‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 322 sur 622 · Récit du com"' Martinel (Arch. G · texte numérisé non relu

Récit du com"' Martinel (Arch. G

ricr', s'opère vors le pont de San-Michele oùDichat et ses grenadiers s'avancent pour le recueillir*. Sérurier, qui a longé les collines qui séparent la vallée de la Mongia de celle de la Cursaglia, s'est ainsi trouvé à l'abri du feu des batteries de San-Micbele et des Rocchini. Lorsqu'il est en vue, dans l'axe du pont, vers 10 heures du matin, il est accueilli, comme la brigade Fiorella, par le feu de la batterie de l'Aia del Gavallo unie aux autres, et par une vive mousqueterie des grenadiers de Dicliat. Le combat se prolonge ainsi jusque vers midi sans avantage marqué pour aucune des deux armées.

Pendant ce temps, la colonne de gauche avec le général Guieu ^ munie de deux canons, est descendue de BattifoUo et de Scagncllo sur Mombasiglio à 7 heures du matin ; elle a marché en trois fractions, par le bric dcUe Toselle, le bric délie Ciocche, San-Paolo et Ascheri contre les deux ponts de Torre. Elle a refoulé, de concert avec Sérurier, les troupes légères de Bellegarde, puis elle poursuit sa route sur le village de Torre, après avoir franchi le Gasotto.

La batterie du Buon-Gesu tire à bonne portée sur la colonne Guieu et y cause des pertes sensibles. En vain ses tirailleurs par leur feu de flanc cherchent à éteindre celui de la batterie, ils sont trop éloignés* pour que leurs balles portent et le combat reste aussi slationnairc de ce côté. Vers midi, Guieu comme Fiorella sont maîtrisés par les diverses batteries de San-Michele et ne peuvent réussir à forcer les ponts. Quelques fantassins qui ont tenté de passer à gué ont été roulés et emportés par les eaux rapides de la Cursaglia.

Déjà Sérurier se dépite et parle de renoncer aune entreprise aussi chanceuse •. Mais quelques tirailleurs du généi'al Guieu aperçoivent un groupe de soldats de Bellegarde qui, n'ayant pu gagner le pont de San-Michele avec le gros de leurs camarades, rejoignent pourtant l'autre rive en passant sur une passerelle de bois, dile des Goretti. Ge passage n'est ni détruit, ni gardé. Les soldats se risquent un par un, en courant; les tambours battant la charge". Ils franchissent sans pertes la Cursaglia, se groupent à l'abri des maisons, une fois sur l'autre rive, et font feu de flanc

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