Mss. A
Ce 26 Tendémiaire an YIII (17 octobre 1799).
VittdUis, chargé d'une mission pour f Egypte, au Directoire exécutif.
Citoyens Dlrecleorf, « J'ai remis à Ex au Général Baonaparte la mission dont tous m'avies honoré et m'en suis revenu ici avec lui pour y recevoir vos ordres de nouveau si vous daignez m'en confier.
« Croyez bien, Citoyens Directeurs, que mon amour pour la République française me fera braver tous les dangers et que si vous jugez nécessaire mon départ de nouveau jo l'exécuterai avecla plus Ki^ande activité, avec de nouvelles dépêches. )
Salut et respect
ViTTALLif
Barras, la seconde de Sîeyès; toutes les deux avaient eu Talleyrand pou.r instigateur ou pour confident.
De Tune, Bonaparte n'avait eu connaissance que par les dépêches plus ou moins explicatives de ses frères et de Brueix; la seconde, il l'avait reçue en France. Les renseignements complémentaires lui avaient été fournis par son adversaire même de Saint-Jean d'Acre et d'Aboukir, le commodore Sidney Smith. C'est de bonne guerre. Un chef ennemi a intérêt à répandre les mauvaises nouvelles chez ses adversaires. Le prince Frédéric-Charles n'y a pas manqué devant Metz. Pour l'Égyptb, Bonaparte reconnaît l'exactitude du fait. « Je me procurai à l'issue de « plusieurs conférences diplomatiques les Gazettes « d'Angleterre jusqu'au 6 jutriy par lesquelles je fus « instruit des défaites de Jourdan en Allemagne et de « Schérer en Italie ^ «A Sainte-Hélène, il disait également : « De retour en Egypte, je reçus des nouvelles « par la voie de Tunis. Elles m'apprirent Tétat déplo- « rable de la France, l'avilissement du Directoire et « le succès de la coalition. »
Mais, en France, les partisans et les parents de Bonaparte ont-ils été prévenus du retour prochain du général de l'armée d'Orient? Le fait est indéniable. Le bâtiment parti d'Alexandrie, le 28 juillet 1799, aborda à Civita-Vecchia avant d'arriver à Ma' )eille. Les lettres confidentielles qu'il portait furent exp jdiées de suite en France. Elles parvinrent par conséquent à destination avant celles arrivées à Marseille, les 25 et 29 septembre. Dans ces sortes d'aventures, il en est comme pour les coups de bourse, le temps est tout.