c' Krebs (p. 403, note 2) compte à 'la brigade Guieu 3,216 h. ou 3,333 h., et un elfectif semblable à la brigade Fiorella; ce sont les chiffres fournis par l'état de situation du 10 avril, déduction faite des corps non arrivés.
un ravin, sur Batlifollo. Guieu poursuit sa marclie, enlève ce Tillage et y fait 42 prisonniers, dont 3 officiers '.
La brigade Fiorella accomplit sa marche sans obstacles sur l'autre rive, quand à peine parvenue à Ponte di Nucctto, une troupe de 500 Piémontais, ignorant la présence des Français, s'y présente inopinément-. Un vif engagement eut vite raison de ce détachement sarde qui dut se rendre prisonnier. Il ne s'échappa que quelques hommes pour porter à Colli l'annonce de l'irruption de Sérurier^ C'était l'arrière-garde de Vitale qui s'était ainsi rencontrée avec l'avafit-garde de Sérurier. Mais en raison de ces incidents, il était 6 heures du soir quand Sérurier put établir son quartier général à Bagnasco*, attendant au lendemain pour enlever la redoute de Terra Bianca, au-dessus de Nucetto.
Quant à la division Augereau, elle avait à peine prononcé son mouvement sur Montezemolo; Joubert se bornant dans cette journée du d4, à porter sa brigade d'Acqua-Fredda vers Rocca- Vignalo, tandis que la brigade Beyrand escarmouchait en avant de Millesimo ^
Joubei't avait reçu cependant les adjurations les plus pressantes de partir de Biestro, dès 7 heures 1/2 du matin, pour se porter entre Castelnovo et Montezemolo; Augereau, Dommartin, Beyrfind, avaient reçu des instructions identiques". Il fallait bien se rendre à l'évidence, cette « masure » de Cosseria avait rendu tout mouvement sérieux impossible pour la journée du 14 et l'attaque de Dego retint en outre les colonnes d'Augereau. Bonaparte ne désespérait pas toutefois d'occuper Montezemolo le 13, bien qu'il ne l'eût pu, ni le 13, ni le 14, comme il l'avait projeté, et, avertissant Joubert de la marche sur Dego, il lui écrivait: « Vous allez nous faire bien des reproches de ne vous avoir pas appelé, mais vous étiez trop sur la gauche. Demain, vous aurez l'avant-garde'.» Le lendemain, 15 avril, c'est l'irruption victorieuse de Wukassovich qui venait suspendre une fois de plus et reculer encore d'un jour l'exécution du plan de Bonaparte.
1. Sùrnricr à Bonaparte, 4 4 avril 1796 (Aroh. G.). 61 prisonniers, dont 1 licut'-c (Bona|)arte au Directoire, 16 avril; Arcli. G.). Historique de la 39" (Arcli. G.). — Le sous-lieut^ Lautier de la 69», avait été blessé au bras droit (Historique de la 69» ; Arcb. G.).
2. C'est sans doute le bataillon qui, après avoir défendu San-Giovanni diMurialdo, avec le g»'-major Vitale, s'est replié dans cette direction.
3. G"' PinoÙi, p. 642; c' Rustow, p. 93 ; Riistow place cet incident, à tort, dans la matinée du 16.