Récit du conv" Martinel (Arcli. G
3. « Con festevoli grida », avec des cris de fête (g»i Pinelli, p. 663).
4. <( Ils nous liront un accueil tout fraternel. » {Mémoires de Massénn, t. II, p. 43.) •5. « Nelle ungliie délia bordaglia « (g"' Pinelli, p. 6Ga). — Trolard (t. I". p. 53)
dit, d'après la Sloria délia cilla di Mondovi par Canavese Tomniaseo, et la Gazzella di Genova, du 28 avril 1796, que le prélat dut laisser une cassette renfermant 24,000 lii-e (20,000 fr-ancs) qui était déjà placée dans sa voiture. Comme il hésitait, ses ouailles en vinrent aux menaces et, pour éviter de tomber lui-même aux mains des Français, il s'exécuta et dispaïut rapidement dans les délilés de la montagne. Cette somme l'ut versée immédiatement dans la caisse de l'armée.
jugés comme tels '. La municipalité reçut ensuite avis, ou pour mieux dire, réquisilion d'avoir à fournir à la division Sérurier, restée autour de la ville, 8,000 rations de pain et 3,000 de biscuit; 8,000 rations de viande et 4,000 bouteilles de vin. En outre, 30,000 rations de biscuit devaient être envoyées à Lcsegno, et 1,500 rations de toute nature à La Bicocca aux troupes du général Joubcrt. Le lendemain, avant 10 heures, il lui fallut encore livrer 8,000 autres rations de pain, autant de viande, et encore 4,000 bouteilles de vin ^.
Les besoins de l'armée, la nécessité de rétablir la discipline et de supprimer le pillage en assurant des distributions régulières aux troupes, justifiaient, excusaient de telles exigences. Les excitations de la lutte, le désir de venger tant de camarades tombés pendant cette bataille de Mondovi, si accidentée, si singulière, auraient pu attirer sur le pays de pires catastrophes.
Si la perte des Piémontais s'élevait à 1,600 h., tant tués que blessés ou prisonniers *, sans compter la perte la plus cruelle de toutes, celle de l'héroïque Dichat*, sans compter les 11 drapeaux, les huit pièces de canon conquis sur eux au cours du combat ; la perte des Français, bien que de beaucoup inférieure, avait été considérable. Il n'es't pas exagéré de l'estimer après de 600 h. ; la plupart frappés devant le Brichetto ^
1. Bonariaite ;iu\ hal)itaiits de Mondovi, 21 avril 1796 (Arcli. G.).
2. Lioiiaiiarti^ à la municiiialité de Mondovi, 21 avril d"9G (Aroli. G.).
y. Lo ra|j|iuit de Bonaparte au Directoire l'évalue à 1,800 li., dont 1,300 prisonniers, 1 sénOial tué, 3 généraux cl 4 colonels prisonniers, plus véridif|ue en cela que le récit de Sainte-Hélène (pii place la bataille au 22 avril et paile de 3,000 li., dont d,303 i)ris'inniers, chiffre adopté i)ar Tliiers. Le !,'"' l'inelli (p. GCo) avoue SOO morts
et 800 pris liers sur 4,000 h. enira;;és ; le c' P.ustow (p. 100) dit 1,000 11.; le g«i
Joinini n'eslimj la [lerle (|u'a 1,000 li. Tous ces récits sont d'ailleurs d'accord sur le nondire des drapeauv et des canons flmit, dont deux obusiers), dont s'étaient emparés les Français. L'étal détaillé des prisonniers, dressé par Bertliier, le 23 avril, indi(pie 1,247 h. jnis à Mondovi sur les 'J,7'J1 li. pris depuis le début de la c.inipaifMc (Ar.di. G.).
4. Ce lils de la Savoie fut tué, scion toute vraiscinlilance, par une balle partie des rangs de la O'Je alors 19"), formée en majenie iiarlic do ses compatriotes savoisiens. Voir sur ce point l'étude si curieuse de M. César Duval, sénateur : La 19° deml-brif/ade à l'armée d'Ilulie, p. 7 et 26.
",. lionaparte, dans son rapport, n'évalue qu'à 200 h. les pertes françaises; le gai Pinelli !p. ()6;j) les i)orte a un niilliei' d'hommes; le c' lliistow (p. 106) en indiquant 600 11. tués ou blessés, est plus jirés de la vérité.
La ï'.'i' (alors 84«) (jui avait pris, avec iJommarlin, la redoute à la baïonnette, comptait le capit"» llousilié, tué; le capit°» Malvau et le lient' Belleville, blessés. — La 85' (alors .j6») qui, scindée entre les brigades Fiorella et Pelletier, avait attaqué le plateau « héi-issé d'artillerie », avait son chef, Gaspard Eberlé, atteint de trois blessures; 1 caiiitainc, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant, tués. —La 69» (alors 19')qui avait enlevé le Briclietto à la baïonnette, avait jierdu le capitaine des éclaireurs, Ilaymond, et le sous-lieut'Ladurée,tués;l('Scapit"" Antoine Pauly (ouPoli) et Geoffroy, le lient' Tardieu, blessés; 12 li. tués, 60 blessés; le chef de bataillon Jeaiinot (Joseph), né à Ilamber- \illers (Vosges), le 24 mai 17.52, et 3 autres ofliriers avaient été faits prisonniers. — La 22» légèie (alors 16«), dirigée ]iar le chef de bataillon Bonelli-Champanini. depuis lacaptuie du chef de brigade Allies, laissait prisonniers son chef, le ciim"' Bonelli, et le lieuli Michel Bizarelli; le capil"= Gammas (ou Lounnas) commandant le 3» bataillon;
Telle fut cette journée du 21 avril ITOG, que les Français appellent (lu nom de Mondovi, et les Sardes de celui de Vico ; ce fut la dernière all'aire de cette courte campagne contre l'armée piémontaise, où, au dire de ses détracteurs, CoUi « compromit le sort du Piémont d'une manière d'autant plus |)itoyable que, soit à préparer à l'action, soit pendant sa durée, on ne fit rien à l'importance de l'objet qu'elle décidait ' ». Il ne faudrait pas cependant ne voir dans cette bataille qu'un engagement où «proprement les éclaireurs français chassèrent une armée désordonnée qui se battait encore par instinct -». Si elle ne prit pas les proportions d'une véritable bataille rangée, elle s'en rapprocha plus que les autres faits d'armes de la campagne. Les Piémontais y déployèrentpour la plupart, une bravoure, une constance, parfois un acharnement, dignes d'éloges, et tout à fait à la hauteur de leur ancienne réputation militaire. La mort du brigadier Dichat, à elle seule^ témoigne de lincontcstable valeur de l'armée sarde, et s'il n'y a pas lieu pour l'Italie de célébrer avec emphase une bataille qui fut somme toute une défaite; encore convient-il de ne point rabaisser la gloire réelle que valut à leur drapeau la généreuse résistance des soldais sardes à la bataille de Mondovi ^
un moment pris par l'cnnctni, avait ttô délivré par ses soldats. — On n'a pas les pertes de la 12» demi-brigade provisoii-e (|ui prit piirt ee|)eiidant aux trois assauts du Jjrichetto, ni du 2°))ataillon de la n«légcie, dont la prrseueo à Mondovi est attestée par l'Historique du coips; non plus cpic celles de la o'J« (alors 46=), également pi'ésente au combat (du moins par la 121". c[ui eut le sous-lieut' Pérennés tué, le 1U« ))atailloii de l'Ain, le 4« bataillon des Basses-Aliies ([ui en faisaient partie). Le capit"" Du^enet, du 8" bataillon de Sàône-et-Loire, était tué.
yuaut il la cavalerie, outre le g"' Stengel, le chef d'escadron Trouble, l'aide de cimp Pontis, le !i° dragons comptait 2 ofliciers, les sous-lieuf Lamare et Mai'tin,et 6 cavalieis parmi les morts, 13 blessés, 23 prisonniers. — Le 20» dragons n'avait eu que 2 11. tués et 3 blessés.
Beitliier signala à Bonaparte (8 mai; Arch. G.) comme s'étant particulièiement distingués à Mondovi, le caiiit"" Paoli, des grenadiers de la 69» (sans doute Poli) et le lieut' Tardieu, aussi de la Gyn.
1. lîécit du coni"' AIziari de Malausséna (Arcli. de Breil, cité par le c' Krebs p. 426, note 2).