‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 326 sur 622 · G>'Pinelli, p · texte numérisé non relu

G>'Pinelli, p

4. D'après certaines relations, c'est Bonaparte qui aurait donné l'ordre de cesser le combat, comme il aurait donné celui de forcer le pont. Le c' Krebs constate (p. 418, note 2) que Bonaparte n'était pas devant San-Michele le matin, et qu'il n'a pas eu le temps d'y arriver après l'avis reçu de Despinoy, si toutefois il l'a eu à temps, les Français n'étant restes que deux heures environ en possession du village. Il estime que Bonaparte devait être près d'Augereau, ou à Saliceto, et qu'il n'est arrivé à Lesegno qu'à minuit. Une autre relation mentionne d'ailleurs positivement que c'est Sérurier qui ordonna la retiaite (c' Krebs, p. 418, note 2.)

pied sur la rive gauche par une arrière-garde de quelques tirailleurs '. Le reste de cette brigade reprend ses positions du matin autour de Montangero et de Gandolfo; les brigades Fiorella et Pelletier se rallient auprès de Battaglie et de Gorte. Quant à l'artillerie qui n'a pas soutenu l'attaque de l'infanterie et n'a guère dépassé Lesegno, non plus que la cavalerie, elles retournent autour de ce village où, le soir, Bonaparte yient établir le quartier général.

Que faisait, pendant cette journée du 19 avril, sourd aux appels de Despinoy, le général Augereau qui devait enfoncer le centre de l'armée sarde? La vigoureuse contre-attaque de Colli, qui avait précipité la division Sérurier en bas des pentes de San-Michele, prouvait amplement qu'Augereau n'avait ni pris, ni môme attaqué le plateau de la Bicocca où ses mouvements eussent immobilisé les forces que Colli put porter au secours de sa droite. Sur le front delà division Augereau, le combat n'avait fait que traîner en une longue fusillade et elle n'avait pu, même doublée par Masséna, forcer l'obstacle du Tanaro.

Les brigades Joubert, Beyrand et Rusca, sous les ordres d'Augereau -, ont en effet tenté d'accomplir la mission qui leur était confiée ; mais malgré les exhortations de Bonaparte, qui vint en personne près d' Augereau, examiner l'obstacle qui paralysait sa droite *, elles ne purent y parvenir. Bien que la brigade Vitale qui leur était opposée ne comptât guère que moitié de leur propre effectif, celle-ci put pendant toute la journée contenir la division Augereau. Le lit du Tanaro roulant ses eaux abondantes et rapides constituait à lui seul un obstacle matériel difficile à éviter. Une batterie de cinq pièces postée près de la Madonna délia Rocca d'Arassi empêcha par son feu tous les essais de passage du fleuve que les Français tentèrent en avant de Castellino, et le feu de mousqueterie parti de la Madonna dclle Casette et de la rive gauche du Tanaro, les fit également souffrir. Furieux de ne pouvoir même aborder l'ennemi et de subir son feu sans le rendre, l'intrépide Joubert compta entraîner ses hommes par son auda-

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