‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 328 sur 622 · Historique du 5» dragons (Arcli. G · texte numérisé non relu

Historique du 5» dragons (Arcli. G

4. Plusieurs relations et divers Histori(iucs régimentaires placent le combat de San-!HiclieIe au 18 avril ; le récit du com"'^ Martinet le place même, par une erreur de transcription sans doute, au 23 avril (4 floréal). Il n'est pas douteux cependant, à la lecture des ordres de Bonaparte, qu'il eut effectivement lieu à la date du 19 avriin96 (30 germinal an IV).

b. Le g'' Pinelli (p. 6o6) accuse « 150 morts et plus de 200 blessés » ; le c' Riistow (p. 101), dit également 330 morts ou blessés. La compagnie de grenadiers Schreiber, sur 73 ou 73 li. qu'elle comptait au matin, n'en avait plus que 22. Un émigré français, Perrin d'Atliénas, capitaine aux Grenadiers-Royaux, qui s'était distingué, en 1794, au combat du col de Praya, avait été tué ; le soùs-lieut' Venanzone, des grenadiers de Nice, plus tard gouverneur de Gènes, avait été grièvement blessé.

6. Le récit du com»' Martinel indique 200 li. tués ou noyés, 200 autres blessés ou prisonniers. Bonaparte dans son rapport n'évalue la perte qu'à 150 h. dont 50 prisonniers. Le c' Krebs, (p. 418, note 4), ne compte que 250 h. liors de combat, mais il n'a pas relevé les cbiffres de toutes les demi-bi-igades engagées. La 11» légère qui ne prit part, avec Joubert, qu'à un combat de tirailleurs le long du Tanaro, eut cependant 2 officiers, leslieut" Gaurion et Aubert, tués ; 4ofliciers dont le cajjit"» Majou, blessés; elle eut en outre 72 b. tués ou blessés. La 22» légère, outre son chef Alliés, eut les capit"»' Gauche et Bagle, les lient'' Doriol et Carrier, le sous-lieut' Prestat, et 18 sous-officiers ou soldats, tués, blessés ou pris. La 39» (alors 46») qui n'était représentée que par ses sept compagnies de grenadiers, perdit à elle seule 210 h.;

Cet échec que, comme les précédents, Bonaparte sut habilement dissimuler au Directoire, dans ses rapports, créant une confusion voulue avec les péripéties de la bataille de Mondovl, était plus grave encore que celui subi devant les retranchements deCeva'. Il était d'abord l'indice de la solide résistance que l'armée piémonlaise était capable d'opposer, et dont un autre que Beaulieu n'eût pas manqué de profiter. En outre, il retardait de nouveau l'exécution du plan de Bonaparte qu'il était si nécessaire d'accomplir en très peu de jours. C'était une dernière occasion d'intervenir à propos quotTrait la fortune à Beaulieu ; il ne la connut pas. Mais le danger de ce fatal retard pour l'armée française s'accroissait surtout de ce que sa subsistance allait se trouver gravement compromise. Un séjour plus prolongé dans cette région peu fertile et mal pourvue ne pouvait qu'augmenter la propension au pillage qui venait de se manifester si tristement à Dego et à San-Michele. La pénurie de vivres avait dans les deux cas contribué à la défaite, en détruisant la discipline, en excusant presque, par des besoins réels et pressants, la dispersion des hommes après le combat, à la recherche d'aliments. « Le pillage était donc le seul moyen de vivre-», tant les magasins étaient loin, les routes mauvaises, les moyens de transport insuffisants, la marche des troupes précipitée. On verra quelles lamentables proportions il va prendre, sous l'aiguillon de la faim, à la vue d'une aisance depuis longtemps inconnue.

la Sy» (alors 5G«), qui avait passé le pont sous le feu, avait 2 sous-lieutenants et 22 h. lues, 30 II. blessés, 413 prisonniers; la 12» provisoire avait 9 h. tués, 16 blessés, 2.j prisonnieis ; le K» dragons perdit un maréchal-des-logis et un dragon; cela fait déjà uu total de 463 h. atteints. 1.0 sous-lieut' .lean Borier, de la 16« légère ; le capit"» Pierre Montrosier, de la 121', étaient également parmi les morts.

Les Français laissaient aux mains de l'ennemi « 80 à lOO prisonniers, dont un chef de bataillon et 7 olliciers ». Lettre du c' Costa à d'Hauteville, citée par Tliaon de Revcl, p. 341. Le c' Costa ajoute: •• Nous avons pris un drapeau et cassé bien des tètes. )) Nous n'avons pas connaissance d'un drapeau enlevé aux Français ; par contre, ce n'était pas un chef de bataillon, mais uu chef de brigade, Alliés, qui était fait prisonnier.

1. Son rapport au Directoire, daté de Lesegno, 22 avril, commence ainsi: J'ai à vous rendre compte de la prise de Ceva, du combat de Mondovi et de notre entrée d.uis cette place »... sans mentionner qu'il y eut un engagement distinct à San- Michele ; il avoue cependant la retraite de Sérurier, mais en exagérant la <c formidable » position de l'ennemi. Les erreurs de date pullulent dans ce rapport, comme pour y entretenir l'obscurité ; ainsi l'attaque sur San-Michele, d'après le rapport, aurait eu lieu le !"■ floréal, 20 avril, afin qu'on ne s'aperçût pas du long intervalle qui sépare ce combat de celui de Mondovi.

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