‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 466 sur 622 · Bonaparte au Directoire, 9 mai (Arcli. G · texte numérisé non relu

Bonaparte au Directoire, 9 mai (Arcli. G

2. Boiia|i.ute à Cariiot, 9 mai (Arcli. G.). « Le pillage est horrible mali,n'é tous les etToits, ce qui nous expose clia(iiie jour à des revers » (Bei'tliier à Clarke. 9 mai; Arcli. G.). Des soldats débandés pillèrent tout à Casalpusterlengo, et c'est alors qu'Augereau demanda son remplacement plutôt que de servii' dans « le sein du déshonneur » (voir p. 466, note 1). Augereau appréciait peu la qualité du pain de Plaisance dont ses soldats se plaignaient, alors cependant que Bonajiarte le qualifiait de « paiu de Gonesse »,le plus réputé àrépoque(Augercau à Bonaparte, 10 mai; Arch.G.), Ou signale même, sur les derrières de l'armée, des actes de singulière indisci|iline. Un escadron du !«' hussards s'est insurgé aux cris de : Vive le roi et m... pour la République! au moment de son départ; on a dû employer la force et faire arrêter les plus coupables (L'administratiou municipale d'Aix à JJonaparte, 10 mai ; Arch. G.).

LE PASSAGE DU PO 'Mj

compris entre le Lambro et l'Adda; c'est une masse de 15 à 18,000 fantassins et de 3 à 4,000 cavaliers '. La division Ménard (ancienne La Harpe) revient de Casalpusterlengo sur Maleo où elle forme la droite de l'armée et d'où elle observe Pizzigheltone elle cours de l'Adda*. L'avant-garde de Dallemagne, par une sorte de chasse-croisé, va, dans la soirée du 9, de Maleo à Zorlesco, à 4 kilomètres en avant de Casalpusterlengo, où la rejoignent dans la nuit les deux bataillons laissés à Maleo pour y attendre l'arrivée du général Ménard ^. A Zorlesco, les grenadiers et carabiniers sont en bonne place, en extrême pointe d'avant-garde, prêts à se porter sur Lodi ou sur Pavie suivant les visées du général en chef. Ils sont d'ailleurs appuyés à courte dislance par la division Masséna qui, par fractions successives, s'étoule au fur et à mesure du passage du Pô et est groupée presque entièi-e, avec deux canons, à Casalpusterlengo, où se concentre également, dans la soii'ée, toute la cavalerie du général Kilmaine''. Enfin, la division Augereau continue à flanquer leur gauche. Après avoir franchi le Pô à Vcralto, elle s'est élevée, en passant le Lambro, par Cantonale, Sonna et Somaglia, surFombio et Casalpusterlengo =*, qu'elle a atteint le 9, vers "2 heures, exténuée de fatigue, un peu en désordre, pillant et dévastant, malgré la rigueur do son chef qui la contient de son mieux". Aussi l'en fait-on partir, le jour même, par Ospedaletto pour Borghetto-Lodigiano où, formant la gauche de l'armée, elle s'éclaire par des patrouilles vers Lodi, et le long du Lambro jusqu'au Pô, se trouvant ainsi la plus rapprochée de Lodi, presque en ligne droite ''.

L'armée de Bonaparte est donc resserrée sur un étroit espace, prête à foncer en masse sur l'ennemi, puisque l'on n'a plus guère

1. Capit°« J.-C. Journal des Sciences Militaires, mai 1897; p. 274.

2. Ordre à Ménard, 9 mai (Arch. G.) ; il aura avec lui son artillerie et un régiment de cavalerie.

3. Ordre à Masséna, 9 mai (Arch. G.), puisqu'il commande désormais l'avant-garde ainsi que sa division (que dans les Mémoires de Masséna, le g*' Koch s'olistine à a|)pcler division Mcyuier). Co|)ie de cet ordre est envoyée en même temps au gi-iiOral qui commande par intérim la division Masséna, et au g»' Dallemagne, pour jiliis de célérité et « dans la crainte que l'ordre ne soit pas parvenu ». L'avant-garde rede deux pièces légères à Masséna, deux à Augereau, mais Kilmaine lui en envoie deux en remplacement.

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