V. Silvagni, t. 11, p. 349 à
4. Lettre " à la municipalité de Milan », du 18 mai, où il décide qu'il n'y aura pour lui et l'état-major qu'une table de 40 couverts « servie de manière à ce que la
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tentatrices, et il leur interdit l'entrée en ville sans une permission expresse de Masséna'. Il veut écarter de l'armée les femmes, cause ou du moins prétexte des vols particuliers qui se commettaient, objet d'aflaiblissement plus encore que de démoralisation ^ Sil ordonne des perquisitions, à Codogno par exemple, chez Bernardo Milani, c'est atin de s'y emparer des richesses dérobées lors de sa fuite par l'archiduc, richesses qui lui paraissent être la propriété légitime du Milanais^.
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Cependant, bien que tous les arrêtés de réquisition et de réorganisation eussent été signés par Bonaparte conjointement avec Saliceti, et qu'ils aient toujours agi de concert, un nuage s'élève. La bonne harmonie entre eux semble compromise. Saliceti, qui sans doute regrette l'aubaine de 4 millions en or offerte au négociateur par le commandeur d'Esté, se fâche tout jougo d'avoir été tenu à l'écart de la signature de l'armistice. Lui si docile jusqu'alors, touché cette fois dans ses œuvres vives, se plaint avec amertume au Directoire. La signature de cette fructueuse négociation entrait dans ses attributions, dit-il; il l'a laissée à Bonaparte « en témoignage de confiance », mais il en critique les clauses; il craint que les Modénois ne puissent payer les 2,300,000 livres en denrées*. Et puis tous les officiers « se permetlent de faire eux-mêmes des réquisitions », et dès lors il ne restera plus qu'à grappiller pour Saliceti qui viendra prudemment derrière. D'ailleurs le pouvoir militaire « empiète journellement » ;
dépense n'escéde pas 4 francs par tète », que le dîner n'aura qu'un seul service ; plus de tables particulières, et si un jour les circonstances exigent des extra on en feia prévenir ! « Le caractère des Ilé|>ul)licains est celui de l'ordre, de l'économie dans Jcs fonds publics », et on réprimera tous les abus ^Arch. G.). i. Ordie à Masséna, 13 mai (Arcli. G.).
2. Ordre du jour du 11 mai: « Il est expressément défendu à tout officier, de quelque grade qu'il soit, d'avoir des femmes avec lui » ; les renvoyer sous vinLrl-([uatre 'heures au delà du Pu; ne souffrir aucune voiture à la suite des colonnes, etc.(Arcii. G.)
3. Ordre au g"' Ménard, du 16 mai (Arcli. G.). Il « prendra connaissance de deux caisses d'argent qui doivent s'y trouver » ...il fera « avouer à Milani » « le dépôt existant en ses mains i e' des renseignements sur les endroits « où pourraient se trouver d'autres obj ;ts « que ledit Milani avait mission de faire transporter à Mantoue, en les consignant chez Briani et Bizzoni. Si Milani ne fait pas îa remise de ces caisses, « quel que soit le prétexte qu'il puisse alléguer, le g*' Ménard le fera arrêter et traduire à Milan; il fera également sé(iuestrer sa boutique de salaisons... L'objet de cette mission est très important » et Ménai'd doit y apporter « tout le zèle et la diligence » dont il est susceptible; « il fera mettre les scellés sur tous les papiers et etfets » ; on s'en repose sur son activité et son intelligence. Voir plus haut, p. 573.