‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 576 sur 622 · NOTICES · texte numérisé non relu

NOTICES

r ÉTAT DE SERVICES ET NOTICES BIOGRAPHIQUES DES GÉNÉRAUX, OFFICIERS ET PERSONNAGES FRANÇAIS

Alengry (André-Louis) né à Pézenas, en ITÎJIJ, avait été élu, le 19 mai 1793, chef du 6® bataillon de niérault qui l"iit incorporé en 1794 dans la 12' demi-brigade provisoire, devenue, en 179ri, 18= légère. 11 avait servi, de 1774 il 1782, dans Boulonnais-Infanterie. Son tils, qui portait également les prénoms d'André-Louis, né à Cazouls-lés-Béziers, le b février 1786, entra comme vélite dans la Garde Impériale, y devint officier et prit sa retraite comme chef de bataillon. Colonel de la Garde Nationale, il fut élu, en 1849, représentant du peuple de l'Aude à l'Assemblée Législative, et réélu député au Corps Législatif en 1852 et 1857. Maire de Narbonne et conseiller général, il mourut dans cette ville, le 12 mai 18C0.

Aliès ou Alliés (Jean) était né à Saint-Antonin (Tarn-et-Garonne ; alors Aveyron) le 29 janvier 1701. Soldat au régiment de Vermandois (01^ d'infanterie), 1" septembre 1779; caporal, 17 août 1781; il lit l'expédition de Corse et fut congédié du service, 3 août 1783. Capitaine au !<"■ bataillon de volontaires de l'Aveyron, 19 décembre 1791 ; lieutenantcolonel commandant ce bataillon, 7 juillet 1792; il passa chef de la 10° demi-brigade légère, lors du premier amalgame, 29 novembre 1794 (9 frimaire III). Chef de la 22« légère, lors du second amalgame, mars 1790; réformé, 21 novembre 1798 (1«'' frimaire VII) ; retraité, 14 novembre 1810, le colonel Alliés mourut à Saint-Antonin, le 2b février 1826 'Arch. Guerre).

Andréossy (Antoine-François), né à Castelnaudary (Aude), 6 mars 1701 ; lieutenant d'artillerie, en 1781 ; capitaine, en 1788 ; chef de bataillon, en 1795; colonel, 6 décembre 1796; général de brigade, le 10 avril 1798; général de division, le 0 janvier 1800; directeur de l'artillerie et du génie au ministère de la guerre, 1801; ambassadeur à Londres, 1802; à Vienne, 1806; gouverneur de Vienne, 1809; conseiller d'Etat, 1810; ambassadeur à Constantinople, 1812; pair de France, 2 juin 1815; député de l'Aude, 1827 ; mort à Montauban (Tarn-et-Garonne), 10 septembre 1828.

AuGEREAu (Charles-Pierre-François) était né à Paris, rue Mouffetard, le 21 octobre 1757, fils de Pierre Augerot (sic) et de Marie-Josèphe Krcsline. (Dans certaines pièces, le nom de son père est écrit Augcrcu, et il est qualilié de " domestique ".) Entré au service dans Clare- Irlandais en 1774, il avait acheté son congé en 177C,puis, la même année, était entré dans Damas-Dragons ; il quitta ce corps en mars 1777 pour passer à la solde du roi de Prusse. En 1784, il rentra en France et s'engagea dans les carabiniers, mais, dès 1780, il partait avec le baron de Salis, comme instructeur de l'armée napolitaine. Rentré en France en 1790 et placé dansla garde nationale de Paris, il avait passé, en mai 1792, adjudant-major dans la cavalerie de la Légion Germanique; capitaine au 11' hussards, le 26 juin 1793, et vaguemestre-général de l'armée des Côtes de La Rochelle. Emprisonné à Tours comme suspect, il fut bientôt mis en liberté par les représentants du peuple, devint lieutenant-colonelaide-de-camp du général Rossignol, en Vendée, le 13 septembre 1793; adjudant-général-chcf de brigade, le 27 septembre 1793 ; passa à l'armée des Pyrénées-Orientales et y devint général de division, le 23 décembre 1793. 11 passa à l'armée d'Italie en octobre 1795; devint, le 8 août 1797, commandant de la 17° division militaire à Paris, afin d'accomplir le coup d'Etat du 18 fructidor et fut nommé, le 23 septembre 1797, général en chef des armées de Sambre-et-Meuse et de Rhinet-Moselle réunies sous le nom d'armée d'Allemagne. Commandant le 7» corps delà Grande-Armée en 1803; maréchal d'Empire, le 19 mai 1804; il fut blessé à Eylau en 1807 ; prit le commandement en chef de 1 armée de Galalogne, le 1"'' juin 1809 ; celui du 11*^ corps de la Grande-Armée, le 4 juillet 1812; fut gouverneur de Francfort, le 8 avril 1813; commandant en chef l'armée de Lyon, le 5 janvier 1814. Rallié aux Bourbons, il l'ut gouverneur des 19" et 14* divisions militaires àCaen; se rallia de nouveau à Napoléon, aux Cent-Jours, mais ne fut alors chargé d'aucun commandement. 11 fut cependant mis en disponibilité et privé de tout traitement, le 27 décembre 1815. 11 mourut d'une hydropisie de poitrine, dans sa terre de La Houssaye (Seine-et-Marne), le 12 juin 1816, à 8 heures du soir, laissant une veuve de vingt-sept ans qui épousa, l'année d'après, le général Camille de Sainte-Aldegonde. Le maréchal Augereau est inhumé auPère-Lachaise, dans un modeste caveau que rien ne signale àl'attention. Député de la Haute-Garonne au Conseil des Cinq-Cents, du 16 avril 1798 au 18 brumaire, Augereau fut pair de France, le 4 juin 1814. Duc de Castiglione en 1808, il était grand-aigle de la Légion d'honneur, etc.

Augereau est le seul maréchal qui, n'ait pas de statue et dont le nom n'ait pas été donné à l'un des grands boulevards extérieurs de Paris, où Ton rencontre les noms de toutes les célébrités militaires de l'Empire. Seule, une petite rue obscure du quartier de l'Ecole-Militaire porte le nom d'Augereau.

Augereau avait un frère, Jean-Pierre, qui général de brigade le 8 mai 1804, ne devint lieutenant-général que le 27 janvier 1815 (Né à Paris en 1772, mort en 1836). Sa sœur vivait avec le général Gommes.

Aune (voir Loon).

Bachek (Jacqucs-Jnstin-Thiébaud), qui remplissait avec tant d'exactitude et de clairvoyance son rôle d'informateur, était né à Thann (Haut- Rhin), le 17 juin 1748. Lieutenant au bataillon de milices de Colmar en 1702 ; adjudant d'artillerie de 1763 à 1769 ; ingénieur-géographe militaire surnuméraire, avec Berthier, de 1769 à 1771 ; de nouveau lieutenant de milice au bataillon de Colmar, puis au régiment provincial d'artillerie de Strasbourg, de 1771 à 1775; il était alors entré au Ministère des Afi'aircs étrangères et était devenu, dès 1777, secrétaire d'ambassade près la République Helvétique ; nommé premier secrétaire-interprète en 1784 ; chargé d'affaires et agent de la République française à Bàle en 1793, il remplaça Barthélémy en 1797 lorsque celui-ci devint directeur. Il fut, en 1798, ministre près la diète de Ratisbonne, lors du congrès de Rastadt, et il occupa ce poste jusqu'en 1813 où il fut chassé par l'invasion. Il mourut avant de revoir la France, à Mayence, le 15 novembre 1813.

Ballet (Joseph) né à Evaux (Creuse), le 3 février 1769 ; volontaire au d^"" bataillon de la Creuse, 14 octobre 1791; lieutenant, 25 mars 1792; sous-lieutenant au 51" d'infanterie; lieutenant au 51^, 10 mai 1792; adjoint à l'état-major, 6 avril 1793; capitaine à la 101* demi-brigade, 23 décembre 1793; adjoint à l'adjudant-général Vignolle, 4 mars 1794; chef d'escadron au 9° dragons, 15 août 1796 ; adjudant-général provisoire, 5 avril 1800; confirmé comme adjudant-commandant, 22 octobre 1800; chef d'état-major delà division Vignolle; tué en duel, à Milan, le 18 jum 1801, par un certain Ferraris, son ancien collègue piémontais à l'état-major, homme d'assez mauvaise réputation, avec lequel il s'était querellé sur un point de service (Arch. G.).

Il était frère de Jean Ballet, député à l'Assemblée Législative de 1791 et membre de la Chambre des Représentants en 1815 (1760-1832).

Banel (Pierre), né à Lectoure (Gers) le 30 juillet 1766, était un soldat de l'ancienne armée, au régiment de Vintimille (49°), où il avait servi de 1784 à 1789. Adjudant-major au 2" bataillon de volontaires du Gers, 20 juin 1792 ; chef du 70 bataillon de l'Aude, l''"' juin 1793; il se distingue au combat d'Orles, 3 septembre; est nommé chef de brigade, 11 octobre 1793 ; se distingue encore au combat de Villelongue, 19 décembre • est promu général de brigade provisoire, ,25 décembre 1793, confirmé, 13juinl795; venu, 6 novembre 1795, des Pyrénées en Italie, il se distingue de nouveau à Loano. Le général en chef Pérignon le signale comme « un des hommes les plus valeureux que la République ait à son service; avec de tels hommes on ne peut que vaincre ». (Arch. G. ; voir aussi le colonel Fervel : Campagnes de la Révolution dans Les Pyrénées-Orientales, t. I"'', p. 129 et 235, et Jacques Charavay : Les généraux morts pour la patrie, p. 31.) L'héro'ique général Banel n'a même pas un buste dans sa ville natale. 11 en a un, sculpté par Barto-

CoO BONAPARTE EN ITALIE

lini, au musée de Versailles, où son nom est inscrit sur les tables de marbre. D'après Riïstow, il aurait été tué lors du premier assaut de Cosseria.

Barthéi.kmy (Etienne-Joseph Bartliémy, dit), né à Brignolcs (Var) le i'2 septembre il'ol. Chef du 3* bataillon du Var, 14 septembre 1791; passé chef de bataillon à la 102" en 1794, puis à la 19=; chef de la C9« demi-brigade, 25 février 1797 ; tué au combat de Kaquoum, près de Nauplouse (Syrie), le 15 mars 1799 (Arch. G.).

Beaumomt (Marc-Antoine de la Bonninièrc, comte de Beaumont, dit), était né à Beaumont-la-Ronce (Indre-et-Loire}, le 23 septembre 1763 ; page du roi en la grande-écurie, 31 décembre 1777, puis premier page; capitaine au régiment de Lorraine- Dragons, (9»), 31 mars 1784; réformé, 2 juin 1784; capitaine de remplacement, 31 mars 1785 ; capitaine de compagnie, 5 mars 1788; reformé, 1"'' mars 1791 ; réintégré, 10 mars 1792; lieutenant-colonel, 22 juillet 1792; colonel du 9« dragons, 7 août 1792; sert aux armées du Nord et de Sambre-et-Meuse. Incarcéré à Lyon, condamné à mort, comme suspect, il est sauvé par ses dragons qui le réclament. Général de brigade provisoire, 4 avril 1705; conlirmé, 13juin 1795, envoyé à l'armée d'Italie, il est blesséà Vérone, 5 avril 1799; employé dans la 1'° division militaire, 10 août 1801 ; général de division, 29 décembre 1802; retraité, 11 janvier 1808. Chevalier, puis commandeur de la Légion d'honneur, 14 juin 1804, il avait été nommé grand-officier, le 10 février 1800 et grand-croix, le 19 août 1824. (Arch. G.)

Le général Beaumont avait été nommé sénateur de l'Empire, le 14 août 1807; comte, 20 avril 1808; pair de France, 14 juin 1814; à la Chambre des Pairs, il eut le triste courage de voter la mort du maréchal Ney. 11 mourut à Paris, le 4 février 1830.

En 1801, il avait épousé la sœur du maréchal Davout (1774-1846); son fils, né en 1808, qui fut gendre de Dupuytren, lui succéda comme pair de France en 1833; il mourut en 1877. Un de ses frères (1768-1836) fut député d'Indre-et-Loire au Corps Législatif en 1813 et à la Chambre introuvable en 1813. Le fameux économiste, Gustave de Beaumont, (1802-18001, qui fut député sous la monarchie de juillet, et représentant du peuple en 1848, était son neveu.

Bellet (Jean-Pierre) né à Pau (Basses-Pyrénées), le 27 novembre 1755, était parti en 1791 comme capitaine de la 2'^ compagnie du 2*^ bataillon de volontaires des Basses-Pyrénées, dont il devint lieutenant-colonel en second, 1'^'' mars 1792 ; lieutenant-colonel en l" en 1793, et avec lequel il combattit à l'armée des Pyrénées-Orientales. Versé, lors du premier amalgame, dans la 39<= demi-brigade, il partit avec elle en 1795 pour l'armée d'Italie. Le 28 mars 1790, il devint chef de la nouvelle demi-brigade formée par la fusion de la 39'^, 130", 145=, 147« et 14° provisoire, sous le n" 39, qui devint la 4« demi-brigade. Il fut tué à la tête de ce corps, vingt jours après, le 16 avril 1790, à l'attaque d'une des

APPENDICE 6i;i

redoutes des hauteurs de Ccva (Arch. Guerre). Il est parfois appelé « Bella ».

Bertiielemy (peintre), voir p. 023, note 4.

Berthiep (Louis-Alexandre), d'origine bourguignonne, (son père né à Tonnerre en 1721), étaitné k Versailles, le 20 novembre ]75:>; ingénieurgéographe des camps et armées du roi, !<"' janvier 1706 (à 12 ans!); lieutenant d'infanterie à la légion de Flandre, 24 mars 1772; capitaine aux dragons, 2 juin 1777; adjoint à l'état-major, 13 juin 1783 ; aidemaréchal-général des logis, 2 décembre 1787; major, l^' juillet 17S8; lieutenant-colonel, 11 juillet 1789; major-général de la garde nationale de Versailles, juillet 1789; adjudant-général-colonel, l°r avril 1791 ; maréchal de camp, 22 mai 1792; suspendu, 1793; réintégré, 5 mars 1793; général de division, 13 juin 179o; Ministre de la Guerre, du 10 novembre 1799 au 2 mars 1800, puis du 8 octobre 1800 au 9 août 1807 ; maréchal d'Empire, 19 mai 1804; pair de France, 4 juin 1814 et commandant une compagnie de gardes-du-corps ; mort à. Bamberg, (Bavière), le lof juin 1815, d'un accident ou par suicide.

11 avait fait la campagne d'Amérique avec Rochambeauen 1781 ; avait servi aFétat-major de Lafayctte en 1791, puis été chef d'état-major de Lùckner. 11 n'avait cessé d'occuper des fonctions d'état-major que de 1793 à 1793 et en 1800, où il fut, nominalement, commandant en che-f de l'armée de réserve qui vainquit à Marengo, mais il redevint ensuite, et pour toute la durée de l'Empire, major-genéral delà Grande-Aruiéo ; en même temps qu'il était grand-veneur, vice-connétable, colonelgénéral des Suisses; prince de Neuchàtel en 1800; prince de Wagram en 1809; grand-aigle de la Légion d'honneur; etc. (Arch. G.).

BoiNOD (Jean-Daniel-Mathieu) né à Vevey (canton de Vaud), le 29 octobre 1756 ; d'abord in)primeur-libraire ; quarticr-maîtrc-trésorier de la légion des AUobroges en 1792; commissaire des guerres provisoire, 15 novembre 1794; confirmé, 8 octobre 1795; il s'était lié avec Bonaparte devant Toulon et le suivit en Italie et en Egypte. Commissaire-ordonnateur, 12 janvier 1800; inspecteur aux revues, 0 février 1800; organise les transports au Grand Saint-Bernard pour la campagne de Marengo ; vote ouvertement contre le Consulat et contre l'Empire. Napoléon l'utilise quand même. Inspecteur en chef aux revues, 20 janvier 1810, il est intendant-général de Farmée d'Italie. Boinod suivit l'Empereur à File d'Elbe, devint, pendant les Cent-Jours, inspecteur en clief aux revues de la Garde impériale : rayé des contrôles à la seconde Restauration; retraité néanmoins, 10 avril 1817 ; rétabli dans le cadre des intemlants militaires en 1830, et nommé commandeur delà Légion d'iionncur; retraité de nouveau, 27 mai 1832 ; mort à Paris, 28 mai 1842. Sa tombe estuu cimetière Montparnasse (Arch. G. ; André FoUiet: Les Volontaires de la Savoie, page 134).

BoussARD (André-Joscpli), né à Binoli (Belgique), le 13 novembre 1758 ; capitaine de la 3« compagnie franche de dragons belges, l"' octobre 1792; lieutenant-colonel, I"'' mars 1793 ; chef d'escadron au 20'^ dragons, 5 juillet 1793 ; chef de brigade du 20" dragons, 7 janvier 1797 ; général de brigade provisoire, 22 septembre 1800; confirmé général de brigade^ 14 décembre 1801 ; se distingue pendant toute l'expédition d'Egypte ; général de division, lô mars 1812; mort à Bagnéres-de-Bigorre (Hautes- Pyrénées), le 10 août 1813. Il avait été blessé de trois coups de pointe à Mondovi, ainsi qu'à Alexandrie (Egypte), à Pultusk et devant Lérida en 1810.

BoYER (adjudant-général), voir p. 296, note 2.

Cac.vult (François), né à Nantes, le 10 février 1743, avait été professeur à l'Ecole militaire de Paris. En 1769, à la suite d'un duel où il tua son adversaire, il dut s'enfuir et vécut en Italie, soil librement, soit comme secrétaire du maréchal d'Aubeterrc, jusqu'en 178"j où il devint secrétaire d'ambassade à Naples. Il y resta comme ministre plénipotentiaire en 1791, jusqu'à la rupture de 1792. Même alors il ne cessa pas de résider en Italie, comme agent delà France, sans résidence fixe, et fut mêlé à tous les événements. Député de la Loire-Inférieure au Conseil des Cinq-Cents, le 16 avril 1798, il approuva le 18 Brumaire et fut nommé député au Corps Législatif, le 2i décembre 1799. Ambassadeur à Rome, de 1801 à 1803, il fut nommé sénateur, le 29 mars 1804. Cacault mourut à la Madeleine, près de Clisson, le 18 octobre 1803.

Causse (Jean-Jacques), né à Caux (Hérault), le 29 août 1731, soldat au régiment de Boulonnais (79°), 20 février 1770 ; caporal, 1772 ; sergent, 1776; sergent-major, 1783; adjudant, 1789; sous-lieutenant au 79", 22 mai 1792 ; lieutenant, 8 septembre 1792 ; adjudant-major, 24 avril 1793. Elu chef du 1"'' bataillon de volontaires du Mont-Blanc (Savoie) 10 août 1793, il se distingua à l'armée des Pyrénées-Orientales ; colonel, 4 octobre 1793; général de brigade provisoire, 25 décembre 1793; confirmé dans ce grade, 13 juin 1793'; passe à l'armée d'Italie, 13 octobre 1793; tué à Dego, le 13 avril 1796. Son nom est inscrit sur l'Arc-de- Triomphe de l'Etoile, côté Sud et sur les tables de marbre du musée de "N'crsaillcs. (Arch. G. ; André Folliet, p. 167; Jacques Charavay : Les gcndraux morts pour la pairie, p. 32.)

Ceuvoni (Jean-Baptiste), né à Saveria (Corse), le 29 août 1763, était un ami de la famille Bonaparte. Soldat au régiment Royal-Corse de 1783 à 1786, colonel de la garde nationale de son district en 1790, puis souslieutenant au 22" de cavalerie et aide-de-camp de son compatriote le général Casablanca, Cervoni était passé adjudant-général chef de bataillon et chef de brigade devant Toulon, oîi il était agent militaire près des représentants du peuple (près de Saliceti sans doute), lis 26 octobre et 20 décembre 1793. 11 devint général de brigade, le 14 janvier

APPENDICE 6u3

i794 (confirmé le 24 décembre 1795) et général de division, le 15 février 1798. Après avoir exercé divers commandements territoriaux, il reprit du service actif comme chef d'état-major du 2* corps de l'armée d'Allemagne (maréchal Lannesl, et fut tué, la tète emportée par un boulet, au début de la campagne, à Eckmlihl, le 23 avril 1809. 11 avait été blessé à la jambe droite, en Italie, le l»"" juin 1793, à la cuisse et au bras droit devant Toulon. Le 14 juin 1804, il avait été nommé commandeur de la Légion d'honneur. Le nom du général Cervoni est inscrit sur l'Arc-de-Triomphe de l'Etoile, côté Est.

- Charlet (Etienne) né à Dijon, le 8 avril 1756 ; après avoir été dragon, puis sergent d'infanterie de 1773 à 1786, avait servi en 1789 dans le 9» bataillon de la 1'" division (quartier du Marais) de la garde nationale parisienne, puis avait été nommé, le i9 juin 1791, lieutenant de gcndarmcricde Paris; capitaine à la légion desPyrénées, le 16 septembre 1792; lieutenant-colonel, le 28 juillet 1793; chef de demi-brigade, le 8 septembre 1793 ; général de brigade le 4 octobre suivant; il avait été nommé général de division, le 23 décembre 1793. Blessé mortellement àLoano le 22 novembre, il succomba à ses blessures, le 26 novembre 1795. Son portrait, miniature de l'époque, est au Musée de l'Armée.

CuARRiÈRE (adjoint d'état-major), voir p. 91, note 1.

Chasseloup-Laubat (François, marquis de) né à Marennes, ou à Saint- Sornin (Charente-Inférieure), le 18 août 1754, d'une vieille famille militaire; aspirant au corps royal de l'artillerie, 7 août 1770; souslieutenant élève du génie à l'Ecole do Mézièrcs, 1" juin 1778; lieutenant en second du génie, l'^f juin 1780; lieutenant en premier du génie, 16février 1784; capitaine, l*"" avril 1791 ; chef de bataillon, 15 juin 1793; chef de brigade, 8 novembre 1794; général de brigade, 21 février 17D7 ; général de division, 18 septembre 1799.

Il avait servi en 1792 et 1793 à l'armée du Centre, combattu à Givct, au siège de Montmédy, à Arlon, 7 et 9 juin 1793; passé en 1794àrarmée de Sambre-et-Meuse où il se distingua au siège de Maëstricht, et en 1795 à celui de Mayence. En Italie, 3 mars 1796 ; commandant en chef le génie, 11 juin 1796, il se distingua à Mantoue ; il retourna sur le Rhin en 1797; revint en Italie commandant le génie de l'armée, 12 octobi'e 1799; commanda également en ciief le génie de l'armée de réserve à Marongo, 7 juin 1800, etséjourna en Italie jusqu'en 1805, réparant et fortifiant les places d'Alexandrie, de Mantoue ; commandant en chef le génie de la ('■rande-Armée, 22 septembre 1806 , il dirigea les travaux aux sièges de Dantzig, de Stralsund, de Colberg, deMagdebourg; servit de nouveau en Italie, de 1808 à 1811; prit part à la campagne de 1812, toujours commandant en chef du génie, et après la retraite de Russie fut chargé de l'ins- •pection des places fortes d'Italie. Chevalier de la Légion d'honneur, il décembre 1803. ilfut nommé commandeur, le 11 juin 1804; grandoffaicr, 30 juin 1811, et grand-croix, 27 décembre 1814. Daron de

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l'Empire, puis comte, 7 juin 1808; il fut créé marquis, 31 août 1817. Conseiller d'Elat, 29 août 1811 ; sénateur, b avril 1813; Pair de France, 4 juin 1814; il fut exclu aux Ccnt-Jours, mais revint siéger en juillet 1815 jusqu'à sa mort.

Il fut le père du Ministre de la Marine et sénateur du second Empire, Prosper deChasscloup-Laubat (1805-1873), du général de division Justin- Prudent (1802-1803) qui fut représentant du peuple à l'Assemblée Législative en 1849 ; et du diplomate Justin, son fils aîné (1800-1847) qui fut député de la Seine-Inférieure, (arrondissement de Dieppe), de 1837 à sa mort, après avoir été chef d'escadron d'état-major.

Il est mort à Paris, le 6 octobre 1833 et est inhumé au Père-Lachaise. Son buste est au Musée de Versailles.

CnAuvET (Félix- Joseph-Antoine-François), fils d'un député à l'Assemblée Législative de 1791, était né à. Mézel (Basses-Alpes), le 19 novembre 1.7G9; nommé, d'emblée, commissaire des guerres par Pache, le 1<"" janvier 1793; confirmé par Bouchotte, le 6 avril suivant; attaché en cette qualité à l'armée des Alpes, à Valence, à l'armée dirigée contre les rebelles de la Lozère et enfin à l'armée de Carteaux devant Toulon ; commissaire-ordonnateur, et ordonnateur en chef, parles représentants Albitle, Gasparin et Saliceti; à l'armée d'Italie, 13 juin 1795; mort à Gènes, d'une fièvre putride, à l'auberge du Grand-Cerf, dans une chambre du 2» étage donnant sur le port, le 2 avril 1796 (Arch. G.).

GiiK.MER (adjudant-général), voir p. 90, note G. CoLLOT (agent- général), voir p. 98, note 1. Gommes (aide-de-camp), voir p. 094, note 1. Guoç! (chef d'escadron), voir p. 543, note 2.

Dallemagne (Claude) né àPeyrieu (Ain),prèsdeBelley, 8 novembre 1754; volontaire au régiment de Hainaut (50^ d'infanterie), 24 décembre 1773 ; fit la guerre d'Amérique ; caporal en 1777 ; sergent en 1779; sergentm ijor en 1786 ; breveté vétéran, 5 avril 1791 ; chevalier de Saint-Louis ; sous-lieutenant, 15 septembre 1791 ; lieutenant, 19 juin 1792 ; capitaine de grenadiers, 25 septembre 1792; commandant les grenadiers devant Toulon ; général de brigade, 23 décembre 1793, après la prise de la ville; général de division, 15 août 1796 ; commandant la place à Borne, 1797 ; à l'armée d'Egypte, 12 janvier 1798 ; réformé, 14 janvier 1799 ; retraité, 27 décembre 1802; rappelé à l'activité, 20 mars 1807; employé à la Grande-Armée ; commandant la 25^ division militaire à Wcsel, 20 mars 1809 ; réadmis à la retraite, 29 août 1810 (Arch. G.).

Député de l'Ain au Corps Législatif, 27 mars 1802, il fut constamment réélu jusqu'à sa mort, survenue à Nemours (Seine-et-Marne), 24 juin 1813. Cinq jours auparavant, 19 juin, il avait été nommé baron de l'Empire.

Son nom est inscrit sur l'Arc-de-Triomphe.

Accouru du col de Tende, où il commandait, il n'avait rien pu emporter; trois pieds de neige rcmpècliorcnt d'emmener ses chevaux; il fit des dépenses on prenant la poste pour arriver plus vite et se trouva gêné (général Dallemagne à Bonaparte, de Castelnuovo, 5 mai. Arch. Guerre). On lui alloua 300 francs.

Despinoy (Hyacinthe-François-Joseph], né à Valenciennes, 22 mai 1764; cadet-gentilliommeaurégimentdeBarrois-infanterie(91''), 18 juillet 1780; sous-lieutenant, 10 juillet 1784; lieutenant, la septembre 1791; capitaine de grenadiers, 22 mai 1792; adjudant-général-chef de bataillon provisoire (par les représentants Baille, Beauvais, Barras), 22 juin 1793; grièvement blessé devant Toulon, 17 décembre 1793 ; général de brigade provisoire (par les représentants Ricord, Fréron, Saliccti, Barras), 20 décembre 1793 ; confirmé dans ce grade, 14 novembre 1794 ; blessé à Puycerda, 26 juillet 179o ; général de division, 10 juin 1796; réformé,

19 octobre 1796; commandant d'armes à Perpignan, 20 novembre 1801 ; à Alexandrie, 27 janvier 1803 à mai 1814 ; à Strasbourg, 11 décembre 1814 au 26 mars 1815; retraité, 9 septembre 1815 ; maintenu à Strasbourg,

13 septembre 1815. Commandant la 1'"'= division militaire à Paris, 12 octobre 1815 au 20 janvier 1819 ; commandant la 20*^ division militaire, 27 janvier 1821; commandant la 12" division militaire à Nantes, 7 mars 1821 ; retraité, 20 août 1830, à dater du l*^' septembre. Mort à Paris, 5, rue du Regard, le 29 décembre 1848.

Le général Despinoy avait été créé comte, 2 mars 1816. 11 était grand : 5 pieds, 8 pouces, 6 lignes. Despinoy prétend qu'il fut un des familiers de l'intimité de Bonaparte; il se brouilla ensuite avec lui et fut tenu à l'écart. Il s'en vengea, sous la Restauration, en persécutant avec violence ses anciens camarades et acquit une triste renommée.

Membre de la Légion d'honneur, 11 décembre 1803; commandeur,

14 juin 1804; il ne devint grand officier de la Légion d'honneur que le ^7 août 1822; il était en outre, du 3 mai 1816, commandeur de Saint- Louis.

Dessala (Joseph-Marie), était né à Thonon, le 24 septembre 1764 ; il fut capitaine, puis lieutenant-colonel dans la Légion Allobroge ; chef de la 4" demi-brigade légère en 1793, devenue 27'=; député du département du Mont-Blanc au Conseil des Cinq-Cents, de 1798 à 1799 ; général de brigade en 1803, général de division en 1809. 11 défendit la Savoie en 1814 et 1815. Le général Dessaix, qu'on a souvent confondu avec l'illustre Desaix, mourut à Marcley, commune de Bons (Haute-Savoie), le

20 octobre 1834.

Un de ses frères, Claude, capitaine de carabiniers à la Légion Allobroge, fut tué, à 24 ans, au combat du Boulon, dans les Pyrénées-Orientales, le 28 avril 1794. Son pclit-ncveu, J. Dessaix et M. André Folliet, sénateur, lui ont consacré une belle étude historique : Le général JJcssaix, sa vie politique et niiUlaire ; \oiv la pages 2, 68 et 138, des Volontaires de la Savoie, de M. André Folliet.

DiNTROz (capitaine d'artillerie), voir p. 699, note 2.

DoMMARTiN (Elzéard-Auguste Cousin de), né à Dommartin-le-Franc (Haute Marne), le 26 mai 1767; élève à l'Ecole d'artillerie de Verdun, !'"■ septembre 1784; lieutenant en 2= au régiment d'artillerie d'Auxonne, , l^r septembre 178"d ; lieutenant en 1" au 1" régiment d'artillerie, i<"' avril 1791 ; capitaine au 4e d'artillerie, 6 février 1792 ; commandant une compagnie d'artillerie légère (successivement les 13^ 14"', 15» et 17=), 25 mars 1793; chef de bataillon d'artillerie, 2 septembre 1793 ; chef de brigade par les représentants du peuple devant Toulon quelques jours après; blessé à Ollioules (remplacé dans son commandement par Bonaparte' ; général de brigade, 23 septembre 1793. Employé à l'armée d'Italie de 1795 à 1797, il commanda en chef l'artillerie de l'armée du Rhin, 12 décembre 1797 ; passa en la même qualité à l'armée d'Orient,

12 janvier 1798, et s'embarqua pour l'expédition d'Egj'ptc. Général de division (à titre provisoire), 29 juillet 1798, il fut grièvement blessé sur le Nil, i^^ août, et mourut à Uosettc, de ses blessures, le 9 août 1799. Son nom est inscrit sur l'Arc-de-Triomphe de l'Etoile, côté Sud, et sur les plaques de marbre du Musée de Versailles (Arch. Guerre). Quelques-uns de ses papiers ont été publiés par M. Alfred de Besancenet sous le titre : Le porlefeiiille d'un général de la République.

DujARD (Jcan-Lambert Marchai-) né à Lunéville, le 17 septembre 1739; cadet dans l'artillerie, 30 septembre 1754; sous-lieutenant, l*^"" janvier 1757; lieutenant, 27 mars 1760; capitaine, 31 juillet 1767; chef de brigade, !'='■ juin 1786; lieutenant-colonel, l""' janvier 1791; colonel, 8 mars 1793, commandant le 4« régiment; général de brigade, 25 février 1794, (confirmé, l"^"" avril 1795); assassiné au col de Tende, le 21 juillet 1796. Il avait fait les campagnes de 1756 à 1782, en Allemagne, en Corse, en Bretagne et Normandie, puis à l'armée des Alpes (Arch. G.).

Dupas (Pierre-Louis), né à Evian (Haute-Savoie), 13 février 1761 ; soldat dans Piémont-Dragons (armée sarde), l"mars 1775; passé au service de Genève, 30 mars 1784; libéré comme fourrier en 1786. Soldat au régiment suisse de Chàtcauvieux, au service de France, 1" août 1787; combat en Corse; garde national de Paris (district Saint-Eustache),

13 juillet 1789; un des vainqueurs de la Bastille; grenadier au bataillon de l'Estrapade, 3 septembre 1789; lieutenant-colonel de la 6° division de gendarmerie à pied, 1" août 1792; adjudant-major dans la Légion Allobroge, 13 août 1792; capitaine, l»"" décembre 1792 ; chef de bataillon, !«■■ août 1793; assiste au siège de Toulon; sert à l'armée des Pyrénées jusqu'en 1795, dans les AUobroges, devenus 4« demi-brigade légère, puis 27« légère. Après la campagne d'Italie, embarqué pour l'Egypte, toujours dans la 27o légère, 11 mai 1798 ; chef d'escadron commandant les Guides à pied du général en chef, 13 juin 1798; chef dela69«demi-brigade, 12 janvier 1799; commandant la citadelle du Caire, 8 février 1799 ; rentré en France, 22 septembre 1801-; adjudant-supérieur du Palais des Tuileries,

19 mars 1802; colonel des Mamelucks, 2 mai 1803; général de brigade,

20 août 1803; sous-gouverneur du château de SUipinis, en Piémont, 23 septembre 1804; commandant une brigade de grenadiers Oudinot, à Austerlitz; général de division, 24 décembre 1805; commandeur de la Légion d'iionneur, 14 juin 1804; comte, 11 février 1809; retraité, 13 septembre 181 3 ; mort au château de Ripaille, près Thonon, 6 mars 1833. Son nom est inscrit sur l'Arc-de-Triomphe, côté Sud (Arch. G.). Un portrait de lui au crayon, par Dutertre, est au musée de Versailles. Un autre est donné dans sa biograpliie, par MM. André Folliet et Dubouloz-Dupas.

Le général Dupas avait épousé, en 1811, une demoiselle Raimond, nièce du général Hulin. 11 avait reçu un sabre d'honneur pour avoir franchi l'un des premiers le pont de Lodi et fut par suite, de droit, membre de la Légion d'honneur, à la création de l'ordre Dupas avait en outre le brevet et la médaille des Vainqueurs de la Bastille pour s'être distingué à l'assaut de cette forteresse, avec les Gardes-Françaises.

DupiN (adjudant-commandant), voir p. 274, note 1.

DuPCY (Dominique-Martin), né à Toulouse, le 8 février 1707 ; soldat au régiment d'infanterie d'Artois (48*^) du 4 novembre 1783 au 3 septembre 1784; lieutenant-colonel en second du l^' bataillon de volontaires de la Haute-Garonne, 2 décembre 1791 ; lieutenant-colonel en premier, 10 novembre 1792 ; passé à la 21<= demi-brigade, 20 janvier 1794 ; chef de la 21« demi-brigade, 25 février 1794, devenue la 32«, avril 1796; refuse le grade de général pour rester à la tète de la 32= ; commandant la ville et le château de Milan, novembre 1796 ; général de brigade, 6 décembre 1706 (16 frimaire an V), refuse encore ce grade, 12 janvier 1797, « ne se sentant pas capable d'en remplir les fonctions »; maintenu général quand môme, mais laissé avec la 32" ; part pour l'expédition d'Egypte, comme général attaché au quartier-général; commandant de place au Caire, y est tué d'un coup de lance dans l'émeute du 21 octobre 1798.

Son buste par Roland est au musée de Versailles et son nom y est inscrit sur les tables de marbre, ainsi qu'a l'Arc-de-Triomphe de l'Etoile. Un monument, une colonne, avec son médaillon, luiaégalementétéélevé, en 1842, à Toulouse, où l'on conserve, aux Archives municipales, plusieurs de ses lettres écrites d'Italie, ainsi que le drapeau de la 32«.

Il était divorcé ; une pension de 3,000 francs fut accordée, le 27 juillet 1808, par Napoléon à la mère du général Dupuy, née Paule Bertrand. (Arch. G.; Général Roguet, p. 155 à 158 et 229; Trolard, t. K, p. 4, 5, 0, 408 à 410; Jacques Charavay : Les généraux morts pour la pairie, p. 53 et 54.)

Faipoui.t (Guillaume-Charles), né à Paris, le 4 décembre 1752, fut lieutenant, puis capitaine du génie et donna sa démission en 1780 pour se livrer à l'étude des sciences. Partisan de la Révolution, il fut, sous Roland, secrétaire-général du Ministère de l'Intérieur, et banni en 1793. Ministre des Finances, le l"^'" octobre 1794, il occupa ce poste jusqu'au Bo». 42

12 février 1796. Ministre plénipotcnliaire à Gènes, il prit une grande part à l'organisation des nouvelles républiques italiennes, mais dut rentrer dans la vie privée à la suite de démêlés avec le général Championnet. Préfet de l'Escaut, à Anvers, de 1800 à 1808, il devint alors Ministre des Finances du roi Joseph en Espagne et ne revint en France qu'en 1813. Préfet de Saône-et-Loire pendant les Cent-Jours (27 avril dSlij), il défendit bravement la ville de Màcon contre l'invasion. Faipoult mourut à Paris, le 12 octobre 1817.

FioriELLA (Pascal-Antoine) né à Ajaccio, le 7 février 1752; volontaire dans Royal-Corsc-lnfanterie, 2i juin 1770 ; sous-lieutenant, 23 juillet 1770; lieutenant, 31 mars 1774; capitaine en second, 20 mai 1781 ; capilaineau bataillon de chasseurs corses (4"^), 14 mai 1788; lieutenant-colonel en premier du 4« bataillon de volontaires de Tlsère, 18 novembre 1791 ; chef de la 40'= demi-brigade, 27 février 1794 ; général de brigade, 24 décembre 179a. Fiorella passa général de division au service de la République Cisalpine, 14 novembre 1797; commanda la place de Turin, 3 mai 1799 ; y capitula, 21 juin suivant. Replacé général de brigade dans l'armée française, 1801 ; retourne au service de la République Italienne, septembre 1803; général de division, 1804; sénateur du Royaume d'Italie, 10 octobre 1809 à 1814. Pendant les Cent-Jours, il commanda les arrondissements d'Ajaccio et de Sartone, du 4 mai au 3 août 1815. 11 fut confirmé lieutenant-général au titre français, 16 février 1817, et mourut à Ajaccio, 3 mars 1818 (Arch. Guerre).

FonxÉsY (Henry-François) était né à Orbe, dans le canton de Vaud, en Suisse, le 13 mai 17j0, tils de François et de Marie de Marmeix. Il entra au service militaire de France conmie cadet au régiment de Reinach- Suisse (devenu en 1791 le 100= d'infanterie) le l'"" octobre 1703, n'ayant que treize ans et y devint sous-lieutenant le l^"" juillet 1707, à peine Agé de dix-sept ans. Lieutenant, le 27 août 1780, après plus de treize ans de grade; lieutenant de grenadiers, le l'='"juin 1789, il passa capitaine au même régiment, le21 novembre 1790; chevalier de Saint-Louis, le 10 avriH79l, mais il fut licencié le 23 septembre 1792, avec tous les régiments suisses, par suite du décret du 21 août. Il avait alors vingt-neuf ans de services et avait fait campagne en Corse de 1708 à 1769, à l'époque même où y naissait Bonaparte.

Dès le 31 octobre 1792, le général Dumouriez nommait Fornésy lieutenant-colonel du corps-franc attaché au 12° régiment de chasseurs à cheval, qui devint peu après le 32" bataillon d'infanterie légère. Nommé chef de brigade, le 19 mai 1794, à l'armée duNord, par Saint-Just et Le Bas, il fut fait prisonnier de guerre cinq jours après, à Merbe-Chàteau. Il ne rentra en France et ne fut remis en possession de son emploi de chef de la 32'" légère que le 15 décembre 1794. Versé dans la nouvelle 17'' légère, le 10 avril 1790, il en prit le commandement, combatlit, le 11, a Monte-Legino, fut blessé à la tète à Castiglione, aux deux affaires de Rivoli, et resta estropié à la suite de sa dernière blessure. Autorisé à

ronfror dans ses foyers,'le 2 février 1798, il fut retraité, avec pension de 3,000 francs, le d8 novembre 1799 (Arch. G.).

Le colonel Fornésy mourut à Orbe, le 30 mors 1811, sans fortune, laissant quatre tilles qui ne se marièrent pas (Renseignements dus à l'obligeance de M. Hermann Mercier, officier de l'état civil d'Orbe, a qui nous exprimons ici notre gratitude). Le général Thiébault, dans ses Mémoires, t. II, p. 41 à 46, se trompe donc en disant que Foriiésy est né et mort à Morges (Suisse).

Son nom est souvent défiguré dans les documents de l'époque, où l'ortfiographe des noms propres est rarement respectée; on le trouve le plus souvent écrit Fournésy ou Fourncri.

FouRCADE (Pascal-Thomas), consul de France en Crète, fut emprisonné à La Canée, puis à Constantinople, en 1798, lors de l'expédition d'Egypte et ne dut sa liberté, en 1801, que grâce à l'ambassadeur de Russie qui obtint sa grâce du Sultan. Nommé consul à Salonique, il mourut dans cette ville, le 11 septembre 1813.

Fra.nceschi (adjudant-général), voir p. 692, note 1.

Fricville (voir Villot).

Galeazzini (adjudant-général), voir p. 315, note 5.

Garnier (Pierre Dominique), né à Marseille, le 19 décembre 17110; soldat au régiment de l'Ile de France de 1776 à 1779 ; dragon à la Guadeloupe ; capitaine en 1789 dans la garde nationale de Marseille, où il était venu reprendre sa profession d'architecte; lieutenant-colonel eu second, en 1792, de ce bataillon de volontaires qui avait semé « la Marseillaise » à tous les échos de la France pendant samarcliesur Paris, il l'avait guidé à l'attaque des Tuileries, le 10 août, où il fut l)lcssé, puis en récompense de sa conduite dans cette journée, il avait été nommé sous-lieutenant dans l'armée régulière, au 51** d'infanterie, le 13 septembre 1792, mais il n'accepta pas. Le 26 octobre 1792, Garnier était nommé lieutenant-colonel en premier du IP' bataillon de chasseurs; général de brigade, le 12 septembre 1793; général de division, devant Toulon, le 20 décembre 1703 (confirmé, le 29 août 1794); il avait constamment combattu sur la frontière des Alpes et servit encore à l'armée d'Italie, à Rome, pendant les années 1798 et 1799. Réformé, le 20 mai 1801, il alla habiter Paris; fut de 1811 à 1812, commandant d'armes à Barcelone; revint à Paris où il était signale, le 17 avril 1813, par le Ministre de la Police Savary, comme « se faisant remarquer par ses opinions exagérées». Pour l'éloigner, on le nomma, le 23 avril 1813, commandant d'armes à Laybach, en Illyrie; l'invasion l'en chassa, et il alla commander à liiaye, puis fut retraité en 1815. Retiré à Nantes, le général Garniery est mort, 23, rue de l'Est, le 11 mai 1827. Son nom e.st inscrit sur l'Arc-de-Triomphe (Arch. G.). Voir une notice de l'auteur de ce livre, sur le général Garnier, dans la revue LaRévolution Française, tome XII, 1887, page 851.

Garuau (Picrrc-Ansclmc) était né à Sainte-Foy (Gironde), le 19 février 1762; avocat a Liljonrne ; élu en 1790, président du directoii'e du district de Libourne ; député-suppléant de la Gironde à l'Assemblée Législative, S septembre 1791; admis à y siéger, 7 avril 1792 ; réélu .représentant du peuple à la Convention, le sixième sur neuf, le 7 sep- 'tcmbre 1792; siège à la Montagne et vote la mort du roi. En mission, à l'armée desPyrénées, Garrau déploya une rare énergie ; puis à celle de rOuest; il fut réélu, en l'an IV {^l'fj), parmi les deux-tiers des conventionnels exigés par la Constitution, mais il n'accepta pas ce mandat. Après sa mission en Italie, il fut député de la Gironde au Conseil des Cinq-Cents, le 10 avril 1798; fut opposé au coup d'Etat du 18 brumaire. En 1806, il fut cependant nommé sous-inspecteur aux revues, à Drest, et remplit ces fonctions, notamment en Espagne, jusqu'en 1814. Membre de la Chambre des Représentants, 15 mai 1815 il rentra dans la vie privée après les Cent-Jours. Proscrit comme régicide, le 12 janvier 1816, il se retira à Bruxelles, y fut arrêté, emprisonné; expulsé, parvint enfin à se l'éfugicr à Aix-la-Chapelle. Rentré en France par l'amnistie de 1819, ce ne fut que pour y mourir, à Saint-André et Appelles (Gironde), le 15 octobre 1819. Son portrait existe dans la collection Gonord à la Bibliothèque Nationale.

Gauthier ou Gaultier de Kcrvéguen (Paul-Louis), né à Brest, le 22 mars 1737; élève-ingénieur de la marine, 1755; ingénieur-géographe, 1767; capitaine d'infanterie, 18 novembre 1769; fit les campagnes de Sainl- Dominguc en 1764; de Corse en 1769; d'Amérique, avec d'Estaing, en 1778; lieutenant-colonel, 20 décembre 1779; adjudant-général-colonel, 15 novembre 1791; à l'armée des Pyrénées-Occidentales, en 1792; maréchal de camp, 8 mars 1793 ; chef d'état-major de l'armée d'Italie, en 1793; général de division, 25 février 1794; inspecteur en chef aux revues, 7 février 1800; retraité, 6 juin 1807; mort à Paris, le 3 mai 1814. Il avait été blessé d'un coup de feu à la cuisse, lors de l'assaut du fort de l'île de Grenade en 1779 (Arch. G.).

Glad (chef de brigade du l'î' hussards), voir p. Ci5.

GoNNORD (Jean-Guillaume), né à Rouen, le 13 décembre 1752; dragon au régiment Mestre-de-camp (10') le 10 avril 1771 ; soldat au régiment d'infanterie de Bresse (26°), 20 aoiit 1775 ; porte-drapeau, 1783 ;lieutenant de grenadiers, 12 janvier 1792; capitaine au 52°, l»"" août 1792; aide-decamp du général Raphaël Casabianca, 1794; aide-de-camp du général Bcrthier, mai 1795; chef de bataillon, 21 avril 1796; placé à la 15° division ' militaire, 25 juillet 1799; sous-inspecteur aux revues, 28 décembre 1801 ; mort en fonctions, à Rouen, le 22 août 1807 (Arch. G.),

Grillon (adjudant-général), voir p. 696, note 2.

Gruardet (chef de bataillon), voir p. 226, note 3.

GuiEu (JcanJoscph\ né à Champcella, canton de Guillestrc (Hautes- Alpes), le 30 septembre 1758 ; soldat au régiment d'artillerie de Toul ("«régiment), 1'='' novembre 1774; congédié, 31 janvier 1780; capitaine au l'^'" bataillon de volontaires des Hautes-Alpes, 14 décembre 1791 ; lieutenant-colonel en second, 22 mai 1792 ; chef de brigade, 4 octobre 1793; général de brigade, 23 décembre 1793 ; confirmé dans ce grade, 13juin 1795 ; général de division, G décembre 1790 ; retraité, 20 août 1803 (pension de 4,000 francs).

Il avait appartenu aux armées des Pyrénées-Orientales et d'Italie, et avait été blessé au bras droit d'un coup de biscaïen, à la prise du camp de Llers, 7 juin 1794 (Arcb. Guerre). Il avait 16 ans, 11 mois, 2 jours de services et 8 campagnes.

Le général Guieu mourut a Chàtcauroux (Hautes-Alpes), le b octobre 18l7.

H.\LLER (agent-général), voir p. 98, note 2.

Idrac (Laurent), né à Auch (Gers), en 1774, avait été nonnmé le 20 juin 1792, tambour-major du 1"'' bataillon de volontaires du Gers, qui devint l'^f bataillon de la 51» à la réorganisation de l'an IV. Il devint souslieutenant à la 518, 19 février 1797 ; lieutenant, 2 mars 1805, et fut mortellement blessé à léna, 14 octobre 1806; il succomba deux jours après, le 10 octobre.

Jacquin (.Jean-Baptiste) né à Bonncncontre (Côle d'Or), le 16 décembre 1759 ; soldat au 10° chasseurs, 3 décembre 1777, y gagne tous ses grades ; chef d'escadron de la gendarmerie d'élite, l""" septembre 1803 ; major-colonel de la gendarmerie d'élite (garde impériale), 5 juillet 1804; général de brigade, 30 mai 1808; mort a Fontainebleau, 3 mars 1841 (Arch. G.).

KiLMAiNE (Charles-Edouard Jennings de) était né à Dublin, le 19 octobre 1751; soldat au régiment de Royal-Dragons, 1774; adjudant aux volontaires étrangers de la marine, septembre 1778; sous-lieutenant à ce corps, devenu volontaires de Lauzun, l*^'' avril 1780; il fu la guerre d'Amérique, toujours avec ce régiment devenu, le 14 septembre 1783, hussards de Lauzun, (O'^hussards). Lieutenant, 25 octobre 1786 ; capitaine,

24 mai' 1788, toujours aux hussards de Lauzun; il y fut nommé lieutenant-colonel, le 23 novembre 1792, et colonel du 6'' hussards, le 20 janvier 1793. Général de brigade, 8 mars 1793, à l'armée delà Moselle; général dcdivision, 15mai 1793, àfarmée du Nord; commandant en chef provisoire des armées du Nord et des Ardennes réunies, 4 juillet 1793; suspendu comme noble, peu après ; réintégré, 13 juin 1793, et nommé commandant de la cavalerie de l'armée des Alpes et d'Italie, il y resta, soit en chef, soit en sous-ordre, jusqu'au 23 décembre 1797, où il fut désigné pour commander la cavalerie de l'armée d'Angleterre. Le

25 murs 1798, il fut même général en chef par intérim de celle armée.

Sa santé le contraignit de partir en congé, en janvier 1799. Kilmainé mourut à Paris, le H décembre 1799 (Arch. G.)-

Consulter sur Kilmainé qui s'était distingué à Jemmapes puis à Raismes, à Vicoigne, d'avril à mai 1793, l'ouvrage d'Arthur Chuquet : IJondschoole, pages 57 à 60 ; consulter également la courte et intéressante notice de M. Léonce Grasilier : Le général Kilmainé. Avant la Révolution, Kilmainé avait habité quelque temps Tonnay-Charente où son père exerçait la médecine.

Lafons (chef de la Sl'^), voir p. 310, note 2.

La Haupe (Amédée-Emmanuel-François de), seigneur des Uttins, né à RoUe, sur les bords du lac Léman, le 17 octobre 1754, avait servi en Hollande, con)me capitaine de grenadiers, de 1773 à 1781. Lieutenantcolonel du 4® bataillon des volontaires de Seine-et-Oise, le 19 octobre 1791, puis du 35» d'infanterie, il avait défendu Bitche en 1792, pris part au siège de Toulon, et avait été nommé général de brigade, le 20 décembre 1793 (confirmé, le 29 août 1794) et général de division, le 16 août 1795. 11 fut tué au combat de nuit de Codogno, le soir du 8mai 1790. (Arch. G.). Son buste par Lecomtc est au musée de Versailles; mais buste de fantaisie. Voir son portrait authentique dans la remarquable biographie que lui a consacrée le colonel fédéral Secrétan.

On l'a souvent confondu avec son cousin, Frédéric-César (né comme lui à Rolle, six mois plus tôt, le 6 avril 1754). On appelle celui-ci, improprement, et par une nouvelle confusion, « général », quoiqu'il n'ait jamais été soldat. César avait été précepteur des grands-ducs de Russie, dont l'un devait devenir le tsar Alexandre 1""'. De retour en Suisse, il se mit, avec Amédée, à la tête des patriotes du canton de Vaud et joua un grand rôle dans les événements qui amenèrent la libération et l'indépendance de sa patrie. César de La Harpe a son buste adossé à un obélisque de 13 mètres, qui lui fut élevé dans une petite île du lac de Genève, en avant de Rolle.

La Harpe (Frédéric-Joseph-Maric- Victor), fils du général, était né en Belgique, alors que son père y servait comme capitaine de grenadiers. 11 naquit le 7 mai 1778, à Burdine (plus tard département de l'Ourthe), et fut nommé par la Convention, le 30 septembre 1795, à peine âgé de" dix-sept ans, sous-lieutenant aide-de-camp du général son père. Lieutenant à la suite du lo- hussards, 23 mai 1796, tout en restant aide-de-camp de Bonaparte, il rejoignit son régiment en 1797 après la paix de Campo-Formio, continuant à servir en Italie. Blessé au combat sous Vérone, 26 mars 1799 ; fait prisonnier à Brescia où il avait été transporté, 21 avril 1799; rentré en France en 1801, il fut nommé capitaine au 12e hussards, 6 avril 1803, passa peu après capitaine au 30<-' dragons, fut décoré de la Légion d'honneur, 14 juin 1804, et mourut à Turin, un mois plus tard, le 24 juillet 1804.

Lambert (Jean-François) né à Toulon, 4 février 1735 ; commis, puis chef du bureau des impositions à l'intendance de Corse, t'^'' juillet 1769 à 1783; secrétaire du commandant de la Franche-Comté, 1785-1789 et garde national de Besançon; entré dans la garde nationale soldée de Paris, 9 octobre 1789 (bataillon des Prémontrés) ; commissaire des guerres aux armées du Centre et du Nord, 23 mai 1792; commissaireordonnateur à l'armée de Belgiijue, 9 décembre 1792; commissaireordonnateur en chef à l'armée des Ardcnnes, 13 février 1793; à l'armée du Nord, août 1793; suspendu, 9 février 1794; réintégré, 17 mai 1794; employé à l'armée d'Italie, 21 octobre 1795 ; commissaire-ordonnateur en chef de l'armée d'Italie, 19 avril 1796; replacé commissaire-ordonnateur en sous-ordre, 31 mai 1796 ; administrateur militaire de la Lombardie, b août 1797 ; passé en Hollande, 14 novembre 1799 ; à l'armée de réserve, 19 mars 1 800; ordonnateur en chef delà 2° armée de réserve, 8 juillet 1800; de l'armée d'Italie, 21 août 1800; directeur de la commission de liquidation de la comptabilité de l'armée d'Italie, à Milan, 13 janvier 1801 ; employé en Suisse, 1802; créé inspecteur aux revues, 4 septembre 1802 an camp de Saint-Omer, 1804; au 3« corps de la Grande-Armée, 1805 à 1807; intendant-général de l'armée d'Espagne, 1809; retraité, 24 février 1810; remis en activité, 17 avril 1810; intendant-généraldel'armée de Portugal, 1810-12; en Prusse, 1812-13; inspecteur en chef aux revues, 12 février 1813, et baron de l'Empire; retraité de nouveau, l*' janvier 1816. Chevalier de la Légion d'honneur, 25 mars 1804; officier, 26 décembre 1805 ; commandeur, 14 février 1815; il fut nommé grandofficier, 20 avril 1831 ; il était en outre chevalier de Saint-Louis, du 19 juillet 1814. L'inspecteur en chef aux revues Lambert est mortà Paris, le 5 février 1837. — Lorsqu'il eut remis son service à Denniée, Saliceti lui écrivit, 14 juillet 1796, une lettre des plus flatteuses sur ses capacités; déjà, le 2 juillet 1796, le Ministre de la Guerre le félicitait d'avoir rétabli l'ordre et réprimé les abus, et le 19 juin, on le complimentait sur « l'expérience elles talents » qu'il avait déployés pour u seconder l'élan victorieux » de Bonaparte (Arch. G.).

Lannes (Jean), né à Lectoure (Gers), 10 avril 1769 ; sous-lieutenant de grenadiers au 2e bataillon de volontaires du Gers, 20 juin 1792; lieutenant, 25 septembre 1793 ; capitaine, 31 octobre 1793; chef de bataillon, 25 décembre 1793 ; chef de la lOo» demi-brigade, 16 juin 1795 ; à la suite de la 99'= (5^), P"' mars 1796 ; chef provisoire de la 39'^ (4^), 15 avril 1796 (ou de la 69°, 18") ; commandant trois bataillons de grenadiers à l'avantgarde de l'armée d'Italie, 5 mai 1796 ; général de brigade, 17 mars 1797 ; général de division, 10 mai 1799; commandant le Palais des Tuileries, 9 novembre 1799 ; commandant en chef la Garde des Consuls, 16 avril 1800; maréchal d'Empire, 19 mai 1804; colonel-général des Suisses, 13 septembre 1807 ; duc de Montebello, 15 juin 1808; mort à Ebersdorff (Autriche), 31 mai 1809, des blessures qu'il avait reçues le 22 à la bataille d'Essling. Sa carrière est trop connue pour qu'il soit nécessaire de la retracer avec plus de détails.

Lanusse (François) né à Habas (Landes), 3 novembre 1772; garde national à Agen on 1789; lieutenant de grenadiers de la garde nationale de Limoges, 10 février 1792; sergent à la 4e compagnie du b« bataillon de volontaires de la Haute-Vienne, 10 février 1793 ; capitaine de la 50 compagnie, 12 février 1793 ; lieutenant-colonel en second du '6" bataillon de la Haute-Vienne, 10 juin 1793; à l'armée des Pyrénées ; lieutenant-colonel en premier, 12 septembre 1793; adjudant-général-chef de brigade provisoire (par les représentants du peuple Delbrel et Vidal], 4 novembre 1794 ; général de brigade, 2 mai 1796 ; général de division provisoire, 26 janvierlSOO; confirmé, 6 septembre 1800 ; blessé au combat de Canope (Egypte), 21 mars 1801, mort de ses blessures à Bclbéis, le 19 mai 1801 (Arch. Guerre). — Il était frère cadet du général de division baron Lanusse (Pierre, dit Robert), né à Habas en 17C8, mort en 1847.

La Salcète ou La Salcette (le, général Jean-Jacques-Bernardin Colaud de) était le cousin de Tcx-constituant et conventionnel Jacques- Bernardin Colaud (1733-1796) et du général Claude-Sylvestre Colaud (1754-1819). Ne à Grenoble, le 27 décembre 1759 ; adjudant-général, 13 juin 1793; général de brigade, le 29 octobre 1795, il revenait de Paris où Schérer Pavait envoyé exposer au Directoire la triste situation de l'armée et n'avait rejoint que la veille. Baron de PEmpire, 18 mai 1811, il ne devint général de division qu'aux Cent-Jours, le 22 mars 1815, et mourut à Grenoble, le 3 septembre 1834. 11 avait été de 1792 a 1793, aide-de-camp de Lamcth et de Menou, et avait servi comme officier au 39« d'infanterie de 1775 à 1792.

Lautour-Boismaiieu (Jean-Aimé), né à Argentan, 22 avril 1762; volontaire au {«'■bataillon de l'Orne, 30 septembre 1791; sous-licutcnant au 3« bataillon de chasseurs (plus tard 3' demi-brigade légère), 12 mars 1792; lieutenant, 14 janvier 1793; capitaine, 10 mars 1794; fait les campagnes de Savoie, des Alpes, d'Italie; aide-de-camp de Masséna, 1794; blessé de six coups de sabre à Lodi; chef de bataillon aidc-de-camp, 23 mai 1796; chef de brigade, toujours aide-dc-cainp de Masséna, 26 mai 1799; enfermé dans Alexandrie avec le général Gardanne pendant le siège de cette place en 1799 et blessé; député de POrne au Corps Législatif, 28 juillet 1803 au 31 décembre 1807; commandeur de la Légion d'honneur, 14 juin 1804; remis en activité comme adjudant-commandant, 1809, à l'état-major du maréchal Masséna; retraité, 7 juillet 1811 ; chevalier de Saint-Louis, 3 octobre 1814; mort à Paris, 23 juin 1846.

Il était cousin de Lautour-Duchàtel, député à l'Assemblée Législative on 1791, et de Lautour de la Mésingerie, comme lui adjudant-commandant, retraité en 1810.

LÉON, ou pour mieux dire Aune (Léon) est celui à qui Bonaparte attribua le surnom de « second grenadier de France ». 11 était né à Aix (Bouches-du-Rhône) en 1774, suivant la plupart des biographes; à Arles, le 7 février 1777, d'après son brevet et son acte de mariage.

Soldat au 11= d'Infanterie (c\- régiment delà Marine), 12 mars n02, verso successivement aux 21« et 32° demi-brigades en 1793 et 1790, Aune fut promu sous-lieutenant à la 320, 22 décembre 1799; lieutenant en deuxième aux grenadiers à pied de la Garde des Consuls, 20 février 1800; reçut un sabre et un fusil d'honneur pour actions d'éclat, 29 mars 1800; devint lieutenant en premier, 2 décembre 1802, et mourut à Paris, 23 février 1803.

En réponse à la lettre de remerciements qu'il adressa pour ses armes d'honneur, le !*=■■ Consul lui dit : « Mon brave camarade. .. vous êtes le plus brave grenadier de l'armée depuis la mort du brave Dénezette. » Bonaparte voulut que, même après sa mort, Léon Aune fût compris dans les promotions de la Légion d'honneur ; son nom figure comme chevalier dans celle du 24 septembre 1803, et comme officier dans celle du 14 juin 1804. Nous avons déjà eu à citer son nom lors du combat de Dego.

Le sabre d'honneur de Léon Aune est déposé au Musée de l'Armée à qui il a été oftert par M. Gabriel Cottreau. Le Carnet de la Sabreiache d'avril 189b (p. 150 à 105) en a donné le dessin, avec une notice de M. Coltrcau. Voir aussi Arthur Lévy : Napoléon intime, p. 380.

Cabrol (Pierre) était né à Clermont-Lodève (Hérault); il reçut un fusil d'honneur, le 18 juin 1803 et fut retraité en 1804.

Nous n'avons pu obtenir de renseignements sur les trois autres grenadiers de la 32' : Sulpicc, Galticr et Braclicnet.

Macquard (François) né à Haumont-lès-la-Chaussée (Meuse), le 18 octobre 1738; soldat au légimcnt d'infanterie de Touraine, le 19 septembre 1755; grenadier, 21 juillet 1758; passé aux Dragons du Roi (compagnie Colonnelle), le 1="" mars 1702; brigadier en 1703; maréchaldes-logis, 8 juin 1765; fourrier, 4 septembre 1770; adjudant en 1776; porte-guidon, 30 mai 1782; sous-lieutenant, 5 juin 1785; lieutenant, 14 mars 1790; capitaine, 20 juin 1792; lieutenant-coloneldu l'^"' bataillon de volontaires de l'Hérault, 20 décembre 1792; adjudant-général-chef de brigade, 10 septembre 1793; général de brigade, 8 janvier 1794; général de division provisoire, 25 février 1794; confirmé, 28 janvier 1795, réformé, 7 décembre 1790; obtient une pension de retraite de 0,000 fr., le 30 mars 1800 ; mort à La Chaussée (Meuse), canton de Vigneulles, arrondissement de Commercy, le 29 novembre 1801. 11 avait été blessé àCrevclt, Minden et Hambourg, en Hanovre, de 1757 à 1761 (Arch. G.).

Un autre Macquart (François) — même prénom, même nom, avec légère différence d'orthographe, presque même âge, — né àGrémilly (Meuse) le 8 août 1739, servit aussi dans les dragons ; cavalier au régiment de Condé, 10 avril 1750; maréchal-des-logis, 27 février 1703; fourrier, 4 février 1773; maréchal-des-logis-chcf, 7 juin 1770 ; adjudant, 4 janvier 1779; porte-guidon, 16 août 1781; lieutenant, 17 janvier 1784; capitaine, 27 avril 1792; chef d'escadron, 20 janvier 1794; colonel du 2'' dragons, 11 décembre 1794; retraité, 28 juin 1795, et retiré a Stenay, Il avait fait aussi les campagnes de Hanovre, de 1757 à 1702 (Arcii. G.).

11 ne semble pas être parent, quoique compatriote, du général

Macquard. En tons cas, les inventions de Marbot ne paraissent pas s"appliqner plus à lui qu'au général.

Maillebo'.s (maréchal de), voir p. 197, note 2.

Masséna (André), né à Nice, alors ville dn royaume de Sardaigne et Piémont, le 6 mai 1756, était parti, après avoir servi comme mousse sur un navire de commerce, le 18 août 1775 (ou 1773), soldat au 1" bataillon d'inlantcrie légère (alors Chasseurs de Provence), formé avec l'exrcgiment Royal-Italien où son oncle Marcel étaitsergent-major. Caporal, le 1°'' septembre 1770 ; sergent, le 18 avril 1777 ; fourrier, le 14 avril 1783 ; adjudant-sous-officier, le 4 septembre 1784, il avait été congédié, par ancienneté, le 30 septembre 1789. Retiré à Antibcs, oii il se livra, dit-on, à la contrebande, oîi il se maria et fut officier de la garde nationale, il fut élu adjudant-major du 2" bataillon de volontaires du Var, en septembre 1791, puis lieutenant-colonel en second de ce corps, le ic février 1792 et lieutenant-colonel en premier, le l"" août suivant. Colonel du 51^ d'infanterie, 17 août 1793 ; général de brigade, le 22 août; général de division, devant Toulon, le 20 décembre 1793; confirmé dans ce grade, le 29 août 1794; il continua à servir à l'armée d'Italie jusqu'en 1798. Général en chef de l'armée d'Hclvctie, le 19 décembre 1798, il remporta la glorieuse victoire de Zurich, et s'immortalisa par la défense de (Jènes, en 1800. Maréchal d'Empire, le 19 mai 1804, il commanda l'armée d'Italie en 1805, à Naples, puis dans la Grande-Armée, de 1807 à 1809, puis en Espagne et en Portugal jusqu'en 1812. Député de la Seine au Corps Législatif, le 28 juillet 1803, jusqu'au 31 décembre 1807, Masséna fut nommé pair de France, le 2 juin 1815. Duc de Rivoli en 1808, prince d'Essling en 1810, grand-aigle de la Légion d'iionneur, etc. Masséna mourut à Paris, 94, rue Bourbon (rue de Lille), le 4 avril 1817. Sa tombe est au cimetière du Père-Lachaisc, près de celles de Lefcbvre, deNey, deSérurier, deDavout, deDecrès, deSuchet, de MortieretdeFoy. Nice lui a élevé une statue; mais on y chercherait en vain la maison où il naquit; des érudits assurent même qu'il ne naquit pas à Nice, mais à Levens, berceau de sa famille.

11 eut pour gendre, le futur maréchal Reillc; un de ses pclits-fils, le duc de Rivoli (Victor Masséna) a été député des Alpes-Maritiines au Corps Législatif, de 1803 à 1870. Son ancien aide-de-camp, le général Koch, a publié, en 1848, ses Mémoires en 7 volumes rédigés d'après ses papiers et sa correspondance.

Maubert (André-Etienne-Constantin) né à Cabasse (Var), le 14 janvier 1759; élève, puis sous-adjoint aux officiers du génie en 1793; admis définitivement dans l'arme du génie, capitaine de 2'^ classe, 10 juin 1794, après s'être distingué au siège de Toulon; chef de bataillon par les représentants du peuple, 29 avril 1795 ; confirmé seulement et à titre extraordinaire, 21 février 1797; chef de brigade sur le champ de bataille, 20 mars 1799; confirmé, 6 avril; sous-directeur du génie, 7 dé-

cembre dSOl; directeur du génie de Fexprdilion de ramiral Magon à Saint-Domingue, 9 janvier 1802; mort à Saint-Domingue, le 12 juillet 1802. (23 messidor an X).

Maugr.vs (chef de brigade), voir p. 402, note 1.

MAZADE(Jacqucs-Venance) né au château des Robcins, à Etoile (Drôme), le ICjanvierlToO. C'était le plus ancien commissaire des guerres. Ilavait débuté à dix-huit ans, en Corse, le !«'' septembre 17G8, commis dans les bureaux de l'intendance de l'île, qu'il ne quitta que le 29 juillet 1791, en qualité de chef de bureau, pour passer à la 23'^ division militaire. Commissaire dos guerres, 12 octobre 1792, à l'armée d'Italie ; commissaire-ordonnateur provisoire, V6 avril 1793; remis commissaire des guerres, 16 juin suivant; suspendu, 2S aoiit; conservé quand même à l'armée d'Italie par les représentants du peuple ; commissaire-ordonnateur, 18 septembre 1803 ; retraité, l*^"" janvier 1816 (Arch. G.). 11 n'était pas parent du conventionnel Mazade, aïeul de l'historien.

MÉNARD (Philippe-Romain), né à Liancourt (Oise), 2i octobre 1750 ; soldat au régiment de Champagne [1° d'infanterie) de 1773 à 1791 où il atteignit le grade de sergent, il y passa sous-lieutenant, 12 janvier 1792; lieutenant, 26 avril 1792; capitaine, 3 septembre 1792; et fut nommé adjudant-général-chcf de brigade, 23 décembre 1793. Généi-alde brigade, 24 novembre 1794 (confirmé, 13 juin 1793); général de division, 7 février 1798; commandant la 23° division militaire en Corse, 1798- 1799 ; la 6» division militaire à Besançon, 1801-1803 : puis 1803-1806; il y fut atteint d'aliénation mentale; fut retraité le 25 juin 1806 (décret du 20 mai) et mourut à Paris, le 13 février 1810 (Arch. G.),

Meynier (Jean-Baptiste) était né à Avignon, le 22 avril 1749; soldat au dépôt de rile de Ré, le 2 septembre 1765; passé au régiment de Saintonge, le 5 janvier 1766; sergent, le 5 janvier 1774; sergent-major, le 15 avril 1779 ; adjudant, le 14 novembre 1784; porte-drapeau, le 20 avriH785; sous-lieutenant, le l^'' avril 1788; lieutenant, le 13 septembre 1791 ; capitaine, le 29 avril 1792; commandant le fort de Kœnigstein, le 28 octobre 1792 ;s'ydéfendithéroïquement;prisonnierdeguerre,]e8marsl793 ; commandant la place de Landau, le 15 mai 1793; général de brigade, le 19 mai 1793; général de division, le 27 septembre 1793 ; blessé d'un biscaïcn à la cuisse gauche, le 13 octobre 1793, à l'attaque et perte des lignes de Wissembourg; réformé, le 7 décembre 1790; commandant la 18" division militaire à Dijon, le 27 novembre 1798; commandant d'armes à Mayence, le 20 août 1803; mort en fonctions, le 3 décembre 1813; il y est sans doute inhumé.

.Me\nier avait fait campagne à la Guadeloupe, de 1766 à 1768; en Amérique, de 1780 à 1783; h l'armée du Rliin, à celle de Rliin-et- Mi;st'llc, juin 1793, et était arrivé à celle d'Italie, en brumaire an IV, décembre 1795 (Arch. G.).

Voir sur Meynier Arthur Chuquet : U expédition de Cusline, page 229, et Wissembourg,'pa.ges 196, 197, 211, etc.

MioT (André-François), créé comte de Holito, le 21 février 1814, était né à Versailles, le 9 février 1762, fut d'abord employé dans les bureaux du Ministère de la Guerre, puis nommé, en 1788, commissaire des guerres. Dès 1789, il rentrait au .Ministère de la Guerre comme chef de bureau, puis comme chef de division. Destitué après le 10 août 1792, il fut nommé plus tard contrôleur-général des étapes et convois militaires; puis Beurnonville le fitrentrer avec lui au Ministère de la Guerre. Secrétairegénéral du Ministère des Affaires étrangères le 24 juin 1793 avec son ami, le Ministre Deforgues, il fut nommé, le 8 novembre 1794, commissaire (c'est-à-dire Ministre) des Relations extérieures et quitta ces fonctions, le 8 février 1795, pour être nommé Ministre plénipotentiaire en Toscane.

11 fut remplacé à Florence' par Cacau]t,le 23 octobre 1796, et devint ambassadeur près du roi de Sardaigne à Turin jusqu'en mars 1799. Envoyé en Corse, commissaire du pouvoir exécutif, il réorganisa l'administration del'ile. Envoyé en mission en Hollande, il devint, après le 18 brumaire, secrétaire-général du Ministère de la Guerre avec Berthier, fut nommé membre du Tribunal en 1800, conseiller d'Etat peu après, administrateur général des deux départements de Corse (GoloetLiamone}en 1801, redevint conseiller d'Etat en 1802, puis suivit Joseph Bonaparte àNaples en 1806 et en Espagne en i 808 comme Ministre de l'Intérieur et intendant de la maison du roi. Conseiller d'Etat en 181b, puis révoqué à la 2° Restauration, il se retira en Wiirtemberg auprès de sa fille et traduisit Hérodote et Diodore de Sicile. Membre de l'Institut en 1835, le comte Miot mourut à Paris, 94, rue de l'Université, le 6 janvier 1841. Sa tombe est au cimetière du Père-Lachaise, avec celle de son fils et de son gendre, le général Jamin, tous deux tués à Waterloo.

Ordener (chef d'escadron au 10" chasseurs), voir p. 525, note 4.

Pelletier (Louis! né à Saint-Lubin-de la Haye (Eure-et-Loir), le 20 mai 1754; soldat au régiment de Lyonnais (27«), 7 janvier 1771; sergent au régiment du Maine (28^), 25 novembre 1779 ; sergent-major de grenadiers, lor février 1786; adjudant-sous-officier, 14 juillet 1791 ; lieutenant au 28«, 26 mai 1792; adjudant-major, 6 juin 1792; capitaine de grenadiers, 6 novembre 1792; général de brigade, 23 décembre 1793; commandant le département du Gard, 20 octobre 1811 ; retraité, 1" octobre 1814; mort à Montpellier, 27 août 1843.

Il avait été blessé d'un coup de feu à la joue droite au camp de Raous,

12 juin 1793 ; et avait fait les campagnes de Nice, des Pyrénées-Orientales. d'Italie, du Tyrol, se distingua surtout au blocus de Mantoue, où il resta toute la durée du siège (Arch. Guerre).

Philippe (le capitaine François), né à Annecy, 20 janvier 1774 ; mort à Annecy, de ses blessures de Lodi, 30 octobre 1803, était le grand-oncle

de Jules Philippe, député de la Ilautc-Savoie de 1871 à 1888. Il a laissé un intéressant « journal de marclie » publié par André Follict, pages 273 à 30G, des Volontaires de la Savoie.

Po.NTis (aide-de-camp), voir p. 388, note, 3,

QuENiN (Jean), né à Puzignan (Isère), le 29 juillet 1763, était un ancien Garde-Française, versé, en 1789, dans la 6° division de la garde nationale de Paris, puis dans la 30° division de gendarmerie. Capitaine au 10» b itaillon de Paris, 24 mai 1793 ; il avait servi en Vendée d'où Augereau l'emmena aux Pyrénées comme adjoint au\ adjudants-généraux. 11 y l'ut promu adjudant-général, 1" janvier 1794. Haut de 5 pieds 9 pouces, Quenin était signalé comme un « otticier plein de zèle, de valeur et servant avec distinction » (Arch G.).

Son nom a été altéré ou défiguré par presque tous les historiens et même par les récits officiels ; Bonaparte l'appelle Quesnin ;Masséna, Jomini, Krebs, Abel Hugo, Adrien Pascal, l'appellent Quesnel; Riistow et Costa le nomment Guenin ; Carlo Botta écrit Quentin, d'autres Quintin ou Quercin ; le général Pelleport qui fut pourtant son secrétaire (p. 35 et 40) orthographie son nom Quénen ; seul lé général Pinelli (p. 630) écrit correctement son nom. En outre, la plupart font de Quenin un général de brigade, il n'était qu'adjudant-général, c'est-à-dire colonel d'état-major.

Rampon (Antoine-Guillaume^ né à Saint-Fortunat (Ardcche), le 16 mars 1739; soldat au régiment de Médoc-lnfanterie (devenu 70^ en 1791), le 14 mars 1773; grenadier en 1777; caporal en 1782; sergent on 17'i3; fourrier en 1784 ; sous-lieutenant, 12 janvier 1792 ; lieutenant, 5 août 1792; capitaine, toujours au 70", 8 septembre 1793. 11 tit les campagnes de Nice et des Alpes sous les ordres de Sérurier, alors colonel du 70'-', et devint adjudant-général-chef de bataillon, b octobre 1793. Passé à l'armée des Pyrénées-Orientales, il se distingue à l'expédition de Uosas; passe chef de la 161'' demi-brigade, 14 octobre 1793; est fait prisonnier de guerre à CoUioure, 17 décembre 1793. Rentré de captivité, 9 octobre 1793, il retourne à l'armée d'Italie comme chef de la 129", 26 novembre 1795 et garde ce commandement jusqu'à la fusion de ce corps dans la nouvelle 2lo (plus tard 32"=) 13 mars 1796. Il n'est plus a'ors que chef de brigade sans emploi, Dupuy ayant pris le commandement de la nouvelle demi-brigade, bien que promu seulement à ce gra le le 27 mars 1794, sans doute à cause de l'interruption de services de près de deux ans subie par Rampon en raison de sa capture par l'ennemi. Rampon n'est pas placé « à la suite » de la demi-brigade, ainsi que le constate le contrôle nominatif des officiers de la 32<=. Sur ce rejj.istre ne figurent en effet comme chefs de la demi-brigade, en pied ou à la suite, que Dupuy, Chariot et Mas. Commandant de place à la Madonna, commandant supérieur à Monte-Legino, Rampon est nommé général de brigade à dater du 11 avril 1796. Général

de division, 20 janvier 1800; il devint sénateur, 30 décembre ISOO; comte, 20 avril 1808; Pair de France, 4 juin 1814; maintenu Pair aux Ccnt-Jours, 2 juin 181b ; rayé pour ce fait à la seconde Hestauration ; rétabli Pair, 5 mars 1819; grand-croix, de la Légion d'honneur, 22 janvier 1823, il mourut à Paris, le 2 mars 1842 (Arch. G.)- Il avait épousé la fille du constituant et conventionnel Riffard-Saint-Marlin (née 178u, morte 1848).

Le fils du général Rampon, le comte Joachim-Achille Rampon, fut colonel détat-major, puis général de brigade de la garde nationale de Paris sous Louis-Philippe, de 1831 à 184-8; colonel de la 3" légion des mobilisés de l'Ardèche en 1870-1871. Député de l'Ardèche, de 1839 à 1842, puis à l'Assemblée Nationale, de 1871 à 1875, sénateur de l'Ardèche en 1870, le comte Rampon, né à Paris le 9 juillet 1803, mourut à Paris le H janvier 1883.

Reuoul (Hcnri-Paul-Irénée), né à Pézenas (Hérault), le 21 juillet 1703, était un chimiste distingué, un gécdogue, correspondant de l'Académie des sciences, en même temps qu'un lettré et un amateur des arts. Administrateur de son déparlcment (conseiller général) en 1790, il fut élu, le 7 septembre 1791, député de Tllérault à l'Assemblée Législative. Non réélu à la Convention, il ren)plit nne mission à l'armée des Pyrénées-Orientales, puis suspect sous la Terreur, se réfugia à Barcelone, ensuite à Gènes, où il fit de la peinture pour vivre. C'est, paraît-il, sur la recommandation de Saliceli que Bonaparte le désigna comme agent militaire. Il fut pins tard agent général des finances à Rome et y réunit à grands frais une importante collection artistique. Devenu fabricant de produits chimiques, il revint mourir à Pézenas, le 17 février 1839 (Gaston Robert et Cougny; Dictionnaire des Parlementaires).

Rio.\DET (Pierre -Joseph Chavasse-), né aux Echelles [Savoie), le 4 décembre 1733, avait été sergent dans le régiment d'artillerie deToul; capitaine, puis chef de bataillon au 1''' bataillon de volontaires du Mont-Blanc, il devint adjudant-général à l'armée des Pyrénées, chef de la 3^ demi-brigade provisoire en 1793, puis de la 09"» (future 18'') en mars 1790. C'est a la tète de ce corps qu'il fut frappé à mort, un mois après, devant Cosseria. (Arch. G. et André FoUiet, p. 187 et 194.)

Le général Pelleport (t. I", p. 40) le confond avec le chef de brigade Rondeau, tué le surlendemain à Dego. On s'explique d'autant plus difficilement cette erreur que Pelleport servait à ce moment dans la 18° demi-brigade, sous les ordres de Riondet, par conséquent.

RoizE (adjudant-général), voir p. 383, note 5.

Rondeau (Gabriel) était né à La Rochelle (Charente-Inférieure), le 27 mars 1737. Garde national de sa ville natale, le 14 août 1789; lieutenant,

17 septembre 1789 ; capitaine, 6 mars i790; adjndant-major, 4 mai 1701 ; lieutenant-colonel, 27 juillet 1791 ; il partit pour rarniéc à la tête de 150 hommes, 24 août 1792, avec le simple grade de capitaine. Sa compagnie ayant été versée dans le !«'' bataillon des chasseurs des Alpes (ou 4" bataillon des Haules-Alpcs), à Marseille, 6 mars 1794 (16 ventôse an II), il devint, dès l'organisation, chef de ce bataillon qui, lors de l'amalganie, 22 octobre 1793, constitua le 3" bataillon delà 3« demi-brigade légère. Chef de cette demi-brigade en 1795, qui devint la 11" légère, lors du second amalgame, H avril 1796, il fut détaché de ce corps pour prendre le commandement d'un bataillon d'élite de grenadiers et carabiniers. Il fut blessé au pied droit par une balle ou un éclat de mitraille; son état s'aggrava par suite, paraît-il, de la maladresse d'un chirurgien; on le transporta dans un fauteuil jusqu'à Rochetta et de là à Savone ; « le brave » Rondeau succomba à cette blessure, à Savone, le 5 juillet 1796 (Arch. G. ; général Roguet, t. I""", p 229 ; récit du lieutenant Bentabole).

RrscA 'Jean-Baptiste) né à La Briga (aujourd'hui Alpes-Maritimes), le 27 novembre 1759, était médecin des hôpitaux militaires à Monaco, puis chirurgien à l'armée d'Italie, quand il devint à cette môme armée, chef du G' bataillon de sapeurs, l"" mai 1793. Adjudant-général-chef de bataillon, 13 décembre 1794, il passa à l'armée des Pyrénées-Orientales, y devint adjudant-général-chef de brigade, 13 juin 1795; revint à l'armée d'Italie, 18 août 1795; et fut promu général de brigade, 22 novembre 1795. Il fit toute la campagne depuis Loano jusqu'à Leoben, fut blessé à Salo, en août, de deux coups de feu. Général de division, 5 février 1797, il continua à servir en Italie, fut blessé et fait prisonnier, en 1799, à la bataille de La Trebbia ; devint commandant de l'île d'Elbe, 13 décembre 1801, baron de l'Empire, 13 mars 1811 ; commandant de la division de réserve des gardes nationales, 20 janvier 1814. Le général Rusca fut tué sur les remparts de Soissons, au siège de cette ville, le 14 février 1814 (Arch. Guerre).

Son nom est inscrit sur l'Arc-de-Triomphc. Il a laissé la réputation d'un homme intelligent et d'une grande bravoure, mais d'un caractère dur, impitoyable, presque féroce. Voir à ce sujet le général Thiébault : Mémoires {tome II, pages 271, 294 et 520). — Le portrait du général Rusca se trouve dans la GaUeria M'dUare de G. Lombroso et dans l'ouvrage de Turotti sur les armées italiennes.

Saliceti (Antoine-Christophe) était né à Saliceto, prèsdeBastia (Corse), le 26 août 1757. Sa famille, gibeline, proscrite d'Italie, s'était réfugiée en Corse. Après s'être fait recevoir avocat à Pise, Saliceti revint à Corte et fut élu, le 3 juin 1789, député du Tiers-Etat de l'Ile de Corse aux Etats-Généraux qui devinrent l'Assemblée Constituante. Procureurgénèral-syndic de la Corse en 1791, il fut élu représentant du peuple à la Convention, le 17 septembre 17-92, le premier sur six; siégea à la Montagne et vota la mort du roi. Il remplit plusieurs missions en Corse, dans le Midi, en Provence, notamment à Toulon. Décrété

d'arrestation comme terroriste, il fut amnistié en d79o, mais point réélu. Ce n'est que le dO avril d 797, après sa mission en Italie, qu'il devint député de la Corse au Conseil dcsCinq-Ccnts. Favorable au d8 brumaire, chargé par le Premier Consul, de différentes missions administratives en Corse, à Lucques, en Toscane, à Gènes, il suivit à Naplts, en 1800, le roi Joseph Bonaparte qui le nomma Ministre de la Police générale, puis Ministre de la Guerre. Dépossédé de ses emplois à l'arrivée du roi Murât en 1808, il revint en France, fut chargé d'une mission à Rome, puis retourna à Naples, lors de l'attaque de la Calabre par les Anglo-Siciliens. Réintégré dans son ancien poste, il rétablit l'ordre. Saliceti mourut subitement à Naples, le 23 décembre 1809, empoisonné, dit-on, à la suite d'un dincr offert par le Génois Maghella, son successeur au Ministère de la Police, mais plus probablement d'une attaque d'apoplexie, dont il avait déjà ressenti les atteintes. 11 était gendre de Roerio, président du tribunal de Corte, qui fut député de la Corse à l'Assemblée Législative de 1791 (né d738, mort 1808). Voir sur Saliceti l'ouvrage de M. Paul Marmottan : Bonaparte et la République de Lucques, p. 36, 40 à 46.

11 existe un portrait de Saliceti, peint par Wicart et un autre par G.-I).-J. Descamps. Sa fille aînée, Catcrina, devint duchesse de Lavello,. et dame du palais de la reine Caroline Bonaparte. Elle mourut le 5 novembre 1867. Le prince Giuseppe de Torella Caracciolo, arrière-pcfit-(ils de Saliceti, possède un buste cnmarbre etun portrait de son aïeul, dont il a bien voulu nous offrir une copie ; nous lui réitérons ici l'expression de notre vive gratitude. Le prince de Torella a épousé une descendante du roi Joachini Murât, Eugénie, fille du général-prince Murât.

Skrurier (Jean-Mathieu-Philibert), était né à Laon (Aisne), le 8 décembre 1742; il avait débuté, à treize ans, comme lieutenant au bataillon des milices de Laon, le 2a mars 1755, puis avait passé enseigne au régiment d'infanterie de Beauce, le 1" octobre 1759; lieutenant, le 25 avril 1762. Remis sous-lieutenant, le 11 avril 1763, pour cause de licenciement, il redevint lieutenant, le 21 février 1767; capitaine, le 28 février 1778; passé capitaine au 2= bataillon de chasseurs (Dauphiné), le 16 février 1781 ; major du régiment de Médoc, le 17 mai 1789, il fut promu lieutenant-colonel de ce corps (devenu 70»), le de' avril 1791. Colonel du 70^ le 7 août 1792; général de brigade, le 25 juin 1793 (confirmé le 22 août) ; général de division, le 22 décembre 1794 (confirmé le 13 juin d79o), il lit sur la frontière des Alpes et en Italie toutes les campagnes de la Révolution, de 1792 à 1799. Sénateur, le 25 décembre 1799; retraité comme général en 1802, il n'en fut pas moins promu maréchal d'Empire, le 19 mai 1804. Gouverneur des Invalides, le 24 avril 1804, jusqu'en décembre 1815, il cumula ces fonctions, le 3 septembre 1809, avec celles de commandant-général de la garde nationale de Paris (Arch. G.).

Pair de France, le 4 juin 1814, conservé dans la Chambre des Pairs, aux Ccnt-Jours, le 2 juin 1815, il fut déchu de ce titre à la seconde Restauration, puis rétabli en 1818; il était, depuis le 2 février 1805,

grand-aigle de la Légion d'honneur. Le maréchal Sérnricr est mort à Paris, 12, me Dnphot, le 21 décembre 1810, et fut enterré au Père- Lacliaise, non loin de Masséna. Laon, sa ville natale, lui a élevé une statue; son nom est inscrit sur l'Arc-de-Triomphe et a été donné à un boulevard de Paris.

Sérurier avait combattu en Allemagne, de 1758 à 1760; en Portugal, en 1702, et avait eu la mâchoire fracassée d'un coup de feu au combat de Warbourg, le 31 juillet 17G0.

Ste.ngel (Henry-Christian-Michel de^ né à Neustadt (Palatinat), le H mai 1744; lieutenant aux Gardes palatines, 1758; sous-lieutenant au régiment d'infanterie d'Alsace (53^) au service de France, 13 février 1700 ; lieutenant, l^^ mai 1705; capitaine aux hus.sards de Chamborant (2°), Il mai 1709; puis dans Colonel-général hussards (l'^'j, 9 septembre 1783; chef d'escadron au régiment de Chamborant, 20 mai 1788; lieutenantcolonel de Chamborant (devenu 2* hussards), 25 juillet 1791 ; colonel du 9'^ dragons, 13 avril 1792; colonel du 1" hussards, 16 mai 1792; maréchal de camp, 13 septembre 1792; combat à Valmy, à Jemmapes, aux Pyrénées; suspendu comme ex-noble et emprisonné; acquitté par le tribunal révolutionnaire; suspendu de nouveau, en 1793; réintégré, 1794; général de division, 13 juin 1795; tué à l'ennemi, 28 avril 1796.

Il avait fait, de 1760 à 1702, les campagnes d'Allemagne, et avait été blessé à la jambe à Graffestein, en 1762. (Arch. G.) Son buste par Thérasse est au musée de Versailles.

SucY de Clisson (Simon-Antoine-François-Marie de) né à Valence (Drôme), le 19 juin 1764; fils d'un commissaire des guerres, souslieutenant au régiment provincial d'artillerie de Grenoble et aux Grenadiers Royaux du Lyonnais, de 1779 à 1788 ; commissaire des guerres, 17 juillet 1788; commissaire ordonnateur, 13 juin 1795; à l'armée d'Italie, 8 octobre 1795; ordonnateur en chef de l'armée d'Egypte, mai 1798; périt en rentrant en France, assassiné à Augusta (Sicile), le 20 janvier 1799 (Arch. G.).

Talin (adjoint d'état-major), voir p. 692, note 2.

TiiKVENiN (Marie-Joseph-Pierre) était né à Paris, en 1756 ; employé à la Ferme générale, de 1776 à 1783; entreposeur des tabacs à Die, de 1783 à 1791 ; inspecteur des fourrages, puis des transports à l'armée d'Italie et à celle d'Egypte ; major-inspecteur général du train des équipages militaires, à la création du corps, le l" novembre 1806 (Arch. G.).

Trouble (chef d'escadron^, voir p. 387, note 6.

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