G. Roberti, p
2. Essa G un i'anciullo nato morto, al quale oramai bisogna fare l'epitaffio ; lettre de fi.. . à Ranza (G. Ilobeiti, p. 86, note 4).
3. « Il serait important et bien utile que les liabitants d'Asti vinssent au-devant de nous et qu'ils lissent un mouvement révolutionnaire ; mais il ne faut pas que nous paraissions ostensiblement » (Bonaparte à l'adjoint à l'état-major liallcl ; 20 avril 11% ; Arcli. G.).
4. n II faut alimenter l'esprit public, tant par notre bonne conduite que parle respect religieux pour les propriétés u (Bonaparte à La Hariie, 27 avril, Arcli. G). Le g"' Pineili, t. 11, p. 007 à 071, cite une proclamation d'Augereau et un manifeste de La Haiiie du 27 avril, un autie de Meynier, aux liabitants, les conviant à la liberté et leur proinetlaut l'appui do l'armée.
5. Sans parler de la Vendée, de Toulon et de Lyon, Desportes, agent de la République à Genève, signalait encore à la date du 23 avril de nouveaux complots d'émigrés, à la tête desquels, entre autres chefs, était le comte d'Albon ; il signalait aussi l'évèque de Langi-es ; l'ex-colonel de la Légion de Deux-Ponts, Cussi, « liomme très dangereux », qui se rendaient soit à Lyon, soit à Paiis (Desiiortes au Ministre des Relations Extérieures, 23 avril ; Arcli. G.). Voir aussi la réponse de Bonaparte au c' Costa (Costa de Beauregard, p. 338, reproduite plus loin, p. 430).
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vant d'exemple aux autres démocrates du royaume pour s'insurger à leur tour. L'agitation la plus vive régnait déjà à Turin où, comme dans toutes les grandes villes, il y avait toujours un personnel prêt pour la sédition. Aussi les alarmes de la Cour, des ambassadeurs, étaient-elles partagées par la bourgeoisie riche. Une restait guère plus à Turin que les hommes, fenjmes et enfants étant déjà partis pour Milan. Les nobles et le clergé s'empressaient de mettre leur fortune à labi'i dans leurs châteaux ou les couvents; les bourgeois emballaient précipitamment leurs biens les plus précieux. La famille royale elle-même, celle du prince de Carignan, tenaient leurs bagages tout chargés sur des voitures, prêts à partir au premier bruit du canon'. Il fallait donc faire face, sans différer, aux périls du dedans comme à ceux du dehors. Dans cette môme nuit du 21 au 22 avril qui avait vu le Conseil extraordinaire du roi s'incliner devant la défaite, on avait déjà, en guise de précaution, placé plusieurs compagnies d'infantei'ie sur la colline de l'Eremo, leurs vedettes tournées vers l'Est. Les Gardes du Corps du roi, troupe de luxe s'il en fût, s'étaient vu enlever leurs épées de parade et armer du sabre de cavalerie. Ils durent aller camper dans les prés de Vanchiglia. Le régiment provincial de Nice fut appelé de Suse*, d'où le général Foutanieu avait déjà expédié plusieurs bataillons. Dès le 24 avril, un bataillon de grenadiers était entré dans Turin où on le casernait dans le collège des provinces; le régiment de Maurienne campait sur les glacis entre la porte du Pô et la porte Nuova. Le 2a. un second bataillon de grenadiers faisait son entrée; les chasseurs des régiments de Genevois et de Pignerol s'installaient dans le château de Valenlino, tandis que le régiment de Lombardie renforçait dans la citadelle les quatre compagnies qui en formaient toute la garnison. Deux escadrons d'Aoste-Cavalerie, un bataillon de vétérans autrichiens et quelques compagnies de réserve occupaient les postes intérieurs delà ville que sillonnaient en tous sens les patrouilles de la garde urbaine. Enlin accouraient de Biella deux escadrons des Dragons de Sardaigne qui allèrent camper hors de la porte Nuova'. C'était assez pour dompter une émeute ; c'était trop peu pour arrêter une révolution. La fermentation républicaine était telle dans Turin qu'on
1. G"i Pinelli, p. 678 et 679. —Les princesses françaises s'étaient déjà réfuïiées h. Ki)v,ire. même la princesse de Condé, qui avait toujours vécu retirée jusqu'alors au coin 1 ut de Santa-Croce.
2. Il n'arriva à Turin que le 29, fort d'un millier d'hommes, et alla camper dans le laubourir du Pô, au pie<l des montagnes, plaçant des tirailleurs sur l'Kiemo, ce qui IKiniit de iairc rentrer en ville les Gardes du Corps où, casernes à Voneria P.cale, ils j)l.iuti'rent des palissades et braquèrent des canons sur la route de Moncalieri (g»' l'inelli, ibidem).