‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 509 sur 622 · Cusani, t. IV, p · texte numérisé non relu

Cusani, t. IV, p

2. llùcit de V. Rosu, cité par Ciisani, p. 374. Il existe deux récits des évéuemcnts de Pavie eu 1196; celui de Vincenzo Rosa, prêtre ori|;inaire de Brescia, qui était alors couservateur du musée d'histoire naturelle de l'Université ; ce l'écit a été imprimé en mars 1797, jiuis l)rùlé en 1798 comme séditieux, de sorte qu'il est très rai'e ; et celui de Luigi Feniui, resté manuscr'it et conservé à la Bibliothèque de l'Université ; il sera publié prochainement par .M. Carlo Merkel, l'émineut ])rofesseur à l'Université, dans l'attachant recueil de M. le baron Alberto Lumbroso : Miscellanea Napoleonica. Cusaui, dans sa Slorla dl Milano, t. IV, p. 373 à 37.5, a suivi le récit de V. Rosa, témoin oculaire qui mérite pleine confiance. Trolard qui, p. 139 à 141, prétend traduire le récit de Ros.i, qu'il croit manuscrit, en le complétant par celui de Fcnini, donne une série d'indications qui ne ligurent point dans le texte de V. Rosa, et qui doivent être de son propre cru. .M. Carlo Merkei a bien voulu confier à M. Silio Manfrcdi le soin de nous communiquer copie du manuscrit de Fenini et nous leur en exprimons notre profonde reconnaissance. Il existe eu outre, conservées au musée civique de Pavie, des chroniques manuscrites de Belcredi et de Favalli.

3. On avait donné aux miliciens comme insigne distinctif une médaille de cuivre jaune suspendue sur la poitrine jiar un ruban rouge.

4. 11 y eut tout le jour une procession de pauvres gens qui se considéraient comme en état d'anarchie, et se portaient ])rés des banpaes, y prenant tout ce (|u'ils pouvaient de sel, parfois des sacs pleins, quarante ballots de tabac, beaucoup de farines et de grains. On eût dit des fourmis ou des abeilles. Chacun emporta bien une piovision de sel pour la durée d'un an et plus. Plusieurs le vendirent à vil prix. (V. Rosa, cité par Cusani, p. 374).

y. Soit par peur, soit par ordre de la municipalité (V. Rosa et Fenini).

une foule (^'iiormc se porta à leur rencontre. La municipalité, ayant rarchevèque à sa tète, alla aussi au-devant d'eux et les invita à dîner. Ils remercièrent et entrèrent en ville, aux cris de Ev riva! Ev vîva! poussés par la foule et surtout parles gamins. Les cavaliers, sabre en Fair, saluaient, et arrivés à l'auberge « délia Lonibardia «^ au milieu des applaudissements, ils y laissèrent armes et cbevaux, et, pleins de confiance, se promeiièreiit isolément par la ville, puis une fois qu'ils eurent dîné, ils repartirent dans la direction de Lodi '.

La division Augereau tout entière campait à proximité de la ville-.

Le lendemain, 14 mai, à l'heure où Masséna entrait dans Milan, Augereau fit aussi dans Pavie une entrée trio^iphale, musique en tète, mèche allumée au canon. L'archevêque, la municipalité, croyant qu'il arriverait par la route de Lodi, s'étaient dirigés vers la Porta délie Pertiche pour l'y saluer 3. Mais Augereau, accompagné du général Rusca, jadis étudiant en médecine de l'Université de Pavie, et qui avait encore en cette ville un oncle' prêtre, et un frère carme, entra, suivi de tout son état-major et de ses troupes, par la Porta Cremonese* et se rendit directement au palais municipal (Palazzo Civico) où l'évêque et les magistrats prévenus s'empressèrent de venir le complimenter =>. Le reste des troupes n'arriva qu'à 5 heures du soir. La vue des uniformes rapiécés ou en lambeaux de ces soldats rieui-s qui agitaient gaîment leurs chapeaux et se mêlaient si familièrement aux groupes populaires, frappa d'étonnement les habitants de Pavie, tant ils contrastaient surtout avec les honneurs rendus à ces troupiers déguenillés". Ils campèrent hors des murs, partie au Champ de

1. Récit de V. Hosa, citO par Cusani, p. 373. Les cavaliers brandissaient joyeusement la lettre d'invitation à diiier. A leur départ, un certain Caiiiillo Caucvari, ]ielletier, leur servit de L'uide pour retourner à Lodi. On le coilt'a d'un bonnet aux trois couleurs « ce «jui lui donna l'air d'un policbinelle » (Récit de Fenini).

2. Dans l'ordre du jour de Rertbier, du 13 mai, la division Auïcreau est déjà indi(|uéc comme étant à Pavie, il ne sendtle pas douteux cependant d'après les récits de Rosa et de Fenini, qu'elle n'y entra réellement que le 14 dans la matinée.

3. Porta Santa .Maria in Pertica, aujourd'bui, Porta Cairoli ; Trolard, p. 140, dit (|ue ce fut par la « ])orte Cavour », ce qui est inadmissible ; la porte Cavour est eu etlet à l'opposé de la ville, près de la gare actuelle, et il eût fallu qu'Augereau fit le tour conq)lct des fortilicatious pour prendre cette vole. Les convois arrivèrent cependant par la Porta Pertica.

4. Aujourd'hui Porta Garibaldi. Il est probable qu'Augereau, après s'être avancé par la route directe de Lodi, jusqu'à Copiano, (it un à-gauclie par Filigliera, sur Rcigiojoso et suivit dès lors sur Pavie, la route de Crémoue.

5. F'enini ne compte pas plus de 3,000 li.; Rosa évalue leur nombre à 6,000 li.; d'après Trolard, c'est le gros de la division qui aurait compté 6,000 h. et il ne serait arrivé qu'à 5 b. du soii'. La division Augereau comptait à cette époque T,lll h. (Arcb. G.), mais clic avait laissé une demi-brigade à Lodi, il pouvait donc y avoir '6JM0 h, environ. Melzi, p. 357, ne parle que de 400 h. déguenillés.

6. Ces soldats fraternisèrent avec les citoyens avec tant d'abandon et de confiance quon eût dit qu'ils y étaient accoutumés depuis plusieurs mois (Fenini ;V. Uosa. dans

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