Trois à lireo-Mondovi, un à Carassone
de quelques bois, est facilement défendable en raison desaforme aiguë et présente de bons abris tant par la végétation que par les murs de quelques caséines qui la couvrent". Il est certain néanmoins que la place forte de Mondovi n'est point d'une importance majeure, puisqu'elle ne commande, ni routes, ni cours d'eau de premier ordre; puisqu'il est facile de la tourner ou de la masquer; et qu'elle est bonne tout au plus à servir de magasin, de dépôt, voire de base d'opérations.
Soit que Colli, comme il est vraisemblable, n'eût pas l'intention de s'y défendre plus longuement que ne l'exigeait l'évacuation des magasins de Mondovi et d'y hasarder une affaire générale^; soit qu'il ne se crût pas sur le point d'y être attaqué, soit enfin que la vivacité de l'attaque française ne lui en eût pas laissé le temps, il n'avait ébauché aucun terrassement, aucun retranchement. Seule, la hauteur du Brichetto, clef de la position, avait reçu quelque fortification, parce qu'on n'avait eu qu'à y réparer, le matin môme, un retranchement édifié en 1794, par d'Argenteau^.
Les troupes sardes s'étaient groupées presque au hasard, dans tout l'imprévu et le décousu d'une retraite exécutée à 1 lieue 1/2 à peine de l'ennemi, s'entassant ici, s'éparpillant là, le plus souvent dégarnissant trop la ligne aux points précisément les plus exposés. Sur cet étroit espace, à peine long de 3 kilomètres, les soldats piémontais, qu'ils aient été 13,000 h.* ou 9,000* ou 7,000 h. « ou môme seulement 4,000 h. " ne pouvaient que se gêner réciproquement et s'agiter dans la confusion.
A Vico particulièrement où se trouvent le général-major Vitale et le colonel Bellegarde, il n'y a pas loin de dix bataillons, les uns placés au sommet, dans le village, les autres dans les prés à la base des hauteurs.
Le général en chef Colli qui, le matin du 21, parcourt à cheval les lignes pour y haranguer les soldats et les exhorter à défendre ces positions dont il leur vante la solidité s, n'est pas sans s'apercevoir des vices de cette dislocation. A ce moment, les régiments