‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799, d'après les documents inéditsChapitre 122 sur 185 · Lettre de Kléber à Menou, du 25 août · texte numérisé non relu

Lettre de Kléber à Menou, du 25 août

2. Comte de Menou (Jacques-François), fils de René-François de Menou, chevalier seigneur de Boussay, Genilly, Chambon et autres lieux, et de Louise-Marie-Charlotte de Menou, né le 3 septembre 1750 à Boussay (Indre-et-Loire). Volontaire au régiment des carabiniers du comte de Provence, le 1" janvier 1766; souslieutenant, 20 avril 1768; colonel, 16 novembre 1788; député, 5 mai 1789; commandant la 17« division à Paris, (12 août 1792- 8 septembre 1792); général de division, 15 mai 1793; commandant la 11* division, 20 mai 1795; destitué, le 5 octobre 1795; réformé, le 12 mai 1797 ; employé à l'armée d'Orient, 6 mai 1798; rentré en 1801; membre du tribunat, 17 mai 1802; gouverneur général de la Toscane, 1808; gouverneur de Venise, 1809; décédé l la villa Corneso, près Mestre, le 13 août 1810,

Accoudé au bastingage du Muiron^ suivant d*un œil inquiet le sillon d'écumes que traçait la proue de la frégate dans les flots de la Méditerranée, il était tout à ses méditations, tout à Tavenir. De l'armée d'Egypte, de ses compagnons des Pyramides et de Saint-Jean d^Acra, qu'il vouait à une mort certaine ou tout au moins à la captivité, il se préoccupait peu. Son regard plongeait dans Timmensitô et. cherchait au milieu des brumes du matin une réponse à ses secrètes aspirations. Que n'eût-il eu les lunettes du conquérant de llnde, de Misnar, de ce héros des contes de Mercier, il eût pu y lire, tracé en lettres de sang, ce surnom que lui donnera la postérité : celui d'un soldat heureux, mais peu scrupuleux ! d'un Bazaine qui a réussi I..^

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