Mémorial de Sainle-Héléne, 27 mars
3. « Pâle, gianJ, uiincc, maigre ». notes du g»' Desaix (Areh. G.).
4. M"i Mainiont, t. !=', p. 9j. — C'est donc à tort que Trolard (t. I»', p. 9) dit que c'est à Alheiiga que Bonajjarte prit Marmont et Junot pour aides de camp; il commet une autre erreur (t. 1=% p. 58), lorsqu'il assure que Murât était « simple chef d'escadron à Aersailles» au moment du départ pour l'Italie. Marmont (t. I"', p. 96), se trompe également en disant que Murât n'était que chef de brigade provi-
fique Joseph, déguisé depuis quelque temps en commissaire des guerres, suivait également l'armée, au quartier général de son frère'.
L'état-major de l'armée avait eu longtemps à sa tète le général Gauthier, presque sexagénaire, que Bcrthier venait de remplacer. Bonaparte le jugeait assez médiocrement : «Bon pour un hureau, n'ayant jamais lait la guerre* » ce qui était inexact. Il le relégua dans l'emploi de commandant de la place et des forts de iSicc, sur les derrières de l'armée, fonctions sédentaires, délicates pourtant, où il devait présider à l'organisation d'un corps de réserve, surtout presser e achever la nouvelle organisation de l'armée, incorporer les hommes de la réquisition, garder et écliangcr les prisonniers de guerre, surveiller le service de l'étatmajor dans les divisions de la Côte et aussi celui des bureaux de l'état-major de l'armée ^
Sauf Gauthier, l'ancien état-major fut conservé, et en tête, le sous-chef de cet état-major, l'adjudant général Vignolle, "officier de mérite, sorte de doublure de Berthier, dont il possédait, quoique à un moindre degré, les qualités essentielles. A une certaine habitude des troupes, où il avait servi treize ans, jusqu'au grade de capitaine, il joignait la connaissance parfaite d'un terrain où il évoluait, sans interruption, depuis plus de trois années, y étant arrivé avec le général d'Anselme en 1792.
Sous ses ordres directs, l'adjudant général Vial* fut chargé du service de l'armement, du campement, des munitions, subsistances et fourrages'; l'adjudant général Cliénier^ des reconnais-
soire ;ï la stiito des évi'nciinnnts de Vendémiaire. La nomination de Murât comme diof de brigade (coluuel) est du 2 fév. 1790, avec ellet à compter du 18 nov. 1793 (Arch. G.).
1. D'.iprés le g"' Imig (t. III, p. 150), Bonaparte aurait emmené comme chef de son ciliinet, le jeune Jullieii, protég-é de M'"» Tallicu. Nous n'avons pas trouvé coiitiiiuation offii'iclle île ce lait. II s'agit sans doute de Jullieu de Paris, ancien agent de llobespierro à Nantes, le fils du conventionnel de la Drôme, et le grandpcre maternel de M. Edouard Lockroy, qui possède, parait-il, des papiers intéressants sur la campagne de 1796.