‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 363 sur 622 · Bonaparte à La Hai'jie, 26 avril (.Vrch. G · texte numérisé non relu

Bonaparte à La Hai'jie, 26 avril (.Vrch. G

4. Bonaparte à La Harpe, 27 avril (Registre G. 16-33; Arch. G.).

0. Bonaparte à l'ordonnateur en chef Lambert, 27 avril (UegistrcG. 16-33; Arch. G.).

alors dans l'abondance, rien ne réfrénait la bête humaine déchaînée,-rien, pas même cette admirable proclamation qui contraste si singulièrement avec la première allocation du jeune général. « Il est une condition qu'il faut que vous juriez de remplir, c'est de respecter les peuples que vous délivrez, c'est de réprimer les pillages horribles auxquels se portent des scélérats suscités par nos ennemis. Sans cela vous ne seriez pas les libérateurs des peuples, vous en seriez les fléaux; vous ne seriez pas l'honneur du peuple français; il vous désavouerait. Vos victoires, votre courage, vos succès, le sang de nos frères morts aux combats, tout serait perdu, même l'honneur et la gloire. Quant à moi et aux généraux qui ont votre confiance nous rougirions de commander à une armée sans discipline, sans frein, qui ne connaîtrait de loi que la force '.»

« Le petit nombre d'hommes sans courage et sans cœur » qui foulaient aux pieds « les lois de l'humanité et de l'honneur»; « les brigands qui souillent les lauriers », devaient longtemps encore olfrir le lamentable tableau de leurs exactions.

Bonaparte ne pouvait d'ailleurs, une fois ces prescriptions édictées, ces éloquentes adjuiations répandues dans les camps, cette répression impitoyable effectuée, il ne pouvait en attendre les effets pour reprendre sa marche. La crainte de voir Beaulieu, enfin tiré de sa torpeur, tomber sur ses bras, ou plutôt le surprendre par derrière avec le poids de 25,000 h. et sa nombreuse et belle cavalerie ; la crainte égale de voir les 10,000 h. de CoUi opérer leur jonction avec les troupes du prince de Carignan à la Madonna dell' Olmo '^ ou avec la vaillante cavalerie piémontaise concentrée presque tout entière autour de Saluées, lui faisaient une obligation rigoureuse do ne pas s'attarder sous peine d'éprouver un désastre certain dans la vallée du Tanaro, d'autant plus que

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