‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799, d'après les documents inéditsChapitre 112 sur 185 · X. Cette colleciioa se composait de 34 volumes. Au retour · texte numérisé non relu

X. Cette colleciioa se composait de 34 volumes. Au retour

signet est demeuré au milieu des feuilles froissées comme un témoin muet d'une attention plusieurs fois renouvelée. Les Essais de Bacon, VInfluence des ^Passions de madame de Staël et les Vistons philosophiques de Mercier paraissent avoir été ses livres de prédilection.

« C'est une étrange passion, » pouvait-on lire à la page 28 et marquée, du tome !«' de l'ouvrage de Bacon, « que celle de vouloir dominer sur les autres « en perdant sa propre liberté. On ne monte point c( sans peine aux grandes dignités. On parvient par « le travail à de plus grands travaux, aux dignités « par les dignités.

« Il est difficile de se soutenir dans les grands em- « plois, on n'en est point privé sans essuyer une « chute, ou pour le moins une éclipse, qui est tou- « jours une chose triste. Cum non sis qui fueris, non « es cur velis vivere.

« On ne peut pas toujours se retirer quand on le « veut; souvent on ne le veut pas quand on le pour- « rait. La plupart des hommes ne peuvent souffrir « une vie privée, malgré la vieillesse et une mau- « vaise santé, qui demandent cependant l'ombre et

d*Égypte, la caisse qui la contenait resta à Marseille et fut conservée pendant nombre d'années à la bibliothèque de Marseille. Ce fut là qu'un ancien bibliothécaire de cette ville, M. Reboul, la retrouva intacte et fit les judicieuses observations qu'il a consignées dans une brochure intitulée : Cartons d'un ancien bibliothécaire.

La collection comprenait : Cours d'étude^ par CondillaCy t. !•', m, IV, V et VI. — Œuvres diverses d! Arnaud, 7 volumes. — Essais j par Baco7î, 2 vol. — De Vinfluence des passions^ par madame de Staël, t. II. — Les amours de Henri IV, t. II. — Zélie dans le désert, par mademoiselle D..,, 3 vol. — Les visions philosophiqueSf par Mercier,

« le repos. Ils ressemblent à ces vieux bourgeois qui « n'ayant pas la force de se promener dans la ville, « s'asseoient encore devant leur porte et se donnent « en spectacle, quoiqu'ils courent risque de se faire « moquer d'eux.

« Ceux qui sont dans les grands emplois ont besoin « de l'opinion des autres pour se trouver heureux ; « s'ils jugent par ce qu'ils sentent eux-mêmes, ils ne « trouveront pas qu'ils le soient. Mais s'ils font at- « tention à ce que les autres pensent et combien l'on n souhaite d'être à leur place, ils se trouveront heu- « reux par cette opinion d 'autrui et pendant qu'ils « sentent peut-être en eux-mêmes qu'ils ne le sont « pas; car ils sont les premiers à sentir leurs dou- « leurs, quoiqu'ils soient les derniers à sentir leurs « défauts. Les hommes aux grands pouvoirs ne se cou- « naissent pas ordinairement, parce qu'étant occupés et « distraits par les affaires, ils n'ont pas le temps de « penser aux soins que demandent le corps et l'esprit. »

Le passage suivant intitulé : sur P Ambition, de madame de Staël, semble également avoir fixé ses regards ^

« Il ne faut qu'ouvrir l'histoire pour connaître la « difficulté de maintenir les succès de l'ambition. Ils « ont pour ennemis la majorité des intérêts particu- « liers, qui tous demandent un nouveau tirage, « n'ayant point eu de lots dans ^le résultat actuel du « sort. Ils ont pour ennemis le hasard, qui a une « marche très régulière quand on le calcule dans un « certain espace de temps et avec une vaste applica- « tion ; le hasard qui ramène à peu près les mêmes

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