‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 547 sur 622 · Tivaroni, p · texte numérisé non relu

Tivaroni, p

■ 5. D'après Pielro Verri.

6. Arrêté, siirné de Bonaparte et Saliceti, daté du 30 floréal, 19 mai ; articles 6| î et 8 (Arch. G.').

le pouvoir souverain, devait disparaître. Le Conseil général des soixante Décurions, « concentré dans une classe piivilégiée », eut le même sort, ainsi que « la magistrature connue sous le nom de Magisii'ato politico camerale, dont les fonctions compliquées devenues inutiles, ne pouvaient qu'entraver la marche simple de l'administration * ».

Les décurions avaient eu d'ailleurs l'imprudence de rédiger et de pi'ésenter à Bonaparte une adresse où ils se plaignaient des attaques de la Société populaire et réclamaient lappui de l'armée pour faire respecter leurs pouvoirs et leurs personnes^. II fallait opter entre eux et les démocrates milanais; le choix ne pouvait être douteux.

II convenait néanmoins, àlaplacede ces institutions surannées, biffées d'un trait de plume, de centraliser les pouvoirs administratifs qui leur étaient dévolus en des mains sûres et vigoureuses. Bonaparte ne crut pas pouvoir s'en fier sur ce pointa des Italiens, même à des patriotes notoires, dont l'exaltation lui était d'ailleurs suspecte, et il institua, pour remplacer provisoirement les autorités supprimées, et surveiller le Congrès d'État, une Agence militaire composée de trois personnes ^.

Le choix du général en chef et du commissaire se porta, pour ces emplois, sur des Français; «l'opinion qu'on a de leurs talents et de leurs principes ne permet pas de douter de l'utilité de leur nomination* ». Ces trois agents militaires étaient Maurin, Reboulet Patrault. Albert Maurin, « ci-devant accusateur militaire «, fut plus tard agent secret du Directoire en Piémont s; Reboul, ancien législateur, était mêlé depuis plusieurs mois à l'administration de l'armée". Quant à Patrault, ce n'était autre que l'ancien professeur de mathématiques à l'école de Brienne, celui qui avait pressenti

1. Arrêté du 19 mai, précité, articles 1", 2 et 3 (Arch. G.).

2. Lire le texte do cette adresse, au moins inopportune, dans Cusani, t. ÏV, p. 362 et 363. Cusani dit qu'elle fut remise le 20 à Ùouaparte et que le matin du 20, Bonaparte vint au Broletto, où siégeaient les décurions, les remercier de leur concours. 11 doit y avoir erreur de date, car l'arrêté qui les supprimait et installait la nouvelle municipalité est du 19 mai.

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