Mss. A. 6. Gastiglionç
2. Gentili, né en 1751, mort en J 709. Volontaire sous Paoli, général de division en 1799.
254 ONAPARTE EN EGYPTE.
« mobiles; payez les gens indécia; la conquête faite, « envoyez le plus de monde possible à l'armée.
« Il faut maintenir deux départements.
« N'employez dans les places aucun corse.
« Le peuple corse est un peuple extrêmement dif- « ficile à connaître ; ayant l'imagination très vive, il « a les passions extrêmement vives. »
Les mesures répressives à l'égard des adversaires politiques de la veille sont tout aussi rigoureuses. Les Bonapartes ne se sont jamais montrés généreux envers leurs ennemis personnels.
« Vous accorderez, dit-il, un pardon général à tous « ceux qui n'ont été qu'égarés, mais vous ferez arrê- « ter et juger par une commission militaire les quatre « députés qui ont porté la couronne au roi d'Angle- (( terre, les membres du gouvernement et les me- « neurs de cette infâme trahison, entre autres les « citoyens Pozzo di Borgo, Bertholani, Péraldi, Ste- « fanopoli, Tartaroli, Palestrini, Filippi et les chefs de « bataillon qui seront convaincus d'avoir porté les « armes contre les troupes de la République *. »
Ces actes de sévérité n'étaient que le prélude d'autres du même genre. L'hiver se passa à ces représailles.
Au printemps de l'année 1797, la malheureuse Corse •pouvait être considérée comme pacifiée. Le moment était donc propice pour la reprise des projets de Bonaparte. Tout d'abord, il songea à l'occupation de l'île d'Elbe et de celle de Caprara. Le 26 mai^ il écrivait au Directoire : « La Corse est actuellement