‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 91 sur 622 · Ordres du jour des 29 mars et 1»' aviil 1790 (Arch. G · texte numérisé non relu

Ordres du jour des 29 mars et 1»' aviil 1790 (Arch. G

4. Honoré Vial, qui devenu g»' de brigade le C déc. 1796; g"' de division, le 27 août 1803, fut tué à Leipzig, le 18 cet. 1813. Il était né k Antibes en 17(Ui, et parent par alliance de Masséna. « Doux, honnête, petit, maigre, blond » ; notes du g»i Dcsaix (Arch. G.).

5. Kéglcmcnt du g"' Bcrthier, chef d'état-major, du 1"^ avril 1796 (Arch. G.).

6. Chénier (Louis-Sauveur), frère d'André et de Marie-Joseph Chénier; né le 27 nov. 1761; devenu sous-inspecteur aux revues, le 20 dcc. 1803, et chef de division au Ministère de la Guerre.

sances, plans, m(;moircs, correspondances, marche dos colonnes, emploi des guides; il fut bientôt remplacé par le fils du général Kellermann; l'adjoint à l'élat-major Ciiarrière' fut chargé delà police du quartier général, et l'adjoint Buscaille des situations et emplacements.

Il y avait, en outre, attachés au quartier général, les adjudants généraux Dufresne et Franceschi ; les adjoints Ballet, Barbut et Vcdel ^

Enfin Berthier avait pour aides de camp le chef de bataillon Gonnord et le capitaine Du Taillis*.

Quant aux services administratifs qui avaient si complètement périclité sous Schérer, ils ne se relevèrent que bien lenlement. L'exécution du service au lieu d'être cnlièremeut dévolue aux commissaires de guerre, comme elle l'est aujourd'hui aux intendants militaires, était confiée à des entrepreneurs privés. Les fournitures étaient mises en régie et accordées à des compagnies concessionnaii'cs qui s'empressaient tout d'abord d'assurer leur propre profit, quand elles ne se dérobaient point, elfrontément, à leurs principales obligations. Le personnel des commissaii'cs des guerres ne pouvait guère exercer qu'une sorte de surveillance le plus souvent illusoire.

Le premier soin de Bonaparte fut de remplacer le commissaireordonnateur en chef Sucy, avec lequel il était cependant depuis longtemps lié, une vieille connaissance de la garnison de Valence, par le commissaire Chauvel, un ami de longue date aussi, plus intime que Sucy, un « client » de la famille, dont Factivilé était de bon augure*. Sucy resta néanmoins cir.ployé en sous-ordre, à Gênes, afin de luVter le ravitaillement de l'armée.

Félix Chauvet, père de « deux jolies filles* », était en ofl'ct un

1. Devenu g"' de brifjade le 21 sept. 1812, Cliariière (Jeaii-Lnuis), né à Bourï- Saint-Andéol (Ardèche), le 13 Icv. 1765, mourut à Vivicis (.\nki-lie), le 11 aoùtlS4().

2. Le luturg»'Vedel {Doiniiiiquc-Hoiioié-Aiitoine-MaiieJ, né a Monaco, lc2 juil. 1"71, qui devint, le 25 déc. 1799, chef de la 17° dcmi-l)ri^:ade légeie, g"' de biiyade, le 24 déc. ISOo, g"' de division, le 3 nov. 1807, fut capturé à Bajlcn, eu 1S08, et mourut à Paris le 30 mars 1848.

3. Devenu g-' de biigude, le 29 août 1803; g"' de division, le 29 juin 1807; défenseur de Torgau en 1813. — « lion enfant, l)ien obligeant » ; notes du g"' Desaix (Arcli. G.).

4. « J'ai fait nommer Chauvet, commissaire-ordonnateur en chef x ; Bonaparte à Joseph; de Paris, 11 oct. 179o; citée dans les Mémoires ihi roi Joseph.

5. Arthur Lévy, p. 48, d'ajirès les Mémoires de M'-"> d'Ahrantès.

C2 DONAPARTE EN ITALIE

l'aniilier ancien et intime de la famille Bonaparte, un commensal de Madame Pcrmon dont il IVéquentait assidûment le salon, où se rencontraient tous les Corses en r«;sidence ou de passage à Paris. Cbauvet s'était surtout lié avec Joseph Bonaparte c[u'il avait eu comme adjoint en 1793', et celui-ci l'avait remplacé comme commissaire des guerres à Marseille. Ils y avaient un moment vécu côte à côte dans cette hospitalière maison Clary, où « ce coquin de Joseph- » sut faire un maiiage, si enviable alors aux yeux de son IVére, si modeste lorsqu'on le compare aux perspectives d'avenir qui s'ouvraient pour la jeune fiancée. Qui eût prédit alors que do la famille de cet honorable marchand de savons devaient sortir deux reines et toute une lignée de princes cl de rois! Cbauvet fut même, avec Saliceti, un des témoins qui assistèrent Joseph, lors de son contrats

Cbauvet était jeune, « actif, entreprenant * », « travailleur infatigable et d'une probité à toute épreuve ^ », « habile et honnête iiomme " ». Lorsque Bonaparte annonça sa mort imprévue il ne put s'empêcher de dire : « C'est une perte réelle pour l'armée '. » Cbauvet avait-il bien toute la fermeté, toute l'entente des atfaires, toute la souplesse unie à la vigueur, nécessaires dans ses écrasantes fonctions? Il n'est guère permis de se prononcer, la mort l'ayant empêché de donner sa mesure. Il possédait du moins toute la confiance du général Bonaparte, dont il avait l'âge ; mieux que cola, il était le dépositaire de sa pensée intime. Son zèle ne pouvait être douteux; il travaillait à la fois pour Bonaparte et pour lui, pour toute la clientèle qui déjà gravitait autour de la famille du jeune Corse, s'apprêtant à récolter les miettes qui allaient toml)cr de la table du grand frère.

En quelques jours d'ailleurs, il avait déjà fait preuve d'une extrême activité, sans cesse en route, de Gênes au quartier général. Il avait sous les yeux le mémoire écrasant de Rcboul% les plaintes dont Daubcrmesnil s'était fait l'écho et les dénonciations de Gandolfi, observateur à l'armée d'Italie », qui signalait, nommément,

1. G"'Iun,2, t. II, p. 382 ; Artliur Lévy, p. 50 ; « Cliauvet qui va à Nice dans dix jours tn iioiïe les livres que tuas demaûdés «; Bonaparte à Joseph; de Paris, 5 sept. ITJo (Mc'moires du roi Joseph).

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