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gauche de l'Adda, en imposer assez à Bonaparte pour le confiner impuissant sur la rive droite. Il ne croyait pas d'aulre pai't que l'Adda fût guéable et n'admettait pas qu'il y eût d'aulre point de passage que le pont'.
C'était mal connaître l'esprit entreprenant, audacieux, aventureux du jeune général républicain, que rien ne pouvait détourner de son plan. Or, il s'agissait avant tout pour luidefranchirl'Adda au plus tôt afin de courir à Cassano poury devancer CoHi et s'interposer ainsi victorieusement entre l'aile droite autrichienne et sa ligne de retraite, non sans au préalable avoir détruit ou annihilé Beaulicu.
Bonaparte ne pouvait songer àatteindre Cassano par la rive droite de l'Adda, ce qui eût exigé deux journées de marche dont eût profité pour s'échapper et détruire les ponts, Colli, plus proche de Cassano à Milan que n'en était Bonaparte à Lodi *. Il ne pouvait davantage penser à franchir ''Adda devant Pizzighettone, puiscfue cette place était occupée par l'ennemi ; puisque surtout « l'unique équipage de pont que l'armée possédât se trouvait employé à Plaisance» etquepoury suppléer, les embarcations manquaient'.
11 y avait bien, en outre du pont de Lodi, un autre point de passage près d'Abbadia Cereto*, plus à portée des Français. Mais des troupes autrichiennes occupaient aussi ce village, « entièrement découvert », pour l'attaque duquel on n'aurait pas eu l'appui qu'oITre à Lodi l'exhaussement du terrain de la rive droite.
C'était donc à Lodi qu'il fallait, par surprise, par un coup d'audace, forcer le passage de l'Adda. Une telle en trepi'ise, si téméraire qu'elle parût, quelques sacrifices qu'elle dût coûter =, avait du moins, aux yeux deBonapartc,ravantagedeluifournir l'occasion,
1. D'après le dictionnaire topogiapliiquedu lieut"" ingénieur-géographe Brossier, joint au Mémoire du com"' Blein (n» 117-3 ; Arcli. G.I.