Alb. Sorel : Bonaparte et Hoche, p
6. Les Conseils avaient décrété à plusieurs reprises que « l'armée d'Italie a bien mérité de la Patrie ».
lement à la destriiclion de la République et de l'Empire français ; j'ai même été de quelque utilité par mon zèle et les circonstances à ses premiers pas. Ma devise sera toujours celle de mourir pour le soutenir'.» Au président Le Tourneur, dont il a dit qu' «il avait peu d'esprit et était d'un petit caractère * », il adressait en même temps « des remerciements particuliers » et le priait de lui « continuer l'amitié » qu'il disait mériter par ses « sentiments d'attachement et de respect » pour lai 3. De si méchante humeur que fût le Directoire, il ne pouvait réellement mettre en doute d'aussi amphigouriques, d'aussi réitérées et solennelles déclarations.
Pour mieux convaincre le Direcloire de la sincérité de ces effusions, le plus sur était de reprendre sans tarder la marche contre l'Autriche et de remporter sur elle de décisives victoires.
L'inaction de Bcaulieu qui s'était, le 2 mai, réfugié derrière le Pô, avait permis de reprendre haleine et de préparer les moyens d'action. Beaulieu était encore redoutable malgré ses pertes*. Il occupait par sa droite Lomello et en arrière, entre Otiabiano et Valeggio, une position retranchée derrière l'Agogna, avec vingtsept bataillons et vingt-huit escadrons ; à sa gauche, en arrière du Tcrdoppio, le général Roselmini avec huit bataillons et si.x escadrons bivouaquait à Sommo, et Wukassovich, avec quatre bataillons et quatre escadrons, tenait les avant-posles, le long du Pô et de la Sesia, depuis Frascarolo jusqu'à Verceil ; une autre ligne d'avant-postes surveillait le Pô jusque vers Corte Olona^ C'était une force de 22,000 h., dont 3,400 cavaliers napolitains réputés *=.