Bonaparte à Sérurier, 21 avril (Arcli. G
2. Le centre (les forces sardes, 2,063 il. (deux bataillons de grenadiers royaux, deux bataillons de Savoie, deux iKitaillons d'Oneille, un bataillon de Mondovi, deux bataillons de pionniers du com"' Flurnel) est à Vico. L'aile droite, 2,000 li. à peine (deux bataillons de cliasseiirs du c' Colli, chasseurs de Nice, trois bataillons de la lOpion légère, régiment d'Asti, régiment de Chablais, régiment de Belginjoso, bataillon de garnison autrichien et compagnies-franches de Gyulai) s'étend de Molline a lîuon-Gesu par les bries Pasquin, Fajet, Ballana, ou couvre les abords de Vico, près de la chapelle Saa-Giovanni et Mole. L'aile gauche, 1,300 h. environ (deux bataillons de grenadiers de Varax, deux bataillons de Dichat, deux bataillons de Chiusano, un b:italllou de La Tour), est avec deux obusicrs et quatre canons sur le Brichetto et aux alentours. Dans Mondovi même il y a deux bataillons de Stettler, un bataillon de Tortone ; on y place eu outre les deux bataillons du régiment des (jardes, soit de 12 à 1,300 h. Un régiment de cavalerie lelie le Brichetto à Mondovi (c' Krebs, page 422, notes 1, 2, 3 et 4). Uecit du com"' .Martinet (Arch. G.].
3. 1«' bataillon du !«' régiment de la Légion, 2« régiment de la Légion en entier et un bataillon du régiment de Casale commandé par le major Fea.
4. Li Gari, ainsi dénommé dans le récit du com"' Martine!, est la pointe sud du contrefort de Sauta-Croce sur la vallée de l'Ermeua, entre la Capella et l'Annanziata (c' Krebs, p. 421, note 2).
Sérurier, suitla crête, soulenue par le feu de deux petites pièces, et se dirige sur CostaetVico. Celle de Guieu descend au Santuario délia Madonna et suitla vallée du petit torrent Ermena; tournant ainsi l'autre face du bourg de Vico. Le désordre y est déjà à son comble, et l'arrivée des troupes de Givalero augmente encore l'encombrement causé par les différents corps qui s'y entassaient, surpris en flagrant délit de formation.
Colli en effet, bien que son mouvement de retraite se fût terminé sans encombre, et qu'à 7 heures du matin l'arrière-garde eût atteint Vico, n'avait pas encore, au moment où se produisit l'attaque des Français, « vers les 10 heures», disposé ses troupes de façon à recevoir le combat, ni pris de mesures pour l'éviter, s'il entendait ne pas l'accepter. Il est probable que « l'iiabitude de perdre du temps fit qu'on en perdit encore' », et que Colli se laissa surprendre avec ses troupes morcelées, et avec « sa ligne mal liée et manquant de solidité- ».
La position qu'il avait choisie était assez avantageuse, moins par l'appui que lui prêtait la citadelle de Mondovi, «mauvaise petite place =* », que parles obstacles naturels qu'elle présentait. Le point culminantde cette série de hauteurs, le Brichetto, presque au centi'e de la ligne, est une sorte d'esplanade assez large, à déclivités assez douces sur les deux flancs*. Le front en est couvert par le fossé naturel creusé par le ruisseau d'Otteria. Mais cette position avait besoin d'être perfectionnée par des retranchements. Elle est d'ailleurs susceptible d'être tournée sur la gauche où le cours de l'EUero, peu pi'of'ond, facile à traverser à gué, enjambé du reste par quatre ponts de pierre^ ne constitue pas un obstacle sérieux. La droite peut également être prise àrevers, en franchissant, sans grande difficulté, le lit de lErmena, ruisseau torrentueux dont les rephs entourent, au Sud et à l'Ouest, presque tout le massif montagneux de Vico à Mondovi. En dehors de ce double inconvénient, cette crête, quoique d'une pente assez faible, couverte de vignes et
1. Relation Costa de Beauregard (Areli.G.); relation du coin"' de Malausséna (Arcli. de Breil), citées par le c' Krebs, p. 422, note 5.