‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 92 sur 622 · G"' luiiL', t. II, p · texte numérisé non relu

G"' luiiL', t. II, p

I. Honapartc au Directoire, d'Albenga, 6 avril 1796 (Arcli. G.). 0. Mémoires de Massena, t. II, p. 11.

fi. M»i Victor, t. l'', p. 373.

7. Bonaparte au Directoire, d'Albenga, 6 avril 1796 (Arch. G.).

8. Voir chap. I", p. 17 et plus loin, p. 24. Ministre Guerre à Directoire, du 13 avril 1796 (Arch. Nation., série AF III, carton 183).

9. Plusieurs lettres de dénonciations de Gaudolfi (ou Gandolphi) (Arch. Nation., série AF III, carton 183).

le garde-magasin dos foiin-agcs a Loano, Constantin; rcxpert; dans les vérifications, Botiiiy; rinspcctcur Tumin et le sons-inspecteur Gayet; les garde-magasins Rey, Carbonel, Jean Batta, Lodo, comme se livrant à deirroya])lcs concussions. Aussi Ciiauvet avait-il sévi contre un certain nombred'employés deTadministralion, inertes ou tarés, « les pnnissant d'une manière éclatante » et fait arrêter les plus compromis d'entre eux. Il avait ordonné, en outre, la vérification de tous les comptes afin de pi'cndrc les voleurs sur le fait '. Aussi sa disparition, au moment d'une entrée en campagne, était-elle à tous égards des plus fâcheuses et de nature à compromettre le succès. « Ennemi des dilapidations, il avait beaucoup d'autorité et un travail facile. S'il eût vécu, les administrations auraient été mieux surveillées et le service mieux assuré. Le général en chef lui était attaché et en faisait le plus grand cas; il eût régné la plus parfaite harmonie entre ces deux hommes et beaucoup plus d'ensemble dans les opérations ^. »

La mort soudaine de Cbauvet fit peser tout le fardeau de l'administration sur un commissaire-ordonnateur des guerres, son subordonné, que rien n'avait préparé à ce rôle de chef d'un important service. Le commissaire Lambert, vieilli dans le métier, où il était arrivé par la faveur, n'ignorait sans doute rien du foimalisme et de la paperasserie dont on y était coutumier. Il lui manquait la largeur et la hauteur de vues indispensables pour diriger, ou plutôt pour créer de toutes pièces, un organisme aussi compliqué, aussi important. Poussé du jour au lendemain de fonctions subalternes à celles d'ordonnateur en chef, il ne sut ni s'élever à leur niveau, ni s'affranchir des préjugés et des usages particularistes dans lesquels il avait grandi et vécu. Soit manque d'étolfe, soit que sa brusque élévation lui eût fait perdre le sens du réel et que le sentiment de sa responsabilité l'eût étourdi, même accablé; soit aussi que les moyens d'exécution lui fissent réellement défaut, il ne sut pas se plier à la marche rapide de Bonaparte, le seconder avec la promptitude et la décision nécessaires pour défrayer et pourvoir l'armée.

Aussi, à maintes reprises, Bonaparte réclama-t-il un successeur à Lambert. « Si nous avions, écrivait-il, un ordonnateur habile, nous serions aussi bien qu'il est possible de l'imaginer^ », et, se répétant le surlendemain : « S'il était possible d'avoir un bon commissaire-ordonnateur, celui qui est ici serait boa en second;

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