‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 426 sur 622 · Saliceti au Directoire, 6 mai (Arch. G · texte numérisé non relu

Saliceti au Directoire, 6 mai (Arch. G

2. Berthier au g"' Glarl<o, 6 mai (Arch. G.). Berthier qui avait dit, le 28 avril, d'un ton iiiucé, comme par compassion et sèchement à ce même Clarke: « Je suis très content du g"' Bonaparte ; il a des talents » , l'accusait cette fois formellement de tirer à lui toute la couverture. Cependant, comme s'il craignait d'en avoir trop dit, dans cette même lettre, aussitôt après son accusation, il s'empressait d'ajouter: « Je suis content de lui cependant et de Saliceti », et en post-scriptuui, il s'excusait encore de la liberté de son langage: « Cependant je crois franchement qu'il y a i>his oubli qu'autre chose ; je vous répète que j'en suis très content. » La brouille no pouvait durci' et ne dura pas. Aussi, Berthier, ne voulant pas éti'e eu reste avec Bonaparte qui le comblait d'éloges maintenant à tout propos (on le verra après le passage du Pô et après Lodi) écrivait, toujours à Clarke, qu'il apprécie les talents de Bonaparte et qu'il en profite, qu'il l'aime., l'estime et que la division ([u'on dit régner entre eux n'est qu'une misérable manœuvre des ennemis de la chose publique. « Le génie militaire de Bonaparte, la précision et la clarté de ses idées, sou caractère aussi audacieux et entreprenant qu'il est froid dans l'exécution, nous a donné les moyens de le seconder et de faire une des plus belles campagnes dont jamais l'histoire ait fourni l'exemple. » (Berthier à Clarke, 14 mai ; Arch. G.)

Page 1