Voir ci-dessus, p
3. On a parlé de 19 millions !! Melzi parle d'une somme de 500,000 francs que se serait attribuée Masséna sur les fonds provenant du Mont-de-Piété. Euséne Trolard qui se souvient de son titre d'inspecteur des linances, consacre neuf pau^es à discuter les cliifl'rcs des spoliations opérées en Lombardie qui ont été le |>lus souvent grossis, dans un but trop évident. Il a épluché les comptes du payeur général, 1' a État générai des versements effectués », déposés aux Arch. Nat. (Série AFllI, carton 198, liasses 910 il 911), et arrive <à des totaux moins fantaisistes. Il s'appuie également sur le livre de M Felice Calvi : Vicende (tel Monte di Pièta in Milano, où l'auteur, un Milanais, n'accuse que le prélèvement dans cet établissement d'une somme de 93,722 lire. Toutefois comme il ne retrouve pas trace, dans les comptes, d'une caisse évaluée 221,715 francs dont Masséna s'est approprié le contenu, d'une somme de 45,000 francs, prélevée sur le Mont-de-Piété, non plus que les fonds spoliés à la poste, à Saint Ambroise, et à Saint-Charles, Trolard n'est pas éloigné de croire, « sans se rendre coupable d'un jugement téméraire », que cela constitue la part de Masséna. 11 y ajoute le monnayage de l'argenterie des églises qui ne produisit qu'une recette de 616,218 francs (Trolard, t, II, p. 301 à 312|. Toutefois le Mont-de-Piété qui avait fait, l'exercice précédent, un bénéfice de 1,419,000 lire, fut ruiné du coup, ferma ses portes et ne les rouvrit qu'eu 1805 sous l'administration réparatrice du Prince Eugène.