‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 566 sur 622 · Carnot à Bonaparte, 18 mai (Jomini, t.. VIII, p · texte numérisé non relu

Carnot à Bonaparte, 18 mai (Jomini, t.. VIII, p

« deux officiers généiaux. de cavalerït, avantageuseinentconnus' », mais ni l'un ni l'autre ne paraissent pas avoir convenu à Bonaparte et c'est en dernière analyse Murât, après la mort du général Alexis Dubois, que l'on essaya aussi dans ces fonctions, qui sut galvaniser cette troupe si peu digne, au début, des armées de la République.

Quant à l'artillerie, qui renfermait de si bons éléments, elle restait comme inerte entre les mains du lent et méthodique Dujard. On avait déjà distrait de son commandemant les compagnies d'artillerie légère qu'on avait confiées à Dommartin^. Ce n'était qu'une mesure transitoire et incomplète. L'artillerie demeurait mollement conduite, mal approvisionnée; les ordres étaient mal ou point du tout exécutés *.

L'artillerie de l'armée comptait alors vingt-cinq pièces de divers calibres et quinze obusiers ', sans compter celles du parc et celles laissées au blocus du château de Milan. Bonaparte, qui avait tenu à user de ménagements envers le vieux Dujard, son ancien supérieur au 4" régiment et son successeur à la tête de l'artillerie de l'armée en 1794, ne put temporiser davantage et le remplaça par le chef de brigade Sugny, chef d'état-major de l'arme, qui s'était distingué à. Lodi'.

L'amalgame des demi-brigades d'infanterie touchait d'ailleurs à sa fin, et elles devaient, à quelques jours de là, à Soncino, prendre, par le tirage au sort, les nouveaux numéros qu'elles allaient couvrir de gloire pendant le reste de la campagne, et dans toutes les guerres de l'Empire, jusqu'à Waterloo'^. Bonaparte avait dès

i. Carnot à Bonapjrle, 18 mai.

2. Ordre à Donimartin, 11 mai (Arcli. G.: registre AO 7/I8\ Voir ci-dessus, chap. XII, p. 4(j,';. Oidro à Dommartio, de partir demain pour se rendre à Lodi, activer l'ortçanisation des deux divisions d artiUerie légère; il toucliera 3,1)00 livres, pour subvenir aux dépenses d'équipement et approvisionnement (16 mai, Arch. G.).

3. Bertliier à Dujard, 21 mai (Arcli. G.). « Le général en chef me charge de vous prévenir qu'il est mécontent de la manière dont l'artillerie est approvisionnée, et (jue les ordres. . . ont été mal exécutés. . . Il parait (|ue le citoyen Faultrier n'a pas fait tout ce qu'il devait. »

4. La division Masséna avait six pièces et cinq obusiers; Sérurier, cinq pièces, un obusic!' ; Augereau six pièces, deux obusiers ; l'avant-garde, six pièces de 8, six obusiers ; devant Milan deux pièces, un obusicr ; soit un total de huit pièces de 3 ; quatre de 5 ; treize de 8 IDispositions relatives à l'artillerie, 20 mai ; Arch. G.).

ii. « Ordre au g»' Dujard de se rendre saus délai à Nice poui' y commander l'artillerie de la cote » Bonaparte à lîertbier, 23 mai (Arch. G.) ; il devait s'arièter eu route à Tortone pour y activer l'envoi de l'artillerie de siège à Milan ; et à Coni, pour activer le départ de l'artillerie de campagne (Ordre à Dujard, 24 mai, Arch. G., registre G 23/35). Le g"i Dujard n'arriva pas jusqu'à ÏNice; il fut assassiné par les Barbets, au col de Tende, le 21 juillet 179G, avant d'avoir rejoint sou nouveau poste. — Ordre de Berthier à Sugny, 28 mai (Arch. G.], l'informant qu'il est nommé commandant de l'artillerie, et l'invitant à venir de suite au quartier général ; le chef de bataillon Songis le remplaça par intérim en attendant.

6. Ordres du jour de Berthier, du 23 et du 26 mai (.Arch. G.). Le tirage eut lieu le 26 mai (7 prairial) en présence de Berthier et de l'état-major par des officiers de chaque demi-brigade. Procès-verbal de l'adi"' g«i VignoUe, attestant que la 39» devient la 4»;

lors vingt demi-brigades où l'on n'avait gardé que les éléments les plus solides des anciennes, profitant de cette refonte pour écarter les cadres insuffisants, tant comme validité que comme instruction. Ces mesures pressaient, car le 21 mai, la nouvelle de la signature définitive de la paix avec le roi de Sardaigne était parvenue de Paris à Milan, et dès lors Bonaparte allait pouvoir, sans inquiétude désormais pour ses derrières, entamer sa seconde campagne contre les Autrichiens.

La marche en avant devenait d autant plus urgente que Beaulieu, abrité derrière le Mincio, appuyé sur 3Iantoue, y recevait d'imposants renforts' et approvisionnait la place. Il ne fallait pas lui laisser mettre a profit de plus longs loisirs; d'autant que le séjour des troupes, se prolongeant dans le Milanais, ne pouvait qu'indisposer les habitants parles pillages auxquels elles se livraient, et faire croire en môme temps à ceux-ci que l'immobilité des Français n'était qu'un recul, au moins un arrêt, nécessité par la supériorité de Beaulieu *.

Au surplus, le nouveau mouvement offensif de l'armée était déjà prescrit et commencé, puisque dès le 1" prairial (20 mai), la brigade Joubertavaitquitté Milan se portant sur Melegnano et Lodi, où le reste de la division Masséna la suivit, deux jours plus tard% tandis qu'Augereau, quittant Pavie, le 21 mai, arrivait le môme jour à Milan et gagnaitle lendemain Cassano et les rives del'Adda * et que Sérurier, franchissant enfin le Pô, abandonnait Plaisance, le 21, pour aller sur Maleo, puis sur Pizzighettone et sur Crémone*.

la 20», H» ; la 69», 18* ; la 84", ?o« ; la 21% 32»; la 46«, 30» : la 100-, K' ; la 99', 51.; la 19», 60» ; la lO», 75* ; la 56", So» ; et ainsi de suite ; la 8" légère, 4»; la 3», 11»; la 1", 17" ; la 16°, 22» ; les 4° et lo», 27« : la 23*, 29°, etc. ; soit quatorze demi-biiirades de bataille et sir. demi-brigades légères ; proeès-verbal signé par les chefs de hataillon Perreimond, de la 19» ; Goujon, de la 20» ; le» capit""" Faure la Jonquière, de la 39» ; Méresse, de la 70»; Molleaii de la 69« ; Giraud, de la 99% etc., etc., et par les adjoints Ballet, Bertrand et Baurot fpièce classée au 29 mai, Arch. G.). Le général en caef ordonna qu'a compter du lendemain 8 prairial (27 mai) les demi-brigades ne porteraient plus que leurs nouvelles dénominations. Voir également cette pièce daus les Mémoires de Masséna, t. II, pièces justificatives.

1. Il avait 'é.jà reçu 6,000 h. et 10,000 h. étaient en route (Bonaparte au Directoire, 17 mai ; Arch. G.); le Diiectoire en était averti, car le ministre de la guerre int'orinait Donaparte (27 mai, Arch. G.), que Beaulieu allait recevoir 20,000 h. de renfort.

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