‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 574 sur 622 · Voir page · texte numérisé non relu

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nos troupes à cheval. Autant l'infanterie est intrépide, autant la cava- IcHe l'est peu. »

IJcauuiont lui-même était le premier à convenir de l'insulTisance de ses cavaliers, et témoignait « son chagrin de la lâcheté de ses hussards » (Bcaumont à Bonaparte, 13 mai; Arch. G.). 11 ajoutait cependant qu'il était ensuite parvenu à les engager et qu' « ils se sont passablement conduits ». Cependant quand l'écho des plaintes de Bonaparte et de Saliceti lui parvint, il crut devoir protester, le 15 mai, contre les accusations portées contre lui et ses hommes, et il fallut lui écrire : « Non, certainement, il n'a jamais été dit que la cavalerie ne valait rien ; il y a des preuves du contraire; elle est composée de républicains et ils ne peuvent pas être soupçonnés d'hésiter à combattre et à vaincre les ennemis de la patrie. 11 est vrai qu'il y a plusieurs hommes qui se sont mal conduits, et c'est à leurs camarades à les faire connaître ou à les faire chasser. A la première action, le général en chef compte donner à la cavalerie les moyens de se signaler ; elle sera jalouse de faire le pendant de l'action hardie et valeureuse des grenadiers et carabiniers. » (16 mai; Arch. G.)

Quelques jours après, le 20 mai, le colonel Bougon était appelé au commandement de la cavalerie de l'avant-garde en remplacement de Beaumont; le même jour, le colonel Glad, du !<='• hussards, était invité à remettre de suite le commandement de son régiment et à aller au dépôt à Aix ; le 21 mai, Berthier informait le Ministre de la Guerre qu'il avait renvoyé le colonel Glad, âgé, infirme, de peu de fermeté, point propre à la guerre, cause que son régiment, par sa mauvaise conduite, était l'effroi des Espagnols à l'armée des Pyrénées, et s'étant fort mal conduit en Italie (Bonaparte à Kilmaine, 20 mai; Arch. G., et Registre G. 23/35). 11 est à noter à ce propos que le colonel Glad (Philippe), qualifié de « trop âgé, » qui avait fait toute sa carrière au !«■■ hussards, dont il devint colonel le 30 mai 1793, était né à Puttelange (Moselle) le 17 janvier 1749, et n'avait donc que quarante-sept ans.

6» LES PERTES A LODl •

Le colonel Graham, p. 231, évalueà4,000 le nombre des Français hors de combat; Landrieux, p. 62, le fixe à 3,700; et Botta qui conteste ces chiffres comme exagérés, le fixe cependant comme passant certainement 2,000. Le p. Piuma, sans citer de chiffres, décrit complaisamment, avec son enflure habituelle, les milliers d'hommes « expirants », et « les flots de l'Adda teints du sang français», et «ses bords couverts de cadavres ». 11 en prend texte pour reproclier à Bonaparte la fausseté si notoire et si choquante de ses récits, ses honteux mensonges, et surtout pour l'accuser d'être un homme cruel et féroce, chez qui tout sentiment d'humanité est détruit, et il en voit la preuve dans ce que Bonaparte

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