‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 32 sur 622 · Cl Uùslow, p · texte numérisé non relu

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7. Le duc d'Aoste, Victor-Emmanuel, second fils du roi Victor-Amédée et roi à son tour en 1802. — Le duc de Montferrat, Gliarles-Enimanuel-Ferdinand de Savoie- Carignan, né en 1770, mort en 1800, qui fut père du roi Charles-Albert.

S.'Ci Riistow, p. 33. — Bonaparte l'évalue à 40,000 h. d'infanterie et ,'i,000 h. de cavalerie (Bonaparte au Directoire, 6 avril 1796 (Arch. (;.). — G"' Pinelli, p. 28, dit le bataillon fort de 600 h., et p. 607 dit que Colli ne disposait eu somme que de 20,000 et o.OOO h. du corps Provera. — Le capit"" d'artillerie J. C. dans son étude Monlenotle et Cherasco [iv de mars 1897 du Journal des Sciences MiUlaires, p. 418) évalue à 4.'j,000 h. l'armée sarde, dont ly à 20,000 en face de Bonaparte.

9. G' Riisto^.•, p. 33 : capit" J.-C., p. 260, parle de 43 bataillons de 400 h . plus 35 compagnies indépendantes.

Don. s

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fort inférieure à celle des régimenls de l'armée permanente, et d'ailleurs on en prit les meilleurs éléments, comme on le fit pour les milices, afin de les verser dans les régiments actifs *.

Quant aux régiments étrangers, recrutés en majeure partie pai'mi les déserteurs autrichiens et les Suisses*^ il y avait fort peu de fonds à faii'e sur eux. Leur elfectif resta volontairement fort incomplet. Leurs chefs, payés d'après l'effectif nominal, préféraient un cffeclif réel moindre qui leur assurait un hénélice^

Il y avait aussi quelques corps d'émigrants français, mais on croira sans peine qu'ils avaient plus d'officiers que de soldats *.

Dans tous les régiments de l'armée sarde, le soldat était sohre, dur à la fatigue, hrave, discipliné =; toutefois, la perte de la Savoie en provoquant l'abandon de nombreux soldats de celte province, les meilleurs de l'armée, avait creusé dans les régiments des vides que ne comblaient que bien imparfaitement les habitants de Toulon chassés de leur ville, les émigrés, les déserteurs qu'on y avait incorporés. Les meilleurs de ces soldats, étaient, de l'aveu de tous, les Savoisiens. Si le contingent savoyard <!tait jusqu'alors resté, en majorité, et sauf exceptions, sous les drapeaux, il ne s'augmentait plus. L'exemple donné par l'immense majorité de leurs compatriotes qui s'étaient ralliés avec enthousiasme à la Révolution française et qu'ils allaient trouver en face d'eux aux avant-postes, n'avait pas été non plus sans influer sur la fermeté et la fidélité de ces vaillants soldats, « les savoyards ayant reconnu bientôt que les républicains n'étaient pas précisément des anthropophages"' ». Si « les soldats étaient braves, patients, disciplinés », par contre, les officiers semblaient parfois des « damoiseaux plus propres à parader ' ».

Quant aux Niçois, ils ne rendaient de service que par leur connaissance du pays ; on les vit d'ailleurs bientôt se transformer en Barbets, dont les sanglants exploits ne cessèrent que beaucoup plus tard; véritables brigands, en partie émigrés savoisiens

1. C Riistow, p. 35 ; g«' PincUi. p. 28, dit le régiment provincial fort de 1,500 h.

2. C Riistow, p. 3j. — Le régiment du Clirist était recruté dans le canton des Grisons Is"' Pinclii, p. 27).

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